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Ahmed Sambi casse les simagrées et singeries du tyran

Ahmed Sambi casse les simagrées et singeries du tyran

Sus aux charlataneries grandguignolesques d’Azali Assoumani

Par ARM

      Ces derniers temps, l’ancien Président Ahmed Abdallah s’est souvent exprimé sur divers sujets relatifs à l’actualité politique. Ces discours, d’une grande importance au regard de l’Histoire des Comores, sont en cours de traduction et compilation en vue de leur insertion dans un livre qui sera publié début 2018. Il s’agit de vérités qu’on ne saurait noyer dans un flot d’informations. Quand sera publié cet ouvrage portant sur la façon de faire la politique aux Comores, chacun pourra comprendre la signification et portée du discours politique.

Aujourd’hui, il est nécessaire de traduire et de présenter un discours d’une importance qui le destine à être mieux connu. Ce mercredi 25 octobre 2017, de l’étranger, Ahmed Sambi s’adresse aux Comoriens pour dire qu’il est prêt à être auditionné par une Commission créée par l’Assemblée de l’Union des Comores au sujet de la «citoyenneté économique». Voici ce qu’il a dit: «Aujourd’hui, une fois de plus, je souhaite vous adresser un message verbal, et cela, pour répondre à deux questions que me posent de nombreuses personnes. Je saisirai cette occasion pour vous faire part d’une information que vous devez connaître. Ces derniers temps, j’ai appris de la part de nombreuses personnes, dont certaines sont à l’intérieur des îles Comores, et d’autres, à l’étranger. Ces gens-là me demandent s’il est vrai que j’ai été sollicité par la Commission créée par l’Assemblée de l’Union des Comores au sujet de la citoyenneté économique. Les gens me demandent s’il est vrai que je suis convoqué par cette Commission ou si c’était faux, et si je suis convoqué, vais-je accepter de m’y rendre ou vais-je refuser.

      Je souhaite vous dire, chers Comoriens, chères Comoriennes, et comme la nouvelle a été diffusée ici et là, dans les journaux, dans les radios et même dans les télévisions, que j’étais aux Comores, et là, je me trouve à l’étranger. Mais, quand j’étais aux Comores, je n’ai pas reçu de convocation, et je n’ai pas été sollicité pour être entendu. Je le dis ici: aux Comores, j’ai deux adresses, une maison à Voidjou, sur l’île de la Grande-Comore, et une autre à Mpajé, sur l’île d’Anjouan. Quand j’étais aux Comores, je n’ai pas reçu de convocation, et j’espère que dans les jours à venir, je serai aux Comores. Donc, au sujet de ce qui a été dit et propagé au sujet de ma convocation, je vous dis que je n’ai pas reçu officiellement de convocation.

      La deuxième question est: vais-je accepter de répondre aux questions de la Commission parlementaire? Je n’ai pas besoin de vous dire que je suis respectueux du Droit, je respecte les institutions comoriennes, et même quand j’étais Président, j’avais du respect pour l’Assemblée de l’Union des Comores, comme je respectais la Cour constitutionnelle, à plus forte raison aujourd’hui, alors que je ne suis plus chef d’État, alors que je respecte l’Assemblée de l’Union des Comores et toute institution régie par la Loi. Tout ceci exige de moi de plus en plus de respect envers les institutions du pays.

      Je veux vous rassurer, et je m’adresse en particulier à ceux qui disent que je vais refuser d’être auditionné par la Commission parlementaire, pour vous demander les raisons pour lesquelles je vais refuser de le faire. Quand on me convoquera, j’irais répondre aux questions qu’on va me poser. Mais, il y a une chose que moi, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, je sollicite. C’est une chose que je sollicite auprès des citoyens comoriens, en particulier auprès des Députés qui ont délégué d’autres Députés qui sont membres de cette Commission parlementaire.

      Je leur dis qu’au vu de ce qui a été dit et a été écrit, et comme certains disent que pour l’enquête diligentée, c’est Sambi qu’on cherche, pour qu’on trouve un prétexte afin de le tourmenter, le persécuter, l’humilier et même l’emprisonner, et comme j’ai appris que certains Députés qui ont délégué certains de leurs collègues qui sont membres de la Commission parlementaire ont même des doutes sur ladite Commission, moi, je souhaite que le jour où on m’appellera pour être auditionné, la chose ne soit pas secrète. Je ne veux pas être interrogé dans une pièce de maison. Je veux être interrogé publiquement et que cela passe à la radio et à la télévision pour que les gens entendent. Je veux que les gens entendent et surtout les Députés qui ont délégué leurs collègues pour qu’ils soient au courant de ce qu’on m’a demandé et mes réponses, pour que demain on ne leur dise des choses que j’aurais dites et que je n’aurais pas dites ou qu’on leur cache des choses que j’ai dites.

      Je suis convaincu que des procès-verbaux seront établis et seront envoyés à l’Assemblée de l’Union des Comores. Alors, je ne veux pas qu’on ajoute ou qu’on diminue des choses sur mes déclarations. Je sollicite des Députés comoriens qu’ils m’accordent ce droit. Je demande aux Comoriens l’acceptation de cela pour que tout ce que je dis soit connu de tous.

      Ce n’est pas un début. Aujourd’hui, c’est la première fois qu’aux Comores, une telle chose va se faire. Les anciens Présidents et l’actuel Président sont interrogés sur ce sujet. En soi, ce n’est pas une mauvaise chose. Ce n’est pas une mauvaise chose parce que chaque personne qui aura une responsabilité étatique va avoir peur, et cela va l’inciter à agir de la meilleure façon qui soit. Nous savons que dans les grandes puissances, notamment aux États-Unis, les Présidents font l’objet d’auditions quand les gens doivent connaître certaines choses. Nous avons vu de nombreux ministres être auditionnés, et cela peut se faire en public pour que les gens puissent savoir de quoi il s’agit. C’est ce que, moi, je souhaite. Je souhaite que tout le monde soit auditionné publiquement, et en ce qui me concerne, je souhaite que les choses se passent ainsi pour que nous puissions fuir la discorde et l’anarchie, les racontars, en évitant les “il a dit ceci”, les “il a répondu cela”.

      Je répondrai avec droiture et discipline aux questions qui me seront posées pour qu’on puisse entendre la vérité et mes réponses. C’est ce que j’ai voulu dire aujourd’hui, en attendant mon retour au pays».

Cette exigence de publicité est de nature à favoriser la transparence, la bonne gouvernance et la démocratie aux Comores. Ceci est d’autant plus vrai que le «ventriote» Azali Assoumani Boinaheri a reçu la Commission parlementaire aux ordres enquêtant sur la «citoyenneté économique», et aux yeux des Comoriens, cet exercice crapuleux est une grosse mascarade malsaine et indécente. C’était de la complaisance démagogique de la pire espèce.

Le peuple comorien a le droit d’entendre le dictateur de Mitsoudjé s’exprimer sur les 20 milliards de francs comoriens qu’il lui a volés lors de sa première kleptocratie, sur les passeports comoriens qu’il vendait à l’étranger avec son frère Mohamed Elamine Soeuf (ah! Celui-là!) et sur les 2,8 milliards de dollars qu’il a reçus d’une compagnie pétrolière états-unienne et sur les faux euros qu’Ambari, sa première épouse, avait parsemés dans les magasins de luxe de Place Vendôme, à Paris, lors de leur première kleptocratie clanique.

On dit doctement aux Comoriens qu’Ikililou Dhoinine sera auditionné en novembre 2017. Que cette audience soit publique, et que tous les Mohéliens de Bête-Salam soient entendus, étant noté que les saletés qu’ils ont laissées sur ce dossier sont incommensurables. Qu’on reprenne l’audition du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Boinaheri et que cette audition soit publique. Il faudra qu’on donne aux vrais juristes du pays la possibilité de poser des questions aux voleurs au pouvoir. Ça aurait été un grand moment de vérité.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 25 octobre 2017.

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