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Ahmed Sambi: si on ne parle pas de lui, il meurt

Ahmed Sambi: si on ne parle pas de lui, il meurt

Le paparazzo veut être invité à la conférence des Non-Alignés

Par ARM

     Les grands maîtres de la discipline universitaire «Relations internationales» ont compris depuis longtemps le statut international de l’individu: Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle: Introduction à l’histoire des relations internationales, Armand Colin Éditeur, 4ème édition, 2ème tirage, Paris, 1991, pp. 2 et 284-311. Marcel Merle: Sociologie des relations internationales, 4ème édition, Dalloz, Paris, 1988 (560 p.).

     Cet individu, dont la place est définie dans les relations internationales, est un être humain doté d’un statut juridique spécifique et qui a des droits spécifiques. Il ne peut pas aller au-delà de ces droits. À titre d’exemple, si un État peut porter son problème frontalier avec un autre État devant la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, l’individu ne peut pas y aller et parler de ses déboires conjugaux. Or, il est un homme qui ne veut pas le comprendre, et cet homme est un Comorien bien connu: Ahmed Sambi. Cet homme avait été Président de l’Union des Comores de 2006 à 2011, et on n’a pas vu ce qu’il a apporté de bien à ce pays. À la fin de son mandat de chef d’État qui s’est terminé par une année d’inconstitutionnalité et donc d’illégitimité, il est redevenu un homme comme les autres. Il ne peut plus se prévaloir d’un statut de Président de la République puisqu’il ne l’est plus. Il n’a pas voulu comprendre que son règne est derrière lui. Or, il fait tout pour avoir l’air d’un Président de la République en exercice. Le pauvre chéri! Maître Saïd Larifou l’a même accusé de dire à l’étranger qu’il était toujours Président des Comores. Voyons, c’est un être humain, avec ses faiblesses, et l’être humain est fragile.

     Ahmed Sambi doit donc exister politiquement, être photographié aux côtés des dirigeants étrangers, sinon il meurt. Pour rappel, le vendredi 13 mars 2015, dans la belle ville de Dakhla, au Maroc, s’ouvraient les travaux de la 25ème session du Forum Crans-Montana (FCM), en présence de personnalités venues de 112 pays. Les Comores avaient reçu des invitations, et le brave Ahmed Sambi en avait acheté une dans une corruption insensée au ministère des Relations extérieures à Moroni, pour être vu sur les dunes de Dakhla afin qu’il puisse aller se répandre en mensonges par la suite sur sa «renommée internationale». C’était d’un ridicule. Une année plus tard, il récidive en se faisant nommer, toujours un vendredi, cette fois le vendredi 29 mai 2016, l’une des «20 personnalités les plus influentes du monde arabe» (Photo), alors qu’il n’a aucune influence sur son «allié», le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani et encore moins sur ses séides depuis un certain 1er avril 2016. Au cours de cette mascarade honteuse, on ne vit ni Roi, ni Reine, ni Prince, ni ministre, ni magnat du pétrole, ni acteur de cinéma. Rien. Personne. Il s’agissait donc d’une mascarade de la honte organisée par ami Al Fahim, bien connu des Comoriens, et pas de la plus belle des façons. N’est-il pas l’homme qui l’avait branché sur la fantomatique Fondation Fatima, avec ses «2 milliards d’euros» qui allaient être offerts aux Comores et que personne n’a jamais vus? L’ami Al Fahim a créé une organisation non-gouvernementale (ONG) bidon, absolument bidon, et c’est cette espèce de chose qui avait décerné à l’enfant de Mutsamudu le titre également bidon dans l’absolu. En d’autres termes, si on ne dit pas n’importe quoi sur Ahmed Sambi pour déclarer qu’il est grand et connu, il meurt.

     Pourtant, avant de faire le paon à l’étranger, il doit commencer par admettre qu’il a des problèmes sérieux à régler dans son entourage, où ont été constatées les horreurs suivantes. Un ministre crypto-sambiste qui est allé se saouler la gueule à mort en Turquie, terre d’Islam, au point de ne pouvoir assister à une conférence internationale, alors qu’il représentait son pays avec un titre pompeux et ridicule. Un ministre crypto-sambiste qui se saoule la gueule à mort à l’aéroport de Saint-Denis de la Réunion. Un ministre crypto-sambiste qui n’a pas hésité à coucher avec la copine d’un étudiant qui venait de la lui présenter, profitant de la situation difficile de ces étudiants à l’étranger. Un ministre crypto-sambiste qui se fait filmer par l’ORTC en train de mâcher du chewing-gum à la tribune officielle lors de la fête nationale du 6-Juillet, en plein ramadan, et qui, pourtant, toute honte bue, n’hésitera pas à s’ériger en redresseur de torts, drapé dans une vertu et dans une morale très faux-cul. On pourrait créer spécialement un ministère de la Justice et des Affaires islamiques et le confier à ces crypto-sambistes.

     Malgré tous ces soucis, Ahmed Sambi s’est mis en tête la folle idée d’être invité à Caracas, au Venezuela, où va avoir lieu une conférence des Non-Alignés, dont l’actuelle présidence est assurée par ses maîtres de la République islamique d’Iran. Ahmed Sambi ne veut pas admettre qu’on n’invite pas des personnes physiques à de telles rencontres internationales, mais des personnes morales comme l’État. Ahmed Sambi veut être vu à Caracas, sinon il meurt. Et là, nous revenons à la fameuse place de l’individu dans les relations internationales.

     Pourtant. Pourtant… Et, pourtant, Ahmed Sambi avait déjà été au Venezuela, sur invitation de feu Hugo Chavez, qui croyait avoir en face de lui un Président «anti-impérialiste convaincu». Mais, le charlatan comorien avait profité de l’occasion pour soutirer encore plus d’argent à un autre mégalomane, en l’occurrence feu Mouammar Kadhafi, surnommé «le garçon fou de Tripoli» ou «le chien enragé du Proche-Orient», qui lui paya alors le déplacement par dizaines de milliers de dollars pour louer un avion, ne sachant pas qu’un appareil était déjà mis à la disposition du tyran comorien à titre gracieux. L’un et l’autre, le Vénézuélien et le Libyen, sont morts dans les conditions que l’on sait, mais le Tartuffe enturbanné des Comores n’avouera cette pratique de haut vol – au sens propre du terme – que devant Celui à Qui on ne saurait jamais mentir: Dieu, l’Omniscient. Puis, de retour aux Comores, Ahmed Sambi se contenta de pérorer et de promettre une énième conférence des bailleurs de fonds pour les Comores, «comme à Doha», souligna-t-il, pour faire rêver les candides, les crédules, les chérubins et les pauvres crétins qui attendaient toujours un début de réalisation du fumeux et funeste «Projet Habitat», déjà financé à hauteur de 5 millions de dollars par l’Arabie Saoudite (2,5 milliards de francs comoriens), sans jamais avoir un début de commencement.

     La question que les initiés se posent est celle de savoir comment va opérer l’insipide et inutile Mohamed Bacar Dossar pour que son maître puisse aller faire le paparazzo à Caracas quelques jours avant le début de la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU. Même s’il partait à Caracas, il y ferait quoi et y serait à quel titre, puisque les individus isolés n’y sont pas admis? Qu’il le dise! Son copain le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani pourrait le prendre dans ses bagages et lui demander de prononcer un autre discours mafieux à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, comme il l’avait déjà fait le 24 septembre 2010.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 31 août 2016.

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