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Abdallah Agwa et Oubeidi Mchangama Athoumane

Abdallah Agwa et Oubeidi Mchangama Athoumane

Ils sont emprisonnés arbitrairement, et risquent la mort

Par ARM

     Le dictateur guinéen Ahmed Sékou Touré, mort le 26 mars 1984, peut enfin, se reposer dans ses deux tombes. L’homme qui avait l’habitude de faire mourir de faim («diète noire») ses adversaires politiques réels ou supposés, a trouvé un successeur digne de lui en inhumanité, cruauté et sadisme. Ce successeur n’est autre que le mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». En effet, le dictateur fou de Mitsoudjé ne s’est pas contenté d’emprisonner en toute illégalité et de placer en résidence surveillée dans l’illicéité certains de ses adversaires politiques les plus connus; il a également embastillé les célèbres journalistes Abdallah Agwa et Oubeidi Mchangama Athoumane, chouchous des Comoriens aimant leur pays.

Les deux journalistes n’ont commis aucun crime. Ils ont tout juste fait usage de leur talent oratoire inouï pour informer sur ce qui se passe aux Comores. Or, informer n’a jamais été un crime. Personne n’a pu les accuser un jour de diffamation ou de désinformation. Les deux journalistes ont été arrêtés arbitrairement et jetés en prison sans être présentés à un juge. En Droit, il s’agit tout simplement d’un enlèvement et d’une séquestration, et ce sont des crimes sévèrement punis par la Loi de tous les pays du monde.

Abdallah Agwa est menacé de mort en prison par le pouvoir en place. Oubeidi Mchangama Athoumane est gravement malade et ne reçoit aucun traitement en prison, risquant donc la mort en prison. Ce mardi 12 mars 2019, cinq candidats à la mascarade électorale en cours et d’autres personnes se sont réunis à Moroni et ont demandé leur libération. Que certains journalistes de la place refusent de prendre part à cette manifestation de soutien à deux journalistes en danger n’est pas un fait qui doit nous étonner. En réalité, il s’agit de jalousie professionnelle, Abdallah Agwa et Oubeidi Mchangama Athoumane étant plus connus, plus respectés et plus suivis que les grognons et aigris de «l’élite journalistique et médiatique» de Moroni, chantres des fautes de français et du journalisme de la culotte baissée.

Au cours de cette manifestation de soutien, la journaliste Faïza Soulé Youssouf, grande combattante de la liberté et de la liberté de la presse, mondialement reconnue, a résumé la situation en signalant que la place d’un journaliste, surtout quand il est gravement malade, n’est jamais en prison. Naturellement, elle a raison, et un jour, quand sera enfin tombée la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé, chacun devra faire son introspection du fait de sa lâcheté, et expliquer au peuple comorien pourquoi il s’était tu alors que la patrie était en grave danger de mort.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 13 mars 2019.

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