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Annonce du décès de Mohamed Zaïne. Tristesse et deuil

Annonce du décès de Mohamed Zaïne. Tristesse et deuil

Hommage à l’homme pieux qui a traversé années et siècles

Par ARM

«Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint: “Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons”. Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés» (II, La Vache, 155-157).

      Hélas! Ce jeudi 16 août 2018, Mohamed Zaïne, originaire de Mbéni, dans le Hamahamet, en Grande-Comore, a été rappelé à Dieu, après une existence terrestre bien remplie, au service des autres et des Comores. Son décès est intervenu en région parisienne, où il vivait depuis le milieu des années 1970, peu de temps après la proclamation de l’indépendance des Comores (6 juillet 1975), dont il avait été l’un des artisans. Cet homme pieux et très engagé en faveur de la grandeur et du prestige de son pays d’origine avait une foi inébranlable en celui-ci, et ne lui a jamais tourné le dos, nonobstant les nombreuses années passées en France.

C’était un homme exceptionnel et chaleureux. En plus de ses innombrables qualités et mérites personnels, il se distingue également par une généalogie fort honorable de Mbéni et du Hamahamet, une généalogie à l’origine de nombreuses vertus héréditaires, une généalogie à laquelle il a su rester fidèle, avec une noblesse inégalée.

Très attaché aux Comores, où il est aimé et honoré, il était également très respecté en France, où il a été l’un des piliers de la communauté comorienne, qui sollicitait sa sagesse, son intelligence et sa bonté.

Il avait une exceptionnelle capacité à traverser les années, les décennies et les siècles, en transcendant les générations et en défiant l’âge. Par son aura, il faisait briller de mille lumières toute cérémonie à laquelle l’état de sa santé permettait de prendre part.

Il me faisait l’honneur d’une solide et chaleureuse relation, qu’on a avec son père. Le 5 février 2013, lors de la soutenance de ma Thèse de Doctorat à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, il était présent dans la salle. Quelques jours plus tard, lors de l’émouvante cérémonie organisée par mes frères, sœurs, amis et amies en l’honneur de cette soutenance, c’est lui qui avait prononcé le discours de remerciement, et avait dit avec humour ne rien comprendre sur la «Sociologie de la diplomatie marocaine», mais être très fier de voir un Comorien relever un défi intellectuel dans une prestigieuse université française.

      Suite à son décès, Mbéni, le Hamahamet et les Comores perdent l’un des leurs fils les plus brillants et les plus méritants. Nous sommes nombreux à pleurer cette immense perte, qui nous laisse inconsolables.

En cette douloureuse circonstance, j’adresse mes condoléances les plus sincères et les plus attristées à sa famille et à ses proches, en priant Allah de l’agréer dans Son Paradis.

«Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint: «Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons». Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés»

(II, La Vache, 155-157).

www.lemohelien.com – Vendredi 17 août 2018.

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