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Ahamada Ahamadi était un tortionnaire sous Ali Soilihi

Ahamada Ahamadi était un tortionnaire sous Ali Soilihi

Alors «Médecin», il était surnommé «Docteur Paracétamol»

Par ARM

       Ce n’est plus un secret: avant d’aller assécher un fleuve de vodka en Union Soviétique à l’époque où il allait devenir «Docteur en Médecine – Spécialiste en Anesthésie» en quelques jours, Ahamada Ahamadi, le petit épicier aigri de Mohoro, était policier sans aucune possibilité d’accéder ne serait-ce qu’à un grade de Caporal même en l’an 2998. Ce petit policier haineux et sans envergure était un tortionnaire lors de la Révolution d’Ali Soilihi. Il a du sang sur les mains. Mohoro, le village d’origine du petit épicier aigri est situé dans le Mbadjini, au Sud de la Grande-Comore. Foumbouni est la capitale du Mbadjini. En 1978, la Grande-Comore élit un Gouverneur qui s’appelle Saïd Hassane Saïd Hachim. Le nouveau Gouverneur a eu pitié d’Ahamada Ahamadi, un garçon de sa région qui croupit en prison pour tortures, en se disant: «Il est foncièrement mauvais, c’est un tortionnaire, mais il est de ma région. Je le fais sortir de prison en espérant qu’on pourra en tirer quelque chose un jour».

C’est ainsi que, du jour au lendemain, «Le Docteur» Ahamada Ahamadi, le petit épicier aigri de Mohoro, atterrit au Gouvernorat de la Grande-Comore, aux temps de sa splendeur jamais retrouvée (ce n’est pas la Faourata qui lui fera retrouver ses lettres de noblesse!). Il y vola de l’argent public. Saïd Hassane Saïd Hachim lui trouva une bourse d’études pour une formation au Sénégal. Ministre des Affaires étrangères de 1991 à 1992, sous la présidence de Saïd Mohamed Djohar, Saïd Hassane Saïd Hachim trimballa son encombrant colis régional jusqu’au sein de l’appareil diplomatique comorien, où l’ancien tortionnaire finira «Ambassadeur». Le rat trimballe une barre de fer. Mais, pour en faire quoi?

En réalité, une malédiction frappe depuis des années le «Docteur» Ahamada Ahamadi. Cet énergumène étrenne son «Doctorat en Médecine – Spécialité en Anesthésie», mais en se couvrant de ridicule. Ceci est d’autant plus vrai qu’à l’époque où il sévissait à l’Hôpital de Moroni avec son titre de «Médecin chef», le «Docteur» Ahamada Ahamadi avait été surnommé «Docteur paracétamol». En effet, lorsqu’il traitait un malade, que ce dernier soit constipé, diarrhéique ou sexuellement en panne, sa prescription était unique et invariable: Paracétamol. Le «Docteur Paracétamol» guérit aussi le sida et la peste par Paracétamol.

Aujourd’hui, il ne fait pas de doute que «L’Ambassadeur Ahamada Ahamadi» nage en plein complexe de Monsieur Perrichon (d’après Le Voyage de Monsieur Perrichon, la pièce d’Eugène Labiche): c’est le complexe d’ingratitude. Il se résume par l’étrange comportement de l’homme incapable de reconnaissance et gratitude envers son bienfaiteur, et par une tendance chez l’ingrat à détester celui qui l’a aidé. Cela se vérifie chez Ahamada Ahamadi, le petit épicier aigri de Mohoro, qui, non seulement ne reconnaît pas que Saïd Hassane Saïd Hachim l’a fait sortir de prison, l’a nommé à un poste au Gouvernorat de la Grande-Comore, lui a trouvé une bourse pour le Sénégal et l’avait nommé à son premier poste au ministère des Affaires étrangères, mais en plus l’injurie pour le compte d’un dictateur inculte et à moitié mort. Il ne veut pas que Saïd Hassane Saïd Hachim, l’une des grandes consciences des Comores en pleine dérive, signale à un dictateur maudit qu’il répand sa malédiction et sa damnation sur tout un pays.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 23 septembre 2019.

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