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À la Réunion, 5 Comoriens contre Hamada Madi Boléro

À la Réunion, 5 Comoriens contre Hamada Madi Boléro

5 Comoriens avec leur pancarte contre la désignation de l’ennemi

Par ARM

     Le Maréchalissime. On retrouve le Maréchalissime dans Une peine à vivre, le roman de l’Algérien Rachid Mimouni (1945-1995). Le Maréchalissime est un dictateur d’une extrême violence qui finira devant un peloton d’exécution pour être fusillé, voyant défiler toute sa vie devant lui avant de passer l’arme à gauche. En même temps, dans ce livre, on voit défiler dans la rue un homme seul avec une pancarte sur laquelle il est inscrit «Vive le Maréchalissime». La Police l’arrêta parce qu’elle voulait savoir pourquoi cet homme défilait dans la rue avant la fête officielle. L’homme expliqua qu’il défilait seul parce qu’il aimait tellement le Maréchalissime, son chef d’État, qu’il n’avait pas besoin d’un jour spécial pour crier «Vive le Maréchalissime», histoire de lui témoigner son amour indéfectible et sa fidélité. Seulement, la Police trouvera une argumentation lugubre pour le coincer définitivement: en défilant seul, cet homme donne l’impression que le Maréchalissime n’est aimé que par une seule personne, celle qui défile seule avec sa fameuse pancarte dans la rue. Verdict: l’homme à la pancarte est condamné à la peine de mort pour avoir défilé seul et en donnant l’impression que dans tout un pays, une seule personne aime le Maréchalissime!

     Pourquoi parler de ce pauvre homme au destin définitivement tragique? Il faut en parler parce qu’aujourd’hui, il se trouve des Comoriens qui défilent seuls devant les édifices publics avec des pancartes. Ils ont été vus sur l’île de la Réunion ce vendredi 26 février 2016, jour de désignation par acclamation de Hamada Madi Boléro au Secrétariat général de la Commission de l’océan Indien (COI). Cinq Comoriens sur une île où en vivent des dizaines de milliers. Ça fait tout de même rabougri. Toujours est-il que 5 Comoriens munis d’une pancarte sont allés tenter de s’opposer à la désignation de Hamada Madi Boléro au secrétariat général de la COI. D’accord, mais des Comoriens qui manifestent sur l’île de la Réunion doivent bien avoir une raison valable, non? Eh bien, ces chères personnes avaient bien une raison, ou du moins croyaient-elles en avoir: Hamada Madi Boléro ne devait pas être élu au secrétariat général de la COI parce qu’il aurait organisé «une fraude électorale» le dimanche 21 février 2016 aux Comores!!! La belle affaire…

     Ces 5 personnes à la pancarte se trompent sur toute la ligne. D’abord, Hamada Madi Boléro n’allait pas être élu mais désigné par acclamation, puisque sa candidature ne soulevait aucun problème sauf pour les crypto-sambistes et pour d’autres aigris et grincheux. Il est vrai que les coups bas n’avaient pas manqué, mais l’homme de Mohéli a su et pu triompher de tous ses ennemis, qui se font photographier aujourd’hui à ses côtés et aux côtés de personnalités étrangères à la Réunion. Ensuite, Hamada Madi Boléro n’est impliqué dans aucune manœuvre de fraude électorale aux Comores, lui qui n’est plus Directeur du Cabinet du Président chargé de la Défense. Enfin, il n’y a pas eu de fraude électorale aux Comores dans le cadre du premier tour de l’élection présidentielle de 2016, ce dimanche 21 février, et il n’y en aura pas le 10 avril 2016, lors du second tour du scrutin présidentiel. Ce que disent les candidats battus, aigris et haineux ne regarde qu’eux, et ils peuvent continuer à raconter des bêtises dans la rue et dans les salons de leurs maisons. Comment peut-on empêcher un homme aigri et au cœur détruit par la haine et la détestation de dire des bêtises trempées dans l’ignorance crasse?

     Il est vrai qu’on aime détester Hamada Madi Boléro, mais des fois, on gagne en faisant preuve d’une certaine dignité au lieu de se comporter en moujik noyé dans le «trémbo». La haine vouée à Hamada Madi Boléro est tellement pathétique que la bêtise commise à la Réunion par les 5 hommes à la pancarte est la stupidité de trop. Et puis, si ces gens-là avaient pu mobiliser plus de monde pour avoir une centaine de contestataires, ils auraient paru plus crédibles. Mais, 5 hurluberlus qui défilent avec une pancarte, ça fait tout juste pitié. La chose est d’autant plus évidente que Hamada Madi Boléro a reçu de Vitry-sur-Seine (région parisienne) un message de l’un de ses amis lui demandant si ses ennemis vont le poursuivre de leur haine d’anthologie même quand il sera Secrétariat général de la COI, loin des Comores. Naturellement, oui. On sait que parmi les grandes personnalités ayant pris position pour dire que le premier tour de l’élection présidentielle comorienne s’est déroulé dans de bonnes conditions démocratiques, il y a le Mauricien Jean-Claude de l’Estrac, l’actuel secrétaire général de la COI, auquel doit succéder Hamada Madi Boléro. Donc, à partir de juillet 2016, dès que certains se mettront à faire des bêtises aux Comores, Hamada Madi Boléro, nouveau Secrétaire général de la COI, leur enverra un émissaire ou interviendra lui-même pour leur dire d’arrêter de dire et de faire des bêtises. Et lors des élections du président de la République et des Gouverneurs des îles en 2021, Hamada Madi Boléro, en fin de mandat, aura son mot à dire, le dira, et sera applaudi par les Comoriens aimant sincèrement leur pays. Que cela se sache dès à présent!

     Donc, ceux qui souhaitent le voir disparaître de la scène politique nationale doivent faire vraiment attention parce qu’ils n’ont pas fini de voir en forme olympique l’homme qu’il aime détester par pure haine et par jalousie. Lui-même quand on lui parle du scrutin présidentiel de 2016, il dit qu’il n’en est pas concerné: «En tant que Mohélien, c’est une affaire qui ne me regarde pas. Je me contenterai d’aller voter à Mohéli quand viendra le deuxième tour du scrutin. Pour le reste, je ne suis pas concerné. Depuis ma nomination au Cabinet du Président de la République, personne n’a pu remettre en cause ma neutralité et mon objectivité. Je n’ai jamais fait une déclaration publique ou pris une position pour une formation partisane ou contre une autre. On a le sens de l’État ou on ne l’a pas. On m’accuse d’avoir préparé l’échec électoral d’un candidat alors que cet échec était inévitable et alors que ce sont des choses qui ne m’intéressent pas. Ça ne m’intéresse pas du tout. Je n’ai pas à me mêler de ces choses-là. Mais, si on veut parler de moi, qu’on ne s’en prive pas. Si ça continue, on finira par dire que je cherche à rencontrer Dieu tout en restant vivant. Oui, on finira par dire que je cherche à rencontrer Dieu pour faire des magouilles avec lui».

     En attendant, Hamada Madi Boléro a été vu ce samedi 27 février 2016 à Antananarivo, sur la route des Comores, après avoir triomphé des Ahamada Ahamadi et autre Abodo Soeuf, qui avaient tout fait pour lui barrer de la COI. Mais, en homme qui en vu d’autres, notamment les crypto-sambistes les plus haineux et les plus aigris, Hamada Madi Boléro n’est pas homme à pleurer sur du lait qu’on avait voulu verser sur le feu. Il est en route vers un poste où ses ennemis ne voulaient pas le vouloir. C’est le destin…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 27 février 2016.

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