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Anjouan dans les haines de villages, villes et personnes

Anjouan dans les haines de villages, villes et personnes

Les vieux démons s’y réveillent et font des câlins à Azali

Par ARM

       Ce qui se passe au sujet d’Anjouan-2021 est tout simplement pathétique. Anjouan est retombée dans le climat des années où chacun sur l’île devait avoir sa copine et sa femme dans son hameau, village ou ville d’origine. Alors qu’on s’attendait à l’unité des Anjouanais pour lutter contre la dictature de Mitsoudjé, en attendant l’aide des Mohéliens et des Grands-Comoriens, les Anjouanais sont dans des divisions semblables aux effets d’une bombe atomique. L’unité de leur île a implosé. La ville parle à la ville, la campagne à la campagne, les citadins aux citadins, Mutsamudu à Mutsamudu (en oubliant Ahmed Abdallah Mohamed Sambi dans son mouroir), Ouani à Ouani, Domoni à Domoni, etc. Les Anjouanais font semblant de penser collectivement et solidairement à leur île, mais chacun se calfeutre dans son champ de manioc et de patates.

Ce n’est pas bien.

À Anjouan, il ne se passe rien. En France, les Anjouanais sont très divisés, se détestent, se méprisent et traitent leurs affaires prétendument sur le projet mort-né d’Anjouan-2021 par quartier, clan, hameau, village ou ville. Personne ne veut voir l’autre, et le traite en petite bière et en demi-sel. Vous l’aurez compris: au train où vont les choses, sur une île où on n’a pas le droit de copiner hors de son village, il n’y a rien à faire pour Anjouan-2021 et Mohéli-2026. Le dictateur fou et terroriste Assoumani Azali, petits-fils de Boinaheri, boit du petit lait car il est au pouvoir pour les 70 ans à venir, et s’il meurt avant les 70 ans, la dictatrice Ambari Darouèche le fera ressusciter pour le réinstaller à Bête-Salam jusqu’à l’expiration des 70 ans.

Ce que les Anjouanais ne savent pas, c’est que les politiciens de Grande-Comore sont dans leur coin et travaillent pour que la présidence tournante reste dans sa tombe. Leur souhait est que tous les 5 ans, les Mohéliens et les Anjouanais élisent encore et toujours le Président des Comores, qui doit être obligatoirement un Grand-Comorien. Les histoires des Anjouanais n’intéressent pas du tout les Grands-Comoriens, surtout à un moment où les Anjouanais eux-mêmes se moquent comme d’une guigne du projet mort-né d’Anjouan-2021. Quant aux Mohéliens, leur discours n’a guère changé: «Que les Anjouanais se débrouillent! Ils étaient contre nous en 2010. Aucun Mohélien ne se mobilisera pour eux. Certains parmi eux nous insultaient même alors que nous étions en train de demander l’application d’un article inscrit dans la Constitution des Comores».

Aujourd’hui, il faudra que les Anjouanais et les opposants de salon disent la vérité aux Comoriens: ils ne veulent pas du départ du dictateur fou et terroriste Assoumani Azali Boinaheri. Ils prient pour que celui-ci reste à Bête-Salam pour les 70 ans à venir. Il ne sert à rien de gonfler d’espoir le cœur du peuple, alors que l’espoir n’est pas permis.

Comme l’a si bien écrit Virgile (70-19) dans L’Énéide (entre 29 et 19 avant Jésus-Christ), «Una salus victus nullam sperare salutem», «Le seul espoir du condamné est de n’espérer nul salut».

Qu’on laisse donc les Comoriens dans leur désespoir au lieu de leur raconter des histoires sur des gens qui se moquent du peuple, ne foutent rien, mais jurent qu’un Anjouanais va diriger les Comores de 2021 à 2026.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 24 mars 2021.

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