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Affaire Erdine, le parti Juwa doit être sanctionné pour faux et usage de faux

Affaire Erdine, le parti Juwa doit être sanctionné pour faux et usage de faux
 

Dans sa rhétorique du 7 avril pour défendre les intérêts de son parti Juwa, SAMBI, le président d’honneur a abordé deux points qui ont attiré mon intention :
– Le premier, il clame que « notre pays est encore une fois en grand deuil ». Il poursuit : notre pays, l’Assemblée et le Conseil de l’île d’Anjouan sont déshonorés. Le motif est que le parti Juwa a échoué dans ses manœuvres à introduire ses trois conseillers de l’île à l’Assemblée lors de l’ouverture de la session d’avril.
 
– Le deuxième, SAMBI parle d’un deuil et d’un déshonneur, car des votes partiels ne sont pas tenus à Adda  suite à la déchéance du Conseiller et Député de Juwa, du nom Erdine, qui a usurpé son identité pour se présenter aux législatives.
 
Je réponds à SAMBI et à ses fidèles que le grand deuil et le déshonneur du pays et de ses institutions est sans doute celui du parti Juwa qui a vu son Député et Conseiller déchu de l’Assemblée pour un délit de faux et usage de faux. Le parti Juwa a de ce fait humilié la nation comorienne et ses institutions. Il a cautionné et financé la candidature d’Erdine tout en sachant qu’il a usurpé sa propre identité pour se présenter aux législatives et siéger à l’Assemblée Nationale. Pourquoi SAMBI n’a pas eu le courage de condamner ces actes malhonnêtes qui font honte à notre pays ? Les Comoriens ne sont pas dupes.
 
Il est du droit que  SAMBI réclame la reprise des élections partielles dans la circonscription d’Adda d’où est originaire le Conseiller usurpateur. Mais il doit se mettre en tête que les financements doivent provenir du parti Juwa et non pas du contribuable comorien, victime de cette usurpation. Le parti Juwa dont est issu le Conseiller usurpateur doit être sanctionné par la loi. Ce même parti doit être saisi pour rembourser l’argent du contribuable dépensé dans l’enveloppe budgétaire ayant servi à organiser les élections dans la circonscription de Adda. Erdine et son parti doivent être également poursuivis pour rembourser les salaires perçus ainsi que toutes les dépenses occasionnées par l’Etat en sa faveur depuis son entrée en fonction en 2015 jusqu’au jour de son éviction. C’est par cette voie que la nation  et les institutions comoriennes sortiront du deuil et du déshonneur que SAMBI évoque dans sa rhétorique du 7 avril 2017.
Idrisse Ahmed

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