You are here: Home » RELIGION » A la mort de mon cher Fundi Mze Mouigni SIDI,

A la mort de mon cher Fundi Mze Mouigni SIDI,

Je propose
Un Soutien-Conseil Accompagnateur à sa famille

Pour Rappel,

MZE MOEGNI SIDI, était  parmi les piliers de l’enseignement primaires de l’Union de Comores.

Tout ce qui est sur terre passera, seul Dieu restera

إنا لله وإنا إليه راجعون revient à dire yekizungu que Nous venons tous de Dieu et vers lui nous retournerons. La mort chez le croyant (Muslim) est «Rahmatoun Mina Allah » une bénédiction d’Allah pour le mort. La mort est également un grand vide rempli de tristesse pour les proches qui restent sur terre. Ces derniers doivent s’occuper principalement de 4 choses essentielles selon la jurisprudence musulmane :

1) Laver le mort
2) L’habiller (le mettre dans le linceul)
3) Prier pour lui
4) Avant de le conduire à son dernier demeure

Ces proches, qui souffrent de sa mort, de cette séparation définitive et brutale, vont donc le conduire loin d’eux. Ils vont encore eux-mêmes le jeter (le glisser) dans un trou qu’ils ont pris le soin de creuser volontairement. Enfin, ces proches enterreront leur défunt dans un trou, tout juste à la taille du mort.Notre mort sera couché seulement d’un côté face au mur.

Je m’étonne : Quel paradoxe y-a-t-il dans le processus du mort et de ses proches vivants !
Et m’interroge : Plutôt quel enseignement nous donne la mort ?

Les uns, ceux qui ont une faiblesse dans leur croyance en Dieu, comme beaucoup chez nous, crieront fort, s’agiteront et éprouveront un grand sentiment de désespoir pour le reste de leur vie. Leur attitude les conduira jusqu’au point d’associer Allah à autre chose, à un degré où ils arracheront à Allah sa divinité et ne lui accorderont rien de ses propres prérogatives exclusives telles que : créer la matière initialement, pour la faire disparaitre plus tard, à jamais. Ce que nous oublions souvent à la mortd’un proche, est que cette mort qui nous endeuille et qui nous met dans tous ces états, ne fait qu’annoncer notre propre prochaine mort personnelle. Quand ? Allah seul sait ! الله أعلم.

Les autres, ceux dont la croyance en Dieu est stable peineront, souffriront, pleureront beaucoup et seront très affectés par ce départ sans prévoyance, sans information, de ce proche tant attachant et qui se détache de nous à jamais. Leur foi les dirigera nécessairement vers la pensée à leur prochaine mort. Ils ne le sauront jamais ! Quand ?الله أعلم بذلك .
Ils s’en tiendront à la démarche prônée par Mohamed Ben Abdallah, prophète et messager d’Allah.

La vie de notre mort

Pour beaucoup, la vie après la mort est inexistante ou pas concevable, d’où la question que je nous pose : Y-a-t-il une 2ème vie après celle de la terre que nous chérissons tant ?
Pour répondre à cette question, j’emprunterai la parole de Mohamed Ben Abdallah, prophète et messager ; Que dit le dernier des prophètes et messagers à propos du mort et de la vie après celle de la terre ? Mohamed le prophète messager dit : « Lorsque l’être humain meurt, toutes ses œuvres s’arrêtent, exceptées trois :

1) Un enfant bon qui prie en  faveur de son parent
2) Un don continu
3) Un enseignement profitable

Pour le croyant (Muslim), il comprendra de cette parole prophétique qu’une vie après celle de la terre existe bel et bien. Celle-là est perpétuelle, ne ressemblant pas à celle que nous connaissons déjà ici, elle sera l’extension de celle que nous avons forgée dans ce monde. Mais qu’elle ne peut avoir de bon sens, en tout cas, pour notre proche mort et dont toutes les œuvres ont étés suspendues, exceptées si de son vivant, il avait pensé à investir sur (dans) ces trois volets principaux de l’économie durable de la tombe. La tombe n’est – elle pas une zone de transit qui connecte entre la vie terrestre éphémère et celle qui dure et s’éternise ?

En conclusion, je continue à nous interroger :

A quoi servent les festivités des morts dans nos coutumes et traditions ? Ma réponse sera simple : si coutumes et traditions se marient avec jurisprudence musulmane, le musulman est en étroite symbiose avec les concepts de base de sa croyance, au contraire, il aura créé de sa propre pensée une démarche autre que celle stipulée dans la parole de Mohamed Ben Abdallah, paix et bénédiction d’Allah sur lui.

Pour finir, Fundi Mze Mouigni SIDI peut continuer à bénéficier d’une vie heureuse dans sa tombe, car il a très bien investi dans le 1er volet principal de l’économie durable de la tombe. Nam Kaye Hashiri !

Ahmed SOUDJAY SIMBA

ahmed soudjay

Cet article A la mort de mon cher Fundi Mze Mouigni SIDI, est apparu en premier sur VIDÉOS-INFOS-FOUMBOUNI.

Powered by Comores infos