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Al-Watwan/Al-Wawa dégouline de servilité obséquieuse

Al-Watwan/Al-Wawa dégouline de servilité obséquieuse

La presse aux ordres cache-t-elle Dieu sous les ministres?

Par ARM

      Ce spécialiste en islamologie nous apprend que les Abbassides (750-1258) étaient très soucieux de l’apparat et de l’étiquette, et cela se manifestait de plusieurs manières, notamment par «le retrait du souverain derrière une tenture pendant les audiences – ce qui incita un ambassadeur fatimide, au cours d’une cérémonie particulièrement impressionnante à l’époque des Bouyides à demander si c’était Dieu qu’on leur cachait»: Cyril Glassé: Dictionnaire encyclopédique de l’Islam, Préface de Jacques Berque, Bordas, Paris, 1991, p. 3.

Fort bien. Très bien. Seulement, aux Comores, en juillet 2017, au vu un nuage de superlatifs laudateurs qu’Al-Watwan dit Al-WawaCelui qui pique, fait gratter ou démange») le journal de révérence, de racolage et d’obséquiosité du gouvernement, fait planer sur les nouveaux ministres, on a l’impression que les augures de cette presse de paresse cachent Dieu sous ce gouvernement clanique.

Oui, le Docteur Rashid Mohamed Mbaraka Fatma est une femme de grandes qualités, et toutes les investigations menées à Mitsamiouli, chez elle, permettent de le constater. Les méchantes langues prétendent qu’elle doit sa nomination de ministre de la Santé à sa parenté avec Mohamed Ali Nassor, ministre de l’Économie et des Finances sous Ahmed Abdallah, Conseiller du guitariste Azali Assoumani sous sa première kleptocratie clanique, et toujours dans les petits papiers du soliste de Mitsoudjé. Pourtant, telle personnalité du monde des médias affirme, la main sur le cœur, la voix tremblant des trémolos de la sincérité, que notre Docteur est formidable. Nous voilà donc rassurés!

      Pour autant, l’article qui lui est consacré sur Al-Wawa fait très «lèche-bottiste» et feuille de chou: «La célèbre pédiatre est décrite par ses collègues de travail comme étant une personne “très dévouée, compétente, très sociale et surtout disponible. Elle respecte également la hiérarchie”», «Docteur Fatma est une femme qui ne peut pas s’absenter de son travail, malgré le fait qu’elle tienne un cabinet privé à Moroni et dispense des soins chez elle à Mitsamihuli», «elle aime ses patients et s’en occupe très bien. Elle est ponctuelle et ne pardonne pas les retards», «Docteur Fatma est coopérative et a de bonnes relations avec ses collègues», «au-delà de toute considération, Docteur Rashid Mohamed Mbaraka Fatma est une femme très active. Elle est membre de l’une des associations sportives de sa ville, le club Coin Nord de Mitsamihuli», «elle est, à cet effet, une femme engagée pour la cause féminine et entreprend des sensibilisations pour l’émancipation de la femme au sein même de sa formation sportive», «Rashid Mohamed Mbaraka Fatma portera, sans doute, encore plus haut ce combat de la gent féminine et espérons qu’elle sera jugée à travers ses actes et non parce qu’elle est femme».

      Laudateurs et flatteurs superlatifs! Mais, pourquoi a-t-on attendu des siècles avant de nommer cette perle très rare à la tête de son ministère, pour le guérir? Bon, comme «la célèbre pédiatre» est une célèbre inconnue dans les milieux politiques, passons…

Mais, comment oublier les nuages de fleurs sucrées et parfumées jetées sur l’un des plus grands voleurs malfaisants des Comores, en la personne du bandit Mohamed Elamine Soeuf, présenté sous les traits de Dieu? Voici des extraits de l’article laudateur qu’Al-Wawa lui consacre pour faire de lui un Henry Kissinger, un Salim Ahmed Salim, un Abdellatif Filali, un Jules Cambon, un Grand Logophète: «Le joker du président», «parfait polyglotte» qui ne parle correctement que l’arabe, après avoir fait son lycée en Arabie Saoudite, baragouine un français poussif, un anglais très approximatif et douteux, et connaît 10 mots en allemand.

Ha! On nous dit qu’il «connaît sur le bout des doigts les arcanes de la diplomatie». Là, il faudra qu’on discute sérieusement. Le fugitif international polygame Hamada Madi Boléro dit l’avoir vu diriger des débats aux Nations Unies en étant l’interprète de lui-même en «anglais» et en arabe, alors qu’il y a des traducteurs multilingues pour ce travail. Il débarque au Maroc sans invitation, alors que le ministre et le ministre délégué aux Affaires étrangères sont à l’étranger mais, il ne le sait pas. Il est finalement reçu par le ministre de la Santé, avec qui il n’avait aucun sujet de discussion: il venait de saboter le projet de spécialisation de Médecins comoriens, dont les Docteurs Abdoul-Anziz Hassanaly, Mohamed Ibrahim et Myriam Youssouf, tous de Mohéli, qui avaient déjà l’accord du Maroc et une bourse de l’OMS. Comme par hasard. Ils firent leur spécialisation au Niger.

Il est le seul ministre au monde à aller trier de misérables dossiers de bourses à l’Agence de Coopération au Maroc, un travail de chefs de services du ministère de l’Enseignement. Il a tellement magouillé les bourses qu’un diplomate l’a traité devant moi de «membre de la mafia». Il a tellement mangé de viande de mouton lors d’une invitation que lors de l’invitation suivante, il était détruit par une diarrhée aiguë qui l’obligeait à aller aux toilettes toutes les deux minutes, indisposant les vrais diplomates. Il avait dit à son frère le soliste Azali Assoumani qu’il était attendu au Maroc, et quand une délégation comorienne arriva à Rabat pour préparer «le voyage», on lui signifia que c’était faux. En Libye et en Égypte (trafic de voitures sous couvert de l’Ambassade), il fricotait avec des affairistes locaux sur des voitures volées en Europe. Au Maroc, il acheminait chaque semaine un lot de 45 dossiers, qu’il mettait sur le dos de diverses personnalités comoriennes, dont le Mufti, et avait attribué un titre de Consul à son petit frère. Il vendait les faux Baccalauréats aux Comores à des vauriens, dont des proches, qui finissaient dans des voies de garages au Maroc.

Il faisait bloquer les boursiers mohéliens en Égypte, mais il existait des canaux qui permettaient d’avoir le visa du Maroc sans passer par l’Ambassade des Comores. En pleine période de séparatisme, une délégation anjouanaise se rendit à l’Ambassade du Maroc à Paris pour signaler que les bourses du Maroc ne concernaient que la Grande-Comore. Les dossiers des étudiants comoriens furent comptés un à un: 968 étudiants grands-comoriens, 16 Mohéliens et 13 Anjouanais. Ce fut un immense scandale. «Allez, 10 bourses par île». L’homme haineux de Mitsoudjé refusa, alors que par an, il magouillait 300 bourses pour lui. Il exigea du Maroc le refus de la bourse aux étudiants comoriens en Troisième Cycle, et la mesure a été étendue à tous les autres étudiants africains pendant des mois. Les Ambassades africaines protestèrent, et la bourse a été rétablie, après une période infernale pour les étudiants.

Al-Wawa le présente également comme «auteur de plusieurs livres, notamment sur les enjeux stratégiques de la région». Ah bon! L’homme qui arriva au Maroc en 1988, se fit chasser de l’Université de Fès et de l’École de Traduction et d’Interprétariat de Tanger avant de se décréter «Doctorant» la même année, sans avoir été en 2ème année, écrit quoi et pour dire quoi, lui le cancre qui ne resta en tout et pour tout que 8 mois au Maroc, quand il fallait un Bac + 8 pour s’inscrire en Doctorat d’État? Il finira par casser la hanche d’un homme sur une table du ministère des Affaires étrangères à Moroni. Allons en parler au Tribunal!

On dit de ce mendiant qu’il est «un diplomate aguerri» et on revient sur le «parfait polyglotte (français, arabe, anglais et swahili)», on le dit «apprécié pour son pragmatisme», on lui attribue de «l’ingéniosité» et un «carnet d’adresses» et le fait que «sous la houlette de Soeuf Mohamed El-Amine, la diplomatie comorienne avait plus de visibilité et rayonnait de par le monde». Elle rayonnait par sa diarrhée de Rabat? Et voilà qu’on revient aux excès et exagérations: «En ces temps troubles, où le monde est en pleine crise et l’Union africaine qui s’achemine vers des mutations profondes, le président Azali a plus que jamais besoin d’un chef de la diplomatie qui maîtrise ses dossiers, qui connait parfaitement la problématique sécuritaire et capable de donner un nouveau souffle à un ministère qui, depuis plusieurs années, semble se complaire dans la gestion de la routine». Blabla. Cet oiseau rare est le mendiant qui, alors Ambassadeur en Égypte, vivait aux crochets des autres diplomates?

La complaisance démagogique doit avoir ses limites. L’homme qui a reçu en «dons» la moitié des terres du Hambou de ses solliciteurs de visas Schengen a été le pionnier du trabendo des passeports comoriens à l’étranger. Il se dit «diplomate de formation et de carrière», et comme il disait préparer une Thèse de Doctorat, il gagnerait à nous en donner le titre. Voilà une chose bien simple qui aurait permis d’éviter les polémiques et les controverses, surtout à un moment où, de 2013 à 2014, au plus fort de la guéguerre entre le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani et Houmed Msaïdié Mdahoma, il conduisait une fronde du Hambou contre son propre frère, qui vient de lui redonner le ministère qui va permettre à la bande de malfaiteurs de s’enrichir, avec la complicité de Kiki, par la vente des passeports comoriens au Moyen-Orient.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 24 juillet 2017.

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