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Anziza Mchangama et son héros Azali Assoumani

Anziza Mchangama et son héros Azali Assoumani

Elle fait «terrasser» la France par son tyran préféré

Par ARM

     Ce dimanche 19 février 2017, le monde entier s’est réveillé sous les clairons, péroraisons et cocoricos de l’infatigable Anziza Mchangama, l’inimitable et inégalable correspondante de Radio France Internationale (RFI) à Moroni, aux Comores. Quand les «Comoricains» et les «bons et vrais Comoriens» l’ont entendue pérorer et claironner sur la bravoure très nationale, nationaliste et patriotique de son dictateur Azali Assoumani sur les antennes de RFI, ils étaient tellement émus qu’ils ont mouillé des quantités de mouchoirs par leurs larmes «patriotiques». Oui, les «Comoricains» et les «bons et vrais Comoriens» ont été émus aux larmes. Oui, ils ont pleuré d’émotion. La grande journaliste parlant de son grand dictateur préféré a été très émouvante! Mais, que nous dit-elle?

Voici son discours qui a plongé le monde en émoi: «Une délégation française a été reçue vendredi 17 février par le chef de l’État comorien, Azali Assoumani, au palais présidentiel. À l’ordre du jour, les différents dossiers et projets entre la France et les Comores. Cette visite s’inscrit dans le prolongement de celle du président Azali à Paris en octobre dernier. Annoncée à l’origine à quatorze personnes, la délégation française a été réduite par les autorités comoriennes à seulement deux: Jean-Jack Queyranne, un émissaire spécial du président Hollande, et Luc Hallade, l’ancien ambassadeur de France aux Comores aujourd’hui délégué à la coopération dans la zone océan Indien, seul représentant de la région, les préfets de La Réunion et de Mayotte ayant été écartés. La question de Mayotte – litige territorial entre la France et les Comores – a cependant bien été évoquée, un entretien d’État à État”, a précisé le ministre des Affaires étrangères. Le projet de construction d’un pôle mère-enfant financé par l’Agence française de développement qui n’attendait que de démarrer, avait été revu par le président Azali, qui souhaite l’inclure dans un projet global de reconstruction de l’hôpital. “Hors de question”, arguait il y a trois mois l’ambassadeur de France aux Comores. À sa sortie du palais présidentiel, Jean-Jack Queyranne a admis que la France n’était pas fermée à la discussion sur ce projet. Un pays ami et bailleur de fonds mais auquel Azali Assoumani n’hésite pas à imposer sa vision». Il manque quelque chose à cette dernière phrase, ou plutôt périphrase. Elle est à reformuler! Qu’on le dise à qui de droit!

Ce que raconte Anziza Mchangama est une immense fumisterie! Ce sont des bobards! C’est un gros mensonge! C’est le pire des mensonges. On sent bien que contrairement aux autres fois, cette fois-ci, le grandiose discours d’Anziza Mchangama n’a pas été rédigé au bar préféré de Sa Divinité le Grand Vizir de Droit divin et de «mission divine», où elle a ses entrées et habitudes. Elle a pondu son «speech» sous la dictée, à Beït-Salam, de Mohamed Abdou Mbéchezi, Saïd-Ahmed Saïd-Ali et Msa Ali Djamal. C’est trop gros. Ça pue leur phraséologie scélérate et débile. Qu’elle commence par nous dire qui est le «ventriote» Azali Assoumani pour «imposer sa vision» à la France? Oui, il est qui? Il est quelqu’un pour une petite minorité de Comoriens, mais rien qu’un Nègre ridicule et très mal rasé pour la France. Il a quoi entre ses mains? Rien! Il n’a que du vent entre ses doigts. Qu’on se le dise! Qu’on le lui dise pour qu’il le comprenne!

Quand l’infatigable Anziza Mchangama dit doctement sous la dictée de ses maîtres que «cette visite s’inscrit dans le prolongement de celle du président Azali à Paris en octobre dernier», elle commet une faute monumentale: une visite officielle se prépare dans la durée. Or, le «concubinocrate» Azali Assoumani a été reçu en chef de canton à Paris en octobre 2016 à la suite d’une décision prise fin septembre 2016 par la France en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, où le dictateur de Beït-Salam avait été sommé de ne pas demander le vote d’une énième résolution inutile de l’ONU sur Mayotte, en contrepartie de quelques photos à l’Élysée, photos sur lesquelles Bellou pouvait porter une cravate. De l’avis de cette personnalité proche du dossier, «l’échec de ce voyage était prévisible parce que le voyage n’avait même pas été préparé». Devant des chefs d’État africains, le dictateur comorien a qualifié sa visite à Paris de «nulle». Le pauvre «Mohamed Bacar Dossar, 19 ans, vice-président de la République» en 1977 et aujourd’hui «ministre de la diplomatie», n’avait même pas vu le discours de son patron! Ollé!

Ce que les gens de Beït-Salam et leur correspondante auprès de RFI n’ont pas compris, c’est que la valeur d’une délégation ne repose jamais sur la longueur kilométrique de ses membres, mais sur l’importance de ses membres et sur la valeur des dossiers. Or, Luc Hallade et Jean-Jack Queyranne ne sont pas des sous-fifres. Ce qui fait rire, c’est que le retour aux Comores de l’Ambassadeur Luc Hallade, le temps d’une mission, n’a pas fait sauter de joie Sa Divinité le Grand Vizir de Droit divin et de «mission divine». Les deux hommes ont un lourd contentieux personnel à régler, et pour l’homme tombé du ciel pour régner sur Terre, la présence de son ennemi personnel à Moroni est la plus humiliante de toutes les humiliations. La brave Anziza Mchangama est très bien placée pour le savoir. Elle sait mais fait semblant de regarder ailleurs!

Par ailleurs, en bon crypto-sambiste, Mohamed Bacar Dossar a vaillamment renoué avec la lugubre «diplomatie du tambour et du tamtam» de la dernière année de son maître au pouvoir, en parlant d’«un entretien d’État à État». Ces crypto-sambistes, dès qu’ils se mêlent de diplomatie, foutent le souk. On se souvient de l’un d’entre eux n’ayant à la bouche que le mot «officines», notamment pour parler de l’Ambassade de France aux Comores, disant qu’il n’avait rien à négocier avec elle, ignorant qu’il s’agit de la représentation officielle de la République française auprès de la République des Comores. Les Comoriens connaissant la diplomatie sont effondrés devant tant d’ignorance et de mauvaises manières, qu’on veut bien présenter pour du «patriotisme».

Il faudra que les vantards de Moroni et leur Anziza Mchangama comprennent une chose: la diplomatie, ce n’est pas du flafla. Il faudra leur faire entrer dans leur structure mentale une réalité fondamentale qu’on retrouve dans les échanges entre le Roi Hassan II du Maroc et Charles de Gaulle, alors Président de la République française. Le Roi Hassan II disait: «Vous savez, le Général était l’homme du secret. Il aimait bien la diplomatie parallèle, les émissaires inattendus, parfois inimaginables. J’en ai rencontré plusieurs». Le Roi Hassan II dira une chose qui souligne son pragmatisme et non les flaflas en diplomatie: «Les Juifs marocains installés en Israël reviennent fréquemment ici et les messages parviennent sans qu’il soit nécessaire de les coder. C’est peut-être la manière la plus fidèle et la plus secrète de les passer»: Hassan II: La Mémoire d’un Roi. Entretiens avec Éric Laurent, Plon, Paris, 1993, pp. 116 et 264.

Quant au projet de l’Agence française de Développement (AFD) à l’hôpital de Moroni, il est à noter qu’il est bloqué par Hamadi Idaroussi, neveu du dictateur de Beït-Salam, qui l’a nommé secrétaire général du gouvernement avant d’être surnommé «Tonton-m’a-dit». Le «ventriote» Azali Assoumani serait mieux inspiré de retenir deux choses sur ce dossier, au vu de la destruction totale de la Santé publique aux Comores: d’une part, après les éléphants blancs (projets coûteux, inutiles et sans rentabilité) des années 1970-1980 en Afrique, la mode est désormais aux petits projets, faciles à réaliser et très rentables. D’autre part, il doit méditer sur ces mots qu’un grand Professeur marocain d’Économie a prononcés devant notamment ses deux étudiants comoriens en Administration publique: «Quand on est nu, on ne cherche pas une bague en or, mais un slip pour cacher sa nudité».

Pour le reste, le monde entier attend avec impatience les prochaines élucubrations pathétiques de la laborieuse Anziza Mchangama sur son dictateur préféré. Bon courage! Il est temps de dormir un peu pour fuir toute cette noirceur et cette légèreté professionnelle.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 19 février 2017.

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