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Aéroport Prince Said Ibrahim des des Comores : Les tribulations d’un directeur devenu l’ange de la mort

    Aéroport Prince Said Ibrahim des des Comores : Les tribulations d’un directeur devenu l’ange de la mort
 
«Dis moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es.» Aux îles de la Lune, tout le monde le sait! Tous ceux qui ont des rapports, de loin ou de près, avec le régime d’Azali, finissent toujours par lui ressembler. Connu par les multiples actes de violation des droits humains et le non respect de l’état de droit, le régime d’Azali écrase au quotidien les plus faibles. Et pour cause, tous les apparatchiks ont le pouvoir de vie ou de mort sur les habitants. 
 
C’est l’histoire de M. Said Hatub, un jeune de Hahaya qui a été directeur adjoint de l’organisme aéroportuaire pendant 2 ans, jusqu’en 2008 où il a démissionné pour devenir un simple agent , douanier dans la même société. 
 
Durant ces années, plusieurs personnes se sont succédées au poste du directeur général. Il faut dire que ce vaillant garçon était à la fois au four et moulin pour défendre les acquis et les intérêts généraux de l’institution. Sauf que depuis 2016, il se heurtait au mur du Directeur Général actuel qui se prend pour un prince couronné par le monarque Azali. À chaque moment, Said Hatub devait se battre pour avoir ses droits.
 
Licenciement abusif, 
 
Cet employé model, connu pour son engagement pour la défense des intérêts de ses collègues, a été licencié il y a 8 mois de cela, accusant aussi de 8 mois d’arriérés de salaire. Sachant que c’est un père de famille de 3 enfants. Et pourtant cette situation familiale n’a aucune fois gêné le DG d’accentuer la misère sociale. Au contraire, il va lui infliger une sanction humiliante et bouleversante. Durant ces 8 mois d’arrièrées de salaires, tous les salariés de la société percevaient régulièrement leurs soldes, sauf Said Hatub qui était visiblement un cas unique.  Le pire ce qu’il se présentait au guichet à chaque fin de mois comme ses collègues, mais malheureusement , il était le seul à ne pas toucher son salaire.
 
Autre décision punitive, une fois la femme de Said Hatub était tombée gravement malade et sa situation nécessitait une évacuation sanitaire  d’urgence vers la Tanzanie. Le médecin traitant a signé une attestation lui autorisant à accompagner sa femme vers la Tanzanie. Car en ces circonstances dramatiques, sa présence au coté de sa jeune femme est plus que nécessaire, mais malheureusement le DG a refusé de lui signer un congé sanitaire justifié avec document à l’appui, sous peine d’être viré.
Dans cet état de désordre, l’ancien gouverneur Said Hassane  Said Hachim a été de sa sagesse en déclarant hier cette parole sage qui mérite la méditation, il y a quelques jours: « Dans notre pays aujourd’hui, ceux qui ont le pouvoir peuvent tuer leurs frères et ceux qui ont de l’argent font ce qu’ils veulent ». Dans cette parole de sagesse, on comprend ce que cela sous-entend ; personne ne craint dieu, ni n’existe en lui une part d’humanité dans ce pays. Et plus particulièrement les dirigeants. Nous sommes plongés dans le désordre total.
 
Mais comment comprendre qu’un employé se lève tous les matins pour se rendre à son travail et que son directeur décide de ne pas lui versé son salaire sous-prétexte qu’il ne l’aime pas ?
Comment comprendre qu’aucune enquête n’a été ouverte pour faire la lumière sur l’assassinat de GAZON, le capitaine Fessoil, Moutu et les autres ? Comment se fait-il que des assassins comme Mafoura et Mowo wambwa se palades libres dans le pays?
 
A suivre car l’affaire aux multiples ramifications est au tribunal.
Ali Mhadjou Djoumbe

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