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Ambari veut me couper le zizi et le jeter aux chiens

Ambari veut me couper le zizi et le jeter aux chiens

Elle a engagé un cabinet d’avocats contre moi. Merci

Par ARM

       Ce site est lancé en novembre 2010. Le même mois, je recevais une plainte prétendument «pour diffamation». Depuis, les «plaintes pour diffamation» n’ont pas cessé de pleuvoir sur ma tête, pour une évidente volonté de me garroter financièrement, voire de me ruiner, mais également de m’intimider. Depuis novembre 2010, il n’y a pas eu un seul moment de ma vie où il n’y a pas de «plainte pour diffamation» contre moi. Naturellement, les Saints qui sont à l’origine de ces «plaintes pour diffamation» choisissent toujours une information qui, même si elle est de notoriété publique, même si elle est entièrement fondée, est impossible à prouver puisque toute vérité n’est pas facile à prouver. Ancien chef d’État, ministres, hommes d’affaires et autres rigolos ont toujours leurs «plaintes pour diffamation» et attendent le moment où ils pourraient se rendre au Tribunal pour tenter de me couper le zizi et le jeter aux chiens et aux requins.

Cette fois-ci, c’est Ambari, la première épouse du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani, qui a sorti le plus grand de ses couteaux de cuisine pour me couper le zizi et le jeter à la fois aux chiens et aux requins de l’océan Indien. Naturellement, je la félicite pour cette marque d’intelligence débordante et d’esprit de tolérance face à la critique envers une personnalité publique qui s’arroge le droit de se faire appeler «Première Dame». Une enquête avait été nécessaire pour chercher à savoir si une autre Première Dame a déjà essayé de tuer la démocratie en jetant des avocats derrière les blogueurs et les journalistes. Or, il s’avéra que la démarche d’Ambari est inédite dans les annales judiciaires mondiales. En effet, c’est la première fois qu’une femme qui vit dans un Palais présidentiel et qui se prend pour une «Première Dame» se rabaisse à engager un cabinet d’avocats contre la liberté de la presse et contre la liberté d’expression de manière générale. Et cette femme est Ambari. Oui, cette femme est Ambari, la première épouse du «concubinocrate» Azali Assoumani. Félicitations!

Son avocat, qui n’a mené aucune enquête et qui ne s’appuie sur aucune investigation, me fait parvenir une lettre avec accusé de réception sur laquelle il écrit sans la moindre nuance, ni prudence: «Ces accusations et allégations totalement mensongères portées à l’encontre de ma cliente et vise uniquement à porter atteinte à son honneur et à celui de sa famille, ne sont fondées sur aucune source ou aucune condamnation de justice». C’est gentil de dire tout ça, mais moi, j’invite l’avocat de la petite bécasse de «Bête-Salam» à mener sa petite enquête à Moroni, et même ici en France, puisqu’il y vit, pour savoir ce qu’il en est. Je l’invite aussi à lire le livre suivant, pour constater que les coupables aux Comores ne font jamais l’objet d’«une condamnation en justice»: Atossa Araxia Abrahamian: Citoyennetés à vendre. Enquête sur le marché mondial des passeports, Lux Éditeur, Collection «Futur proche», Montréal, 2016 (187 p.).

J’invite également l’avocat d’Ambari à lire le réquisitoire de Thierry Vircoulon contre le kleptocrate Azali Assoumani et à se demander pourquoi ces champions de «l’honneur de la famille» n’ont jamais porté plainte et pourquoi il n’y a pas eu de poursuites judiciaires à Moroni pour des faits aussi graves. Voici l’un des passages les plus accablants de ce rapport qui a plongé les Comoriens dans l’indignation depuis sa publication en janvier 2007, notamment sur le site officiel du ministère français des Affaires étrangères: «La privatisation de l’État, le “néo-paternalisme” de type sultanique ou la “politique du ventre”, bref les racines de ce que la Banque mondiale appelle la “mauvaise gouvernance” n’ont pas été éradiquées durant la transition. Corruption et mauvaise gouvernance ont continué à prospérer sous les yeux de la “communauté internationale”: aux Comores, comme l’atteste la découverte de 40 millions d’euros dans des comptes à l’étranger, le colonel Azali a pillé le Trésor public et distribué les contrats publics à la coterie formée par ses proches».

Comme Thierry Vircoulon est un Français, les Ambari et autres kleptocrates de «Bête-Salam» ne vont jamais oser porter plainte contre lui. Mais, quand les accusations viennent d’un blogueur comorien, les menaces et les «plaintes pour diffamation» pleuvent. Autrement dit, ceux qui se croient puissants derrière les murs de «Bête-Salam» savent à qui ils s’en prennent, et ils sont à féliciter, d’abord pour leur propension à ruiner les Comores, et ensuite, pour leur courage face aux étrangers qui dénoncent leurs méthodes mafieuses.

L’avocat d’Ambari me fait savoir dans sa mise en demeure: «Vous n’êtes pas sans ignorer, dans la mesure où vous avez déjà été condamné par le Tribunal Correctionnel de Nantes dans un jugement en date du 18 février 2013, que les Tribunaux français sont tout à fait compétents pour instruire toute diffamation constatée en France par exploit d’huissier de justice. Nous nous réservons bien évidemment la possibilité de saisir les juridictions compétentes au regard des propos diffamatoires présents dans l’article en question. Vous pouvez bien évidemment remettre cette correspondance à l’avocat de votre choix avec qui je n’aurai qu’avantage à échanger».

J’aurais recours aux services d’un avocat quand me sera adressée «la plainte pour diffamation», que j’attends avec joie et impatience. Pour l’instant, c’est à l’opinion publique nationale et internationale (car les articles du site www.lemohelien.com sont lus notamment par des personnalités étrangères) que je remets cette mise en demeure, et elle jugera avant que le Tribunal correctionnel de Nantes ne soit saisi de cette affaire. Il fut un temps, «les plaintes pour diffamation» me dérangeaient à cause de leurs implications financières et du temps perdu dans les trains. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Qu’Ambari porte donc plainte et qu’on en finisse. En attendant le jour fort sympathique où elle va passer à l’action devant le juge, je ne peux que lui renouveler mes félicitations pour la grande intelligence et la tolérance envers ceux qui ne pensent pas comme elle et qui la font descendre de son piédestal. Elle est qui?

À un moment où aucune critique n’est émise à l’égard du régime politique de la famille d’Ambari, puisque journalistes et blogueurs ont peur, nonobstant l’état de déliquescence et de destruction dans lequel se trouvent les Comores, je vais raconter à la même Ambari la petite histoire suivante: j’ai un frère tchadien répondant au nom de Nguebla Makaïla. Il est blogueur et sans doute l’homme qui dénonce le plus le régime politique de son pays, notamment à travers la Première Dame du Tchad, qui ne l’a jamais traîné devant un Tribunal. Il étudiait en Tunisie. Le Président de son pays l’y fit expulser vers le Sénégal. Par la suite, ses documents administratifs (passeport et carte d’identité) arrivèrent à expiration. Le Tchad refusa de les renouveler, et le fit expulser du Sénégal vers la Guinée-Conakry. Alors, la communauté internationale tapa du poing sur la table, et quelques jours après, mon frère Nguebla Makaïla était dans un avion qui le ramena de Conakry à Paris, où il reçut un statut de réfugié. Il était monté dans l’avion français avec un passeport provisoire français, délivré par les autorités françaises au nom de l’universalité des droits de l’Homme. En quelques jours, le pestiféré des autorités tchadiennes retrouvait des documents administratifs qui lui permettent de circuler même hors de France, notamment pour aller parler des droits de l’Homme devant des organisations internationales.

Quand j’avais reçu ma première «plainte pour diffamation», mon frère Nguebla Makaïla m’avait fait parvenir une émouvante lettre de recommandation accompagnée de la photocopie de ses documents administratifs expirés depuis des années. Donc, je ne me fais aucun souci pour l’acharnement judiciaire de cette femme, Ambari. Elle n’a même pas besoin de me menacer. Elle peut passer à l’action tout de suite. Si je n’ai pas d’argent pour payer un ticket de train, je monterais dans le train pour Nantes, j’irais devant le contrôleur, et je lui dirais que j’ai une convocation du juge mais que je n’ai pas d’argent pour un ticket de train.

Enfin, un jour, je serai avocat aux Comores. Déjà, je me suis fait le serment que je ne défendrai jamais une autorité qui s’en prend à un compatriote qui dénonce les méfaits par lesquels des autorités ruinent mon pays. Je ferai tout pour honorer cet engagement. En attendant, je souhaite juste signaler à Ambari qu’elle ne me fait pas peur. Je la défie et l’encourage dans sa démarche judiciaire. Elle peut me couper le zizi et le jeter aux chiens et aux requins. Ça sera un honneur pour moi…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 12 mai 2017.

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