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Années finissant par 9: un danger pour les chefs d’État

Années finissant par 9: un danger pour les chefs d’État

Surtout quand ils sont malades et font des chutes en public

Par ARM

     Depuis 1979, les années finissant par le chiffre 9 sont celles au cours desquelles il y a le plus de renversements de régimes politiques et de décès de chefs d’État. De ce fait, en 1979, 1989, 1999 et 2009, la Mort a beaucoup travaillé dans les palais des chefs d’État. Et si ce n’est pas la Mort qui frappe, c’est Satan qui souffle sur les braises et sur le cerveau de certains pour fomenter coups d’État et révolutions de palais. Rien qu’aux Comores, en l’espace de dix ans, deux années finissant par 9 ont été catastrophiques: 1989 et 1999. En effet, le 26 novembre 1989, le Président Ahmed Abdallah Abderemane a été assassiné par Robert «Bob» Denard et ses mercenaires. Plus tard, le 30 avril 1999, horrifiées, dégoûtées et révulsées, les Comores assistèrent au répugnant et criminel coup d’État fomenté par le mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger».

En 1979, c’était la curée: le pittoresque Empereur Jean-Bedel Bokassa (Centrafrique) et le bouffon Idi Amine Dada dit «Big Daddy» (Ouganda) étaient renversés. Le tyran sadique et fou Macias Nguema (Guinée Équatoriale) était renversé et tué. Le Président Agostino Neto (Angolais) est mort à Moscou. Le Shah d’Iran était renversé par l’Ayatollah Khomeiny. Au Nicaragua, Daniel Ortega chassait du pouvoir Anastasio Somoza Debayle, le dernier tyran d’une dynastie de dictateurs sévissant depuis 1936. Le Président Hafizullah Amin était assassiné en Afghanistan. En Mauritanie, Mohamed Khouna Ould Haidalla renversait Moustafa Ould Saleck. Au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso renversait Joachim Yhombi-Opango. Au Ghana, Jerry Rawlings renversait Frederik William Kwasi Akuffo. Au Tchad, Goukkouni Oueddei chassait du pouvoir Felix Malloum. La liste est très longue.

En 1989, des craquements politiques d’une envergure inégalée dans l’Histoire de l’humanité ont provoqué la chute de tous les régimes politiques d’obédience communiste d’Europe orientale et centrale. Aux Comores, Ahmed Abdallah Abderemane a été torturé et mutilé avant d’être tué de sang-froid par Robert «Bob» Denard et ses mercenaires. Le génocidaire Omar El Bachir chassait du pouvoir Ahmed Al-Mirghani, au Soudan…

En 1999, on assista au coup d’État du «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri aux Comores, à celui de Robert Guéï en Côte-d’Ivoire, et à l’assassinat du Président Ibrahim Barré Maïnassara au Niger par Daouda Malam Wanké. Assoumane Mané chassa du pouvoir et assassina Joao Bernardo Vieira en Guinée-Bissau. Le Roi Hassan II du Maroc et le Roi Hussein de Jordanie sont morts en 1999. Ce ne sont que quelques exemples illustratifs.

Nous ne pouvons pas citer tous les changements de régimes politiques et les morts de chefs d’État intervenus durant toutes ces années finissant par 9. Ils sont nombreux, incalculables.

Cette précision liminaire étant faite, force est de constater que dans moins d’une semaine, nous allons entrer dans une année finissant par 9. 2019. Dieu dispose de nos destins. Il est le maître de nos vies et de nos morts. Il fait de nous ce qu’Il veut. Pour autant, aujourd’hui, il est facile de dire une chose: au 31 décembre 2019, le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri ne sera pas vivant. Soit il sera assassiné, tant il est détesté et haï par les Comoriens, soit il sera mort de mort naturelle, suite aux nombreuses maladies incurables qui le tuent à petit feu. Il est de trop dans ce monde. D’ailleurs, il s’y prépare, le bougre. Il se pourrait même que son fils Nour Al-Fatah dépose sa candidature, et son père pourrait se retrouver au second tour de l’élection anticonstitutionnelle bidon de 2019 avec lui, et le proclamer «vainqueur». En tout cas, le bambochard Assoumani Azali Boinaheri n’a aucune clémence à attendre de l’année 2019. Cette année va procéder avec lui à un solde de tout compte.

Des chefs d’État apparemment sains de corps et d’esprit meurent en cascades au cours des années finissant en 9, et à plus forte les cadavres ambulants qui tombent devant les caméras et le peuple. Le moment venu, si Dieu le veut, je vous ressortirai cet article, et ça sera en 2019.

Enfin, j’ai choisi d’illustrer cet article par les images du Sergent-chef Samuel K. Doe du Liberia. Sur la photo où il y a un corps étendu sur une brouette, il venait de se faire tuer, le 9 septembre 1990. En haut de la photo, on voit comment, à la suite de son coup d’État du 12 avril 1980, il a tué le Président William Tolbert et fusillé à la plage de Monrovia les dignitaires de son régime politique. Tout se paie dans ce monde.

     Voici le récit que le magazine international Jeune Afrique a fait de la mort de Samuel K. Doe: «Le président captif a les mains liées derrière le dos. Il n’a plus ni protecteurs ni protections: ses gardes ont été tués; ses gri-gri arrachés. Un rebelle, à la machette, lui coupe les deux oreilles. Un autre lui balafre le visage. Et on va le soumettre à l’interrogatoire. Samuel Kanyon Doe meure comme il a vécu. Horriblement.

     Le lendemain lundi 10 septembre, son corps mutilé, est promené dans une brouette à travers Monrovia. On expose le monstre monstrueusement tué. Doe est mort. Ça ne suffit pas. Il faut le démontrer. Donc montrer son corps. Cet homme avait sauvagement tué et fait tuer ceux qu’il avait renversé en 1980; cet homme avait fait mutiler ses adversaires et exposer leur cadavre. Ses tueurs feront de même. Ce lundi 10 septembre, dans l’après-midi, le pantin sanguinolent qu’est devenu le chairman est exposé dans la cour d’un petit hôpital, Island Clinic. Sans oreilles, sans sexe, sans doigts, les jambes brisées. Il y restera plusieurs jours.

     Les hommes de Prince Johnson ont pris le soin de faire appel à des médecins et à des infirmiers pour faire retarder la décomposition du cadavre: on lui a injecté du formol.

     Depuis la fin de septembre, le corps a disparu. On ne sait pas s’il a été enterré. Lui, au moins, a fait enterrer ceux qu’il avait tués. Dans la boue, dans des fosses communes. Broyés par des bulldozers».

Il était nécessaire de faire savoir tout ceci au «saigneur saignant» Assoumani Azali Boinaheri et aux siens. Ils sont les héritiers de Samuel K. Doe: ils règnent dans la terreur, le mépris et la violence, broient la vie et la liberté des autres, ne pensent jamais au lendemain, et se croient éternels. Personne n’empêchera un peuple en colère de se venger le jour où ce régime politique criminel sera renversé, et ce jour finira par arriver. En 2019.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 25 décembre 2018.

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