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Alloui Saïd Abasse remet Idaroussi Hamadi à sa place

Alloui Saïd Abasse remet Idaroussi Hamadi à sa place

Sa lettre à Monsieur Neveu est une première aux Comores

Par ARM

       Le 18 novembre 2014, au 16ème arrondissement de Paris, Alloui Saïd Abasse, prestigieux chérif d’Itsandra, diplômé en Science politique (Bordeaux), haut fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères et grand pourfendeur des «petits épiciers aigris», me disait doctement: «Si, aujourd’hui, les Comores sont entre les mains des kikis, cocos et cacas, c’est parce que nous leur avons abandonné le terrain. Alors, pendant combien de temps encore, allons-nous laisser des petits épiciers aigris détruire les Comores?». Les fameux «petits épiciers aigris»!

   Alloui Saïd Abasse est un diplomate de la Grande Époque, celui du tact, doigté, discrétion, efficacité et finesse, là où la dictature et ses incultes font un foin du diable. Dans l’agitation des maquignons et rastaquouères incluant les injures aux diplomates étrangers et fonctionnaires internationaux en poste à Moroni, on retrouve Idaroussi Hamadi, formé dans une petite école des Eaux et Forêts au Maroc, voleur d’argent et de matériel au ministère de la Production (Agriculture), auteur d’un vol qui lui avait valu la prison sous la présidence d’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi avant de se faire libérer par un faux témoignage suggéré par Ibrahim Ali Mzimba, son avocat, et fourni complaisamment par son pote Bellou Magochi, qu’il fit nommer, le 26 mai 2016, Directeur du Cabinet du dictateur usurpateur chargé de la Défense, deux domaines dans lesquels il est novice, ignorant et incompétent.

Idaroussi Hamadi dit «Tonton-m’a-dit» est le neveu du dictateur fou et terroriste Assoumani Azali Boinaheri. Rien ne le prédestinait intellectuellement et professionnellement au poste de secrétaire général du gouvernement, mais son tonton lui a offert le poste et a fait de lui un Premier ministre et un Vice-président sans les titres, au mépris du Droit.

Or, le secrétariat général du gouvernement est juste un service, l’un des services du Premier ministre, et le secrétaire général du gouvernement un fonctionnaire. Voici ce que nous en dit le Droit administratif de France, pays dont s’inspire de manière très poussive, très approximative et très paresseuse le modèle comorien: «Il a sa tête le Secrétaire général du Gouvernement (qui est le plus souvent un membre du Conseil d’État) et comprend essentiellement des juristes. C’est le Secrétariat général du gouvernement qui permet au Premier ministre d’assurer effectivement la fonction de direction de l’administration.

       1.- Il prépare l’ordre du jour du Conseil des ministres, dont il assure le secrétariat, ainsi que la mise en forme des décisions qui y sont prises. Le Secrétaire général du Gouvernement assiste au Conseil des ministres.

       2.- Il a en charge la préparation et la coordination des textes élaborés par le Gouvernement. L’arrêté du 25 juin 2018 organise le service de législation et de la qualité de droit au Secrétariat général du Gouvernement. C’est lui qui, le cas échéant, transmettra les projets de loi ou de règlement aux organismes appelés à donner leur avis sur ceux-ci. Il transmet les projets au Parlement, assure le service du contreseing. Il assure la conservation et l’archivage des décisions.

       3.- Il est chargé de la documentation générale du Gouvernement et des services d’études»: Jean Waline: Droit administratif, 28ème édition, Dalloz, Collection «Précis Dalloz», Paris, 2020, p. 66.

Donc, les reproches d’Alloui Saïd Abasse à Idaroussi Hamadi sont entièrement fondés parce que «Tonton-m’a-dit» est dans l’ignorance totale de sa fonction, vit dans la confusion et a fait de l’abus permanent sa seule règle. Il n’est pas fondé à inspecter un ministère. Comme aujourd’hui, aux Comores, il n’y a pas de Premier ministre, c’est le ministre en charge des Administrations publiques qui en est compétent, et encore! Idaroussi Hamadi n’est pas un juriste et ne connaît rien en Droit, mais exerce une fonction pour juriste chevronné. Au Maroc, son poste est attribué à M. Mohamed El Hajjoui, Docteur en Droit public, Professeur à l’École nationale d’Administration publique depuis 1977, et qui m’a enseigné en première année à l’École nationale d’Administration publique (ÉNAP) «Les Institutions administratives». Il est une sommité, une référence mondiale. Tous les Comoriens formés à l’ÉNAP depuis 1978, dont la dictatrice Ambari Darouèche, connaissent la compétence et l’élégance de M. Mohamed El Hajjoui. Alors, quand aux Comores, sa fonction est exercée par un voleur formé dans le filtrage des eaux pour enlever les moustiques, on comprend tout.

Aujourd’hui, l’Ambassadeur Alloui Saïd Abasse est un homme à féliciter, à soutenir et à encourager pour son rare courage et pour son honnêteté. Son exemple de probité et d’affirmation de soi doit être suivi par d’autres Comoriens. Il a fait ce qui était attendu de lui.

Je saisis cette occasion pour condamner vigoureusement HaYba FM, qui a placé son nom sur la lettre d’Alloui Saïd Abasse comme s’il l’avait écrite. HaYba FM est resté malhonnête.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 22 décembre 2020.

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