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Abdallah Gamil, poursuivi pour coups et blessures

Abdallah Gamil, poursuivi pour coups et blessures

Il est poursuivi en France pour folle violence conjugale

Par ARM

     La scène, d’une fanfaronnade extrême et d’une vantardise infantile, avait eu lieu au Camp militaire de Kandani, peu de jours après l’investiture d’Ikililou Dhoinine en tant que Président de la République, le 26 mai 2011. Le nouveau chef d’État devait s’adresser aux soldats à Kandani. Auparavant, le public, exclusivement composé de Comoriens, parlant tous comorien, en dehors de tout étranger, eut droit à trois discours du «Colonel» Abdallah Gamil, alors chef d’État-major de l’Armée: un discours en anglais, un autre discours en français et un dernier discours, enfin, en comorien. Bien de prostates crièrent «Au secours!», mais l’homme du front de mer de Moroni et aux nerfs fragiles, voire fragilisés par les beuveries et les saloperies psychotropes, n’en avait cure. «Comoricain» jusqu’au bout des ongles, il baragouinait poussivement des langues étrangères que personne ne comprenait, et il voulait que le monde entier connaisse ses «prédispositions naturelles» aux langues française et anglaise. Ce jour-là, le Tout-Moroni s’interrogeait sur la santé mentale du garçon incontrôlable de la Corniche de Moroni, où sa belle hacienda se passe de toute discrétion.

Ses criminelles menaces de mort sur le Général Salimou Mohamed Amiri sont restées dans la mémoire collective et dans les mémoires individuelles. Il est comme ça, Abdallah Gamil: quand il déteste quelqu’un, il le lui dit ouvertement, le lui prouve par des actes concrets, et cela se retourne toujours contre lui. Ses coups de sang sont horribles et horrifiants.

Quand, en octobre 2012, il est remplacé à la tête de l’Armée comorienne par Monsieur Bac moins quatre, le «Colonel» Youssoufa Idjihadi dit «Youssoufa Mfamanga» («Youssoufa-poisson-séché», du nom de son ancien métier: vendeur de poisson séché), il devient encore plus tonique, acide et amer. Pourtant, quand il dirigeait l’Armée comorienne, une délégation militaire du pays se rendit dans ce pays d’Afrique. On lui demanda le nom du chef d’État-major de l’Armée nationale de Développement (AND). Elle signala qu’il s’agissait bel et bien d’Abdallah Gamil. Comme il était formé dans ce pays, sa fiche jaune a été exhumée, et les officiers étrangers en train de la lire donnaient l’impression de mâcher du gravier arrosé de piment. Le verdict tomba comme un couperet: nullissime!

Au début de la deuxième kleptocratie anticonstitutionnelle et ignominieuse du «pouvoiriste» polygame Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger», Abdallah Gamil avait cru que l’espoir allait renaître: il était membre d’une délégation reçue à l’étranger. Mais, très rapidement, ses espoirs de renaissance s’effondrèrent. Toujours amer, acide et tonique, il retomba dans le désespoir le plus profond, et trouva un nouveau dada: violences conjugales. Si ces choses-là passent dans la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé, elles sont strictement interdites en France. Or, c’est en France qu’il est parti tabasser à mort sa Madame. Du coup, celle-ci porta plainte pour coups et blessures, et dans la foulée, demanda le divorce. Imaginez le scandale: un ancien chef d’État-major d’une Armée étrangère se livrant à de la violence conjugale en France. Ce n’est pas beau. Ce n’est pas bien.

Le garçon fou de la Corniche de Moroni se terre actuellement au Mans, noyant piteusement son chagrin dans l’alcool, marqué à vie par la honte, le rejet, les menottes qu’on lui a passées pour l’amener au Commissariat, la condamnation, l’impossibilité de retourner aux Comores de sitôt, la procédure de divorce lancée par son épouse… Oui, ce n’est pas joli, et c’est ce dernier point le tue. Il n’arrête pas de dépêcher des émissaires pour une réconciliation impossible avec son épouse, qui ne veut même pas en entendre parler. Face au refus de celle-ci, la famille d’Abdallah Gamil l’abreuve d’injures sur les réseaux antisociaux et par personnes interposées. Même Ahmed Ali Amir (frère de l’épouse d’Abdallah Gamil) a réagi sur les réseaux sociaux, disant qu’il ne peut se rabaisser à leur niveau et répondre à ces insultes et médisances. Voilà où nous en sommes.

L’origine de l’affaire? La femme d’Abdallah Gamil en avait assez d’être trompée et de voir son mari se saouler la gueule à longueur de journée. Elle l’a quitté et partit en France. Fâché, le garçon fou de la Corniche de Moroni se rendit en France et a gravement battu son épouse quand celle-ci a refusé de le suivre aux Comores. La dame porta plainte, avec un certificat médical à l’appui. La Police est donc partie arrêter le voyou, menottes aux poignets. Après jugement et quelques jours de garde à vue (d’autres parlent de détention provisoire en prison), il a écopé de 5 mois de prison avec sursis. C’est alors qu’il est parti se terrer au Mans, fuyant les regards et les moqueries de ceux qui l’ont vu menotté et (mal) traité comme il se doit au Commissariat. On dit qu’il n’osera plus aller aux Comores, où beaucoup se moquent de lui et le surnomment déjà «le prisonnier».

Plus grave encore, il est fini professionnellement. Il voulait être nommé Attaché militaire à l’Ambassade des Comores à Paris, mais la France ne voudra jamais d’un voyou qu’elle a elle-même condamné sur son propre territoire, et dont le casier judiciaire est entaché.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 10 mai 2018.

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