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Ahmed Sambi veut une guerre civile et un bain de sang

Ahmed Sambi veut une guerre civile et un bain de sang

Ses pleurnicheries larmoyantes présagent le mauvais et le pire

Par ARM

  Un discours irresponsable, démagogique, victimaire, morbide, sentant la mort et appelant au meurtre et donc à la mort. Sur une vidéo non datée mais distribuée ce vendredi 27 novembre 2015, on voit un Ahmed Sambi pratiquement en larmes – de crocodile – et qui accuse ignominieusement et sans la moindre preuve le Président Ikililou Dhoinine de vouloir l’arrêter et l’emprisonner. Même le décor dans lequel il fait sa sinistre farce dérange parce qu’il s’agit de celui d’une mosquée. Lui-même le dit, en parlant de «l’une des maisons de Dieu», et utiliser une mosquée pour faire sa propagande politicienne, voilà une façon inqualifiable de détourner un lieu de culte de sa mission, sa seule mission, répandre la parole de Dieu. Or, en utilisant cette mosquée pour sa propagande, cet homme prouve, une fois de plus, qu’il ne recule devant rien, qu’il ne respecte rien, ni personne et que ses fins justifient tous les moyens. À un moment où le détournement de l’Islam par des individus malfaisants met la Planète à feu et à sang, les gens doivent réfléchir avant de se servir de Dieu pour leurs magouilles de nature politicienne, surtout quand il s’agit de proférer des menaces de mort à peine voilées. Dans cette vidéo faite de pleurnicheries larmoyantes, de pathétiques exagérations et de libertés prises avec la vérité, l’ancien satrape se pose en victime, allant jusqu’à prétendre que le Président Ikililou Dhoinine a donné au gouvernement qu’il dirige l’ordre de l’arrêter et de l’emprisonner, alors qu’il est innocent! Pour saisir la nature de la démagogie démoniaque des racontars de cet homme, prenons tout d’abord connaissance du contenu de son discours de mort sur la vidéo.

  Voilà ce qu’il dit aux Comoriens: «Honorables Comoriens, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur vous, partout où vous êtes. Aujourd’hui, je vous adresse un message spécial en direct de l’une des maisons de Dieu, pour vous dire que j’ai reçu une nouvelle certifiée et dénuée de toute incertitude. Selon cette nouvelle, le Président Ikililou a parlé avec son gouvernement pour trouver les voies et moyens de m’arrêter et de m’emprisonner. Il s’agit d’une nouvelle sûre, certaine et dénuée de toute forme de doute. Quand j’ai appris cette nouvelle, je me suis dit que ça ne valait pas la peine que je vous donne des conseils, vous les enfants, vous les frères de sang, vous les frères par proximité, vous qui nous témoignez de l’amour. Je souhaite vous signaler que je n’ai pas souvenir de ce que j’ai fait pour être arrêté et emprisonné. Et c’est celui qui a fait le mal qu’on arrête et emprisonne. Pour faire de vous des témoins, je dois vous dire que depuis deux mois, j’ai vu beaucoup de choses destinées à me faire peur, dans ma maison de Voidjou, où ont été dépêchés des policiers pour épier, et qui entrent et sortent. Même au sein de l’Armée, il y a des responsables qui ont été mutés. J’apprends aujourd’hui qu’à la suite d’un discours que j’ai prononcé à Mohéli, je mérite d’être arrêté et emprisonné. Je souhaite que vous recherchiez ce discours, pour vous rendre compte que c’est le même type de discours que je fais à la Grande-Comore et à Anjouan. Je voudrais vous dire que dans les heures à venir, dans les jours à venir, dans les mois à venir, s’il y a quoi que ça soit qui m’arrivera dans ma vie, le coupable sera Ikililou Dhoinine. C’est un conseil que je vous donne: il sera le responsable de tout ce qui m’arrivera. Priez pour qu’il n’arrive rien de fâcheux, pour que Dieu nous permette de vivre en paix. Il paraît que tout ceci vient du fait que j’ai dit que j’étais candidat, et c’est ce qui les dérange, mais Dieu nous accordera le Bien dans ce monde et dans l’au-delà. Que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur vous».

  Ah! Notre «victime» nationale! Pourquoi cet homme continue-t-il à mentir d’une manière aussi osée et aussi éhontée? Et il n’est pas à son premier coup, puisque le 18 août 2013, quand il lui a été signifié l’interdiction de faire des manifestations politiques sur des lieux non couverts hors période électorale, et cela en conformité avec un arrêté signé par son ministre de l’Intérieur à l’époque de sa présidence, il avait dit que le Président Ikililou Dhoinine voulait le faire assassiner et que jamais si lui, Ahmed Sambi, était mort, il n’accorderait pas son pardon à ses proches si avant le refroidissement de son corps, son «assassin» ne le précédait pas à la tombe. Cela s’appelle à un appel au meurtre, et dans un pays à cheval sur le Droit, l’affaire se serait terminée devant un juge. Mais, quand on est aux Comores, on peut toujours se moquer de la Loi en toute impunité.

  Aujourd’hui, les choses sont claires, trop claires: Ahmed Sambi en fait trop avec l’affaire de sa candidature anticonstitutionnelle. Il a tout essayé. Il a tout fait. Il veut qu’une République se rabaisse à réviser une Constitution négociée mot à mot par les Comoriens sous le regard de la communauté internationale dans le but de réconcilier des Comoriens désunis après une grave crise séparatiste ayant commencé le 18 février 1997, uniquement pour satisfaire ses fantasmes et ses appétits de pouvoir, pendant qu’un peu partout, on jure qu’il ne va plus jamais s’asseoir sur le fauteuil présidentiel. Une fois, ça suffit. Et même s’il est immensément riche, cela ne lui ouvrira plus les portes de Beït-Salam. Les Comores ne sont pas l’île de Robinson Crusoé. Aux Comores, il n’y a pas que Robinson Crusoé et Vendredi. Il y a tout de même 700.000 habitants dans ce pays, et on ne voit pas comment on peut dire à un ancien chef d’État: «Comme tu as été nul et dangereux par le passé et comme tu n’as montré aucun signe de repentir pour les catastrophes que tu as provoquées par le passé, on va te confier de nouveau notre pays pour que tu le détruises davantage».

  En réalité, Ahmed Sambi ne «dérange» pas un gouvernement qui sait ce que dit le Droit et qui est décidé à faire une stricte application du Droit; Ahmed Sambi «dérange» le Droit. Et il est temps pour le Droit de le «déranger». Il dit qu’il n’a rien fait pour mériter l’arrestation et l’emprisonnement. Pourtant, à un moment donné, des partis politiques comoriens avaient même rédigé des plaintes contre lui, en invoquant un certain nombre de méfaits qui seraient difficiles à nier et à occulter. Mais, aux Comores, on fait comme aux Comores. On commence une belle action et avant son aboutissement, on arrête toute la procédure. Dommage. C’est vraiment dommage. Il faudra vraiment savoir si Ahmed Sambi est fondé à dire «je souhaite vous signaler que je n’ai pas souvenir de ce que j’ai fait pour être arrêté et emprisonné. Et c’est celui qui a fait le mal qu’on arrête et emprisonne». C’est ça, Monsieur. C’est ça.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 28 novembre 2015.

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