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A. A. Sambi : « Qu’il pleuve ou qu’il neige, je serai candidat »

A l’occasion du deuxième anniversaire du Juwa, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, président du parti et prétendant au trône de Beit Salam dont la candidature fait polémique, a réaffirmé sa décision de se porter candidat. L’ancien chef d’Etat sollicite les députés de son parti à demander l’organisation d’un congrès dans les meilleurs délais, cela afin de procéder à la modification de la Constitution.
Depuis l’annonce du Juwa de porter Ahmed Mohamed Sambi, candidat pour les élections présidentielles de 2016, le paysage politique du pays a pris une nouvelle tournure. Alors que beaucoup s’interrogent sur la recevabilité de cette candidature qui fait polémique, le candidat, président d’honneur du parti et ancien président des Comores, lève le doute et réaffirme sa position. « Qu’il pleuve ou qu’il neige, je serai candidat pour les présidentielles de 2016 », a déclaré Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, hier à Moroni alors que le parti+ célébrait ses deux ans d’existence.
Pour le candidat Sambi, aucun article de la Constitution ne lui interdit de se porter candidat. « Pour être candidat aux élections présidentielles, il suffit de remplir certaines conditions que je remplis déjà. Ou bien aujourd’hui, ils (ses adversaires, ndlr) veulent faire primer l’île au détriment de la Nation », a-t-il lancé devant une foule dense, réuni dans une résidence privée au sud de la capitale.
Ce théologien de formation a rappelé la requête soumise par son parti à la Cour constitutionnelle sur la question de la recevabilité de sa candidature et la décision de celle-ci, a été de se déclarer incompétente. Et lui de demander aux députés du parti Juwa de demander la convocation d’un congrès des élus dans les meilleurs délais, pour une révision de la Constitution.
« Pour modifier la Constitution, on doit organiser un référendum comme on l’a fait en 2009, mais le gouvernement actuel dira qu’il n’a pas les moyens de le faire. La seconde option consiste à convoquer un congrès des élus (députés et conseillers des îles), comme prévu dans la constitution. Et cela est faisable », a dit l’ancien raïs à l’endroit des députés du Juwa. « Nous sommes dans un pays démocratique et on veut à tout prix respecter la démocratie », a-t-il ajouté.
Pour rappel, le congrès est une prérogative partagée entre le président de la République et les députés. Pour le convoquer, les demandeurs doivent représenter 1/3 des députés. « Il n’y a pas de raison de ne pas le faire surtout qu’on a plus de 11 députés », a dit le député Mohamed Bacar Dossar. Les députés du Juwa et du PEC
comptent soumettre un projet de clarification de l’article 13 de la constitution. Pour clore la cérémonie, une marche pacifique a été entamée jusqu’au siège du parti.
Mohamed Youssouf

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