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Ahamada Mahamoud vit des malheurs d’Ahmed Sambi

Ahamada Mahamoud vit des malheurs d’Ahmed Sambi

Il en est le principal bénéficiaire, et en loue Dieu en priant

Par ARM

       Le brillantissime Docteur Belkassem Belouchi a écrit sur Ahmed Osman, beau-frère du Roi Hassan II, dont il avait été le Premier ministre (1972-1979) et le Président de la Chambre des Représentants (1984-1992), l’acteur politique marocain au parcours le plus riche: «Parmi les recrues, il y a les professionnels de l’affairisme et de l’arrivisme. Il y a surtout de nombreuses personnalités en mal de trouver un refuge politique après un passé pas toujours des plus clairs. Trop de courbettes et de civilités, ces nouveaux alliés, ne voyaient en réalité qu’un moyen d’accès aux profits du pouvoir et à ses privilèges. Osman a, en fait, toujours recruté ses pires ennemis dans son propre parti. Un quarteron de politiques braillards, ambitieux, opportunistes, inspirés sans doute par quelques desseins, mais surtout obéissant aux ordres du ministre de l’Intérieur, tente de fragiliser la force du parti et de discréditer l’autorité de son leader»: Belkassem Belouchi: Portraits d’hommes politiques du Maroc, Préface d’Ahmed El Kohen Lamrhili, Éditions Afrique Orient, Casablanca, 2002, p. 115.

Ceci fait penser à Ahmed Abdallah Mohamed Sambi qui, lui aussi, a toujours été entouré des «nombreuses personnalités en mal de trouver un refuge politique», des «professionnels de l’affairisme et de l’arrivisme». Comme Ahmed Osman, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a «toujours recruté ses pires ennemis dans son propre parti». Sounhadj Attoumane, mouchard et tortionnaire du Comité populaire sous Ali Soilihi, «cardiologue» déchu à la suite de décès aussi inexplicables qu’inexpliqués, n’est que la face visible du crypto-sambisme. En 2015, il m’accusait, au téléphone, d’hostilité: «Tu ne nous aimes pas. Tu refuses de nous appeler les sambistes, et tu nous qualifies toujours de crypto-sambistes, par haine et par mépris». Ma réponse avait limpide: «“Cryptoˮ renvoie à ce qui est caché. Vous êtes des faux partisans d’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, que vous ne suivez que pour vos petits intérêts, sans la moindre conviction». Aujourd’hui, Sounhadj Attoumane insulte publiquement son ancien mentor, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, qui l’a tiré du ruisseau et de l’anonymat.

Mais, il y a pire: Maître Ahamada Mahamoud. Il fait partie de la lie des avocats de Moroni, mais désigné avocat de l’ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, placé anticonstitutionnellement et illégalement en résidence surveillée depuis le 19 mai 2018 sans le moindre motif légal. Ce choix portant sur Ahamada Mahamoud est un désastre judiciaire et politique. Certes, la dictature n’a que faire du Droit, mais choisir Ahamada Mahamoud pour défendre l’ancien Président relève de la légèreté criminelle. Le petit n’a pas la structure mentale, l’expérience et l’honnêteté lui permettant de supporter une telle charge.

En 2019, Abdou Saïd et d’autres faux sambistes ont fait d’Ahamada Mahamoud le candidat du Juwa, parti politique d’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, à une élection qui n’a jamais eu lieu! Quel scandale! Un tel choix aurait dû porter sur un acteur politique affirmé, ayant une notoriété nationale, dont le nom parle aux Comoriens. En 2016, Maître Fahmi Saïd Ibrahim était le candidat du Juwa. Il faisait partie des 3 candidats devant s’affronter au deuxième tour. Les Mohéliens de Bête-Salam, emportés par la haine et la bêtise, l’ont éliminé par la fraude. Les Comoriens en paient le prix fort, dans leur vie, leur sang et leur chair.

Ahamada Mahamoud manque de grandeur en se faisant payer pour être l’avocat d’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Maître Fahmi Saïd Ibrahim et moi-même aurions pris une telle défense pour une obligation morale et un honneur, et n’aurions demandé aucun centime à un homme que nous considérons à la fois comme un frère et comme la victime d’une grave injustice. Mais, à Moroni, les avocats sont des piranhas. En 2016, trois avocats qui avaient tous des ambitions ministérielles avaient préparé le recours de Mohamed Ali Soilihi pour la Cour constitutionnelle. Chacun avait reçu 4.000 euros. Dès le 26 mai 2016, ils étaient chez le fou Assoumani Azali Boinaheri. J’étais en formation à l’École des Avocats de Paris. J’aurais rédigé un meilleur recours, sans rien demander à Mohamed Ali Soilihi.

Donc, Maître Ahamada Mahamoud est à féliciter pour avoir su faire des malheurs d’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi le sucre et le sel de sa vie. Sa candidature l’a fait sortir de l’anonymat, mais il continue de se faire payer par Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 17 décembre 2020.

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