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​ »Anjouan sous la botte de JUWA ne doit pas encore une fois défier la souveraineté nationale »

​Anjouan sous la botte de JUWA ne doit pas encore une fois défier la souveraineté nationale. C’est dangereux et C’est inadmissible ! 
Les relations diplomatiques se définissent comme des mécanismes de partenariat global et de reconnaissance entre des entités du droit international. Les Comores en est une et les îles composantes de cette entité ne peuvent l’être et  relèvent quant à elles de la législation nationale. Ces mécanismes évoluent et peuvent être renforcés par la coopération bilatérale mais il arrive aussi que ces relations soient suspendues voire rompues. Et c’est bien là, que la question dérange, car les Comores a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran suite aux graves événements contre l’Ambassade d’Arabie Saoudite à Téhéran, en janvier dernier. 
Nul ne doit prétendre pouvoir préserver une coopération technique sur le territoire national en dehors de toute existence de relations diplomatiques et ce même, en perdant le peu de scrupule qu’il leur reste pour répondre  à un  ego sans limite mais certainement aveuglé par le sentiment d’impunité d’autant que tout coopérant doit pouvoir se référer à son autorité nationale  à travers sa représentation dans son pays de résidence.  
Aucun Etat ne peut se développer uniquement  par la politique de la main tendue, d’autant que nous savons aussi que la main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit. 

L’intérêt supérieur de l’Etat s’en trouve affecté et aucune transigeance ne peut être concédée, l’intérêt se trouve  aussi là où se situent  les intérêts partagés avec les Etats amis ou de destin commun. Des raisons économiques  déterminent souvent le niveau des relations que les Etats entendent entretenir. Aucun élu quelqu’il soit ne peut s’arroger le droit de contracter avec des Etats étrangers. 


Entre  la France et l’Iran, c’est une histoire ancienne et il  y a eu certes Eurodif  en 1974. Mais depuis le retour de l’Ayatollah Khomeini en 1979, leur diplomatie  se limite à des relations  stratégiques et Alain Juppé répondant à la question de Jean Pierre Elkabbach au « Grand Rendez vous  » en date du 28/08/2016, a été plus explicite et avançait  des raisons pouvant ouvrir la possibilité de  contrôle du programme nucléaire iranien. 

Les échanges commerciaux internationaux se font sur la base de deux monnaies le dollar ou l’euro, hors nous savons aussi qu’aucune transaction avec l’Iran ne peut se réaliser avec la monnaie américaine. Les relations  avec Washington butent encore  notamment sur les sanctions  conséquentes aux  accusations sur les essais balistiques  ainsi que sur sa politique de déstabilisation  du Moyen Orient, même si on nous parle de détente,  leurs relations sont loin d’être normalisées. 
Aux Comores, dès lors que certains de nos concitoyens semblent vouloir oublier l’obligation indue à notre appartenance à la Ligue des Etats Arabes, les politiciens à l’ego surdimensionné  se tiennent prêts à tout pour s’offrir le sésame de l’immunité pour une impunité. Ils font preuve de manque fondamental du mode de fonctionnement de l’Etat, du sens de l’Etat et du respect de ses  institutions. Le territoire comorien ne doit pas servir de terre-plein pour une politique dépassant la dimension de son territoire, de ses ambitions et de ses moyens. 

Le chiisme introduit insidieusement aux Comores est un fait regrettable et son prosélytisme a encore un goût amère, elle a son coût quant à la cohésion nationale, mais l’utilisation du territoire national à des fins déstabilisatrices est encore flagrant et ses conséquences encore plus lourdes. 

Il n’est pas certain que les iraniens installés aux Comores ne le sachent pas et c’est aussi la raison pour laquelle Sambi a été poussé à  faire des siens toute honte bue pour se présenter aux derniers élections présidentielles qui revenaient pourtant à la Grande Comore. 
Le pavillon Comores ne doit plus continuer sa navigation incertaine et certainement dictée par des ambitions non avouables et préjudiciables à la nation. Les défiances au pouvoir en place sont d’autant plus dérangeantes qu’elles émanent de politiciens  supposés élus sous une étiquette apparentée au pouvoir, autrement dans l’opposition, ils  seraient dans leur droit. L’exécutif doit être renforcée et il n’est pas bicéphale. 

C’est la raison pour laquelle le Colonel Azali, Président des Comores doit se ressaisir de l’unique gouvernail et s’ériger en Amiral pour sortir les Comores des eaux troublées par ceux qui ont vendu leur âme au plus offrant mais jamais pour l’intérêt général. 
Le maintien de la coopération après la rupture des relations diplomatiques est contraire au droit international et en devient une violation du droit souverain de l’Etat comorien. Après  s’être vu notifiés  la non reconduction de leur autorisation de residence, les supposés coopérants devraient plier bagages comme il se doit. Aucun gouverneur de quelque île qu’elle soit ne peut et ne doit sans l’autorisation express de l’Etat de l’Union contracter des accords avec un autre Etat. C’est une question d’intégrité  nationale, d’autorité et de souveraineté, c’est aussi une question de constitutionnalité. 

Le jeu que joue le gouverneur d’Anjouan sous l’égide de son mentor « l’Ayatollah » de circonstance est doublement dangereux d’autant qu’il tire sur la corde de la fragilité sociale, pour faire germer la discorde et tout en surfant sur  le conflit d’intérêt, quand ce n’est pas pour s’assurer du démembrement de la nation et la fragilisation du pouvoir en place.
Par Thoueybat S O-HILALI

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