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Abdou Soefou et Midhoir Sagaf: la CRC ou un parti neuf

Abdou Soefou et Midhoir Sagaf: la CRC ou un parti neuf

Le sort du RADHI ne saurait être fixé par deux voix isolées

Par ARM

     Chaque année, au cours du mercato, des joueurs de football quittent leurs clubs respectifs pour de nouveaux horizons footballistiques. Quand le 30 juin 2016, Zlatan Ibrahimovic annonça on départ du PSG, on ne l’a pas vu mener une fronde pour tenter de ramener avec lui Thiago Silva, Thiago Motta et d’autres joueurs du PSG vers son nouveau club. Il voulait aller ailleurs, il est allé ailleurs, seul, sans chercher à casser le PSG, sans chercher à dire que d’autres joueurs devaient le suivre.

Aujourd’hui, il est deux acteurs politiques comoriens qui devaient tirer des leçons du départ des joueurs de football d’un club et comprendre que quand on décide de partir, on part seul, sans chercher à créer le chaos derrière soi. Ces acteurs politiques sont Abdou Soefou et Midhoir Sagaf, qui ont été aux côtés de Houmed Msaïdié (Photo) lors de la création du RADHI le 24 mai 2014. Au moment où les deux hommes ont décidé de partir auprès du «concubinocrate» Azali Assoumani, ils ont commis la grande erreur de comprendre qu’ils avaient deux solutions et seulement deux solutions: d’une part, réintégrer la CRC de leur copain dictateur ou créer un nouveau parti politique, mais loin du RADHI, qui a décidé de rester éloigné du «ventriote» Azali Assoumani. De toute manière, on ne comprendra jamais les raisons qui poussent des personnes en nette minorité qui disent militer pour la démocratie tout en voulant imposer leurs vues à une écrasante majorité.

Naturellement, on comprend la colère des membres du RADHI qui demandent l’exclusion des deux hommes du «saigneur» Azali Assoumani de leur parti politique. Comment peut-on avoir une formation partisane si chaque membre veut faire prévaloir ses intérêts de personne physique au détriment d’un idéal commun? Rien n’empêche les deux hommes du «pouvoiriste» polygame au sein du RADHI d’aller créer leur parti politique, très loin du RADHI. Rien! Rien n’empêche les deux personnes de redevenir membres de la CRC. Nous l’avons vu en avril-mai 2016, quand les démarches solitaires d’Ahmed Sambi envers le putschiste Azali Assoumani a conduit à l’implosion de son Parti Bidoche. Pour autant, chaque personne qui désapprouvait les méthodes staliniennes du propriétaire du Parti Bidoche s’en allait seul, sans chercher à entraîner le parti politique moribond dans un sens ou dans un autre.

En tout état de cause, Abdou Soefou et Midhoir Sagaf ne mesurent pas l’étendue des dégâts causés par leur attitude: ils se discréditent et font discréditer toute la classe politique comorienne. À travers leur démarche, les Comoriens ne voient qu’une seule chose: des feuilles de tournesol qui tournent pour suivre la direction du soleil. C’est de l’opportunisme dans son sens le plus répulsif et le plus méprisable. De tels acteurs politiques ne défendent aucun idéal, mais se contentent de chercher à être aux côtés de celui qui a le pouvoir. Kiki accuse ce genre de personnes d’être des «lèche-bottistes» faisant du «lèche-bottisme».

Cela est d’autant plus regrettable qu’à ce jour, la plupart des acteurs politiques comoriens répugnent à s’installer dans l’opposition pendant 5 ans, trouvant le temps trop long. Or, ils auraient dû penser à ces blogueurs qui se savent en danger de mort dans leur propre pays tant que le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani règne en maître absolu à Beït-Salam, et qui continuent leur combat. Ils auraient dû penser à ces aînés de l’ancien Parti Blanc et de l’ancien Parti Vert, qui n’ont jamais fait de transhumance politique, à une époque où les trahisons politiques étaient pourtant monnaie courante. Ils auraient dû mener une réflexion sur le mépris qu’ils suscitent en dénigrant les dirigeants de leur propre parti dans l’unique but de faire des yeux de merlan frit à un usurpateur aux mains rouges du sang de ses victimes. Ces gens-là tuent la politique et la démocratie aux Comores. Ils suscitent trop de dégoût et poussent bien de Comoriens à tourner le dos à la politique à cause de l’attitude méprisable des acteurs politiques sans la moindre conviction en dehors de l’argent et des postes à occuper.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 25 janvier 2017.

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