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Amina Ali Cheik Ahmed: "Nous portons la moitié du ciel comorien"

Militante active de la société civile, Amina Ali Cheik Ahmed est aujourd’hui maire de la commune de Bamabo ya Mboini. Responsable du département Tourisme et Hôtellerie à l’université des Comores (UDC), elle dispose d’une grande carrière d’enseignante derrière elle. Coup de projecteur donc sur cette femme à la fois syndicaliste, politique, éducatrice et ancienne membre de la commission électorale.

« Je me définis comme membre de la société civile organisée dans la défense des valeurs républicaines », assène d’entrée Amina Ali Cheik Ahmed. Cette dame originaire d’Iconi a pris part à toutes les grandes réalisations de projets de société relatifs à la gouvernance démocratique et aux droits humains à tous les niveaux aux Comores. Cet engagement politique se poursuit après son élection à la tête de la mairie de Bambao Ya Mboini. « C’est une fierté d’être la première femme élue dans la commune abritant la capitale de Ngazidja. Ensuite une conscience profonde quant à la tâche qui m’attend. Enfin, un défi à relever dans cette grande commune périurbaine de Moroni mais pas assez investie dans le développent durable, la sécurité et la salubrité », martèle cette femme de 57 ans qui fait partie de ceux qui ont lancé le processus de la communalisation aux Comores. Non seulement, Amina Ali Cheik Ahmed était point focal du programme de Coopération Décentralisée financée par l’Union Européenne mais elle est aussi membre fondatrice de la commune pilote d’Iconi.

Mère de 5 enfants, c’est avant tout une enseignante de Français. Professeur au Lycée Said Mohamed Cheikh de Moroni, puis conseillère pédagogique, elle est depuis 2000 enseignante en Technique de Communication et d’expression à l’Institut Universitaire et Technique de l’UDC. C’est justement en tant qu’enseignante qu’elle a participé à l’implantation du syndicalisme aux Comores en tant que membre fondateur du syndicat des professeurs comoriens. Un engagement dans la société civile qui lui a permis de participer notamment à la résolution institutionnelle de la crise séparatiste et d’intégrer la commission électorale.

Même en étant parmi les rares femmes maires, elle déplore qu’ « il existe des écailles qui freinent le leadership de la femme dans la stratégie nationale. En effet, il est difficile à une femme leader de concilier sa vie familiale avec sa vie de leader ». Pourtant, elle estime que  » nous (les femmes) portons la moitié du ciel comorien ». « Mais, ajoute-t-elle, nous devons en maintenir la totalité pour qu’il ne nous tombe pas sur la tête à cause de la corruption, du détournement de nos valeurs traditionnelles tels le désintéressement, le dévouement, l’intérêt général, l’honneur, la solidarité et le prestige sans lesquelles une société ne peut exister ». Et pour y arriver, Amina Ali Cheik Ahmed compte mettre à profit sa commune pour l’émancipation de la femme comorienne.

Salwa Mag


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