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Agression à Paris du conseiller du président I Houmed M’saidie dénonce «un acte lâche»

«Un acte qui va totalement à l’encontre de notre éducation», selon le porte-parole du gouvernement. Il s’agit de la deuxième agression contre ce conseiller du président Azali Assoumani après celle de 2019 dans ce même aéroport.

Le ministre de l’Economie, Houmed M’saidie, a invité la presse hier, lundi 17 mai, dans sa salle de conférence pour revenir sur «l’incident malheureux» qui a eu lieu, dimanche 16 mai, à l’aéroport de Roissy Paris Charles de Gaulle. Le conseiller du président de la République, Saïd Ali Saïd Ahmed, a été enfariné à sa sortie du terminal. Il a été hué par un groupe d’individus composé d’hommes et de femmes, se présentant comme des opposants au régime, mobilisés à l’occasion de la venue du chef de l’Etat Azali Assoumani sur le sol français.

«Nous dénonçons l’acte perpétré sur le conseiller du président. Un acte qui va totalement à l’encontre de notre éducation. Je tiens à rappeler qu’un acte pareil est passible d’une condamnation», a déclaré Houmed M’saidie. Saïd Ali Saïd Ahmed fait partie de la délégation qui se trouve actuellement en France dans le cadre du Sommet sur le financement des économies africaines qui s’ouvre aujourd’hui à Paris.

Le conférencier a fait savoir que de tels agissements ne font que ternir l’image des Comores aux yeux du monde entier. «Quiconque est libre d’exprimer son mécontentement à travers des banderoles ou des pancartes, il n’y a aucun problème sur ça», avoue le ministre Houmed M’saidie avant d’ajouter que «mais ce n’est pas parce qu’en France des opposants se permettent d’enfariner des membres du gouvernement que cela doit être fait chez nous. Ces comportements ne montrent pas que demain ils seront aptes à diriger le pays et si telle est leur ambition, je leur conseille de changer de stratégie et montrer une belle image».

«Faire exécuter le meurtrier»

Quelques opposants comoriens de France étaient fortement mobilisés dimanche sur le tarmac pour l’arrivée du président Azali Assoumani et sa délégation. Ils voulaient exprimer leur opinion sur la gouvernance du pays, à travers des banderoles et des pancartes. Sur ce point, Houmed M’saidie a rappelé que «la manière d’accéder au pouvoir, c’est de passer par les urnes. Pour cela, ils devront attendre jusqu’en 2024. Mais de tels comportements n’augurent aucun espoir pour l’avenir de demain. Le chef de l’Etat a toujours mis en avant la démocratie en accédant toujours au pouvoir par les urnes. Donc, il n’y a pas lieu de parler de dictature».

Le porte-parole du gouvernement est revenu sur la question des viols et autres assassinats enregistrés ces derniers jours. A noter que le mufti de la République, Saïd Aboubacar Saïd Abdallah a sollicité un châtiment exemplaire pour lutter contre ce fléau notamment en demandant l’application de la peine de mort. «C’est une question qui est à l’étude et qui est toujours, rappelons-le, dans les lois de notre pays. La peine de mort, une fois prononcée, doit attendre jusqu’à quatre mois avant d’être appliquée sur le meurtrier», a rappelé le ministre Houmed M’saidie.

Le chef de l’Etat peut, à ce moment-là, décider, selon le conférencier, laisser libre cours l’exécution de la personne ou de la condamner à perpétuité. Il faut savoir que «nous ne tolèrerons pas de tels actes et soyez rassurés qu’aucun meurtrier ne sera relâché. Il peut être sûr de finir ses jours en prison. Mais la peine capitale est une question que le chef de l’Etat ne cesse d’y penser», a déclaré Houmed M’saidie.

Yahya Zakaria

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