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AFRAITANE Ben Said Aboubacar, ancien Conseiller à la Cour suprême: « Nous devons avoir une vision globale de notre pays. «

 


Cheikh AFRAITANE Ben Said Aboubacar ( crédit photo: Soilihi Kays)

Après le Docteur Halidi Boudra, nous vous livrons aujourd’hui une interview-portrait de Monsieur AFRAITANE Ben Said Aboubacar, ancien instituteur et ancien Conseiller à la Cour Suprême (1978-1994). Il est également Cheikh du Twarika Shadhuliya dans sa ville de Ouani. Après une longue carrière (1951-1994) au service de  la nation, le natif de Ouani prend 1994. Depuis, il vit paisiblement auprès des siens. Comme celui du Docteur Boudra, il y a trois jours, cet entretien  a été initialement publié dans Albalad en 2008.

■ Où et comment avez vous commence votre carrière ?

J’ai commencé comme instituteur en mai 1951 à Singani ( Grande-Comore).

■Etes vous vraiment satisfait de tous ce que vous avez accompli jusque la ?

Oui, je suis très satisfait.

■Ce que vous jugez plus important dans votre carrière ?

Tout ce que j’ai fait est très important. J’ai participé à la création de plusieurs écoles à Anjouan.

■La grande leçon de votre expérience professionnelle ?

Pour aimer son pays, il faut le connaitre d’abord. On doit aussi éviter toute idée de sectarisme.

■Y a t il une cause particulière pour laquelle vous militiez ?

Oui, le developpement infrastructurel (écoles et routes…) de notre pays, notamment à Anjouan.

■Quelle est votre philosophie du succès ?

Toujours vivre en harmonie avec son environnement.

■ La chance a t-elle joué dans votre succès ?

Non, en politique c’est surtout vos actions qui comptent et non la chance.

■Un échec ? Lequel ?

Non

■ Que retiendra votre pays  de vous?

Tous les élèves que j’ai formés. Et aussi toutes les réalisations que j’ai effectuées à travers mes mandats politiques.

■Si vous pourriez revenir en arrière, quel détail de votre vie effaceriez vous ou modifierez vous ?

Je n’aurai rien à modifier. Je ne regrette rien de tous ce que j’ai fait jusque là.

■Quel est l’incident que vous n’oublierez jamais ?

Je n’en ai pas

■ Un commentaire sur nos institutions actuelles…

Nous sommes un pays pauvre. Nous ne pouvons pas nous permettre ces énormes dépenses. Quatre présidents, quatre assemblées  et autant de gouvernements. Nous devons avoir une vision globale de notre pays.

Quel rêve n’avez vous pas encore réaliser ?

Je n’en ai pas

Le 06 juillet dernier, vous étiez élevé au grade de chevalier de l’ordre du croissant vert des Comores. Que vous inspire une telle distinction ?

Ceux qui ont préparé cela apparemment ne maîtrisent pas bien les règles de l’art. Je suis déjà officier de l’ordre du croissant vert des Comores et aussi de l’étoile d’Anjouan, alors que là, il s’agissait de chevalier de l’ordre du croissant vert, c’est à dire plus petit que les deux premiers !

Votre rôle de le developpement socio-économique de votre ville ?

Je suis président du comité des sages de la Meck Ouani et aussi Cheikh du Twarika Shadhuliya.

Qui voudrez vous gifler ?

Personne

Qui remerciez vous ?

Mes enfants

A qui offrirez-vous une rose ?

Ce n’est pas dans nos coutumes

Qui vous fait pleurer ?

Personne, pour le moment

Qui vous fait rire ?

Mes petits enfants

A qui demandez vous pardon ?

Personne

Votre devise ?

Ma devise est celle de la nation

Qu est ce qui vous fait peur ?

Rien

Une personnalité dont vous jugez historique?

Said Mohamed Cheikh, Ahmed Abdallah, Prince Said Ibrahim et Mohamed Ahmed sont tous des personnalités historiques pour moi.

Un objet personnel dont vous ne pouvez pas vous passez ?

Rien

 

Son parcours professionnel

1949, il obtient son certificat d’études du second degré. Alors que ses profs lui orientent dans la section médecine, il préfère intégrer l’école normale pour devenir instituteur.

« C’était ma vocation depuis mon enfance », nous a-t-il indiqué.

En 1950, il obtient son certificat d’aptitude à l’enseignement (CAE)

1951, il est nommé instituteur et affecté à Singani en Grande-Comore où il était le seul instituteur.

1957-1958,  il est affecté à Fomboni, Mohéli

1958-1959, il est affecte à Ouani, Anjouan

1962-1975, il est élu député des Comores

Il deviendra ensuite directeur de l’école de Ouani.

1978 1994, il est Conseiller à la Cour suprême

1994, il part à la retraite

 

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