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Ambari ne veut pas jeter la rancune infondée à la rivière

Ambari ne veut pas jeter la rancune infondée à la rivière

Sa haine envers Soifiat Tadjidine est malsaine et indécente

Par ARM

       À son avocat à Nantes pour son action en justice «pour diffamation», Ambari, la première épouse du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani, a indiqué la mention «sans profession». C’est ce qui est écrit dans lettre de menaces et de leçons à un ignorant sur «la diffamation» et «l’honneur familial» écrite par son avocat à Nantes. Nous compatissons avec sincérité pour ce malheur qui a conduit le pays à ne pas employer un cerveau aussi brillant, sans doute le plus brillant de la République. Or, officiellement, Ambari est fonctionnaire au Haut-Commissariat général au Plan. Il fut un temps, quand son mari a marché sur l’État et la République par son putsch du 30 avril 1999, elle s’y rendait crânement, accompagnée de plusieurs soldats, y créant un désordre d’une intensité dérangeante et affligeante. À l’époque, Haut-Commissaire général au Plan, Mohamed Ali Soilihi lui expliqua le désordre occasionné, avant de lui suggérer de rester à la maison tout en percevant son salaire, puisqu’elle était «Première Dame». De «Bête-Salam», son chéri piqua une grave crise de nerfs et le limogea sec. Le Haut-Commissaire avait même été rayé des listes des fonctionnaires comoriens. Il ne percevait pas un centime de l’État, alors qu’il totalisait 20 ans de service en 1999!

       L’Histoire se répète. En effet, par la suite, Mme Soifiat Tadjidine fut chargée de diriger la même institution. Elle reçut une mission effectuant au Haut-Commissariat un contrôle sur la présence physique et l’absentéisme des fonctionnaires. Interrogée sur le cas Ambari, elle se contenta de signaler qu’elle ne la voyait jamais dans les murs du Haut-Commissariat. Ce qui était tout à fait vrai. Ambari ne l’a jamais oublié. C’est ainsi que, dès le retour crapuleux, mafieux et anticonstitutionnel de son chéri à «Bête-Salam» le 26 mai 2016, Mme Soifiat Tadjidine a été parmi les premiers responsables limogés. Or, non seulement elle n’a plus jamais obtenu une réaffectation après la vengeance de sa pire ennemie, mais en plus, elle ne perçoit pas un centime de l’État, comme si elle n’a jamais été fonctionnaire aux Comores.

Mme Soifiat Tadjidine est catégorique sur le sujet: «Il fut une fois, j’avais été limogée pour des raisons de vengeance politique. Je suis allée m’installer à l’île Maurice. Cette fois, je ne bouge pas de mon pays. Comme ça, chaque fois que ces gens-là vont lever les yeux, ils vont rencontrer mon regard». Pour rappel, Mme Soifiat Tadjidine est la fille de Tadjidine Ben Saïd Massounde, le Président par intérim que le putschiste Azali Assoumani avait renversé le 30 avril 1999 au seul prétexte qu’il était Anjouanais et pendant qu’il chassait les Anjouanais dans les rues de Moroni.

La vengeance d’Ambari est tellement tenace qu’il a fallu tuer également la carrière de Mohamed Hassane Alfeine, l’époux de Mme Soifiat Tadjidine, Directeur général de l’Autorité nationale de Réglementation des Technologies de l’Information et de la Communication (ANRTIC) sous Ikililou Dhoinine et ses Mohéliens de «Bête-Salam». On vit alors la dynastie régnante depuis le 26 mai 2016 s’acharner sur Mohamed Hassane Alfeine avec une férocité de tigre. Toute honte bue, la dynastie régnante le jeta en prison sans l’avoir jugé et sans qu’un juge ne le déclare coupable de quoi que ça soit.

Il fallait le tuer et en profiter pour abroger la licence d’exploitation de Telma aux Comores, pour que la famille royale reprenne ses vieilles habitudes prédatrices, celles qui avaient fait dire à Thierry Vircoulon en janvier 2007 dans un article publié sur le site du ministère français des Affaires étrangères: «La privatisation de l’État, le “néo-paternalisme” de type sultanique ou la “politique du ventre”, bref les racines de ce que la Banque mondiale appelle la “mauvaise gouvernance” n’ont pas été éradiquées durant la transition. Corruption et mauvaise gouvernance ont continué à prospérer sous les yeux de la “communauté internationale”: aux Comores, comme l’atteste la découverte de 40 millions d’euros dans des comptes à l’étranger, le colonel Azali a pillé le Trésor public et distribué les contrats publics à la coterie formée par ses proches».

Toute honte bue, le dictateur-usurpateur, sa famille royale et «la coterie formée par ses proches», pour punir Mme Soifiat Tadjidine, avaient prétendu qu’au moment où il avait signé la licence d’exploitation de Telma, Mohamed Hassane Alfeine ne devait plus diriger l’ANRTIC, alors que cela ne lui a jamais été signifié par le gouvernement dirigé par Ikililou Dhoinine sous l’œil des Mohéliens de «Bête-Salam». Ce mensonge est d’autant plus inacceptable que les ordres de mission de l’intéressé étaient étudiés, agréés et signés en conseil des ministres. Plus édifiant encore, quand le «concubinocrate» Azali Assoumani nomma le nouveau Directeur général de l’ANRTIC, il a bien précisé qu’il le faisait en «remplacement de Mohamed Hassane Alfeine». Or, comment peut-on remplacer quelqu’un qui n’occupait aucune fonction? Qu’on l’explique tout de suite aux Comoriens!

Dès lors, la question que se pose le Tout-Moroni est celle de savoir si, en plus de l’usurpation, l’incompétence criminelle et la corruption institutionnalisée, on va assister à la transformation de la rancune personnelle et de la haine débile en méthodes de gouvernement. Il s’agit sans doute de «l’émergence émergente du pays émergent» dont parle tant le «saigneur» Azali Assoumani. Par humanité, il faudra juste rappeler à Ambari que l’éternité n’appartient qu’à Dieu et que le fameux proverbe chinois nous apprend que «si quelqu’un t’as fait du mal, ne cherche pas à te venger; assieds-toi au bord de la rivière et, bientôt, tu verras passer son cadavre».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 17 mai 2017.

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