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Après l’euphorie d’une fausse victoire, l’incertitude

Après l’euphorie d’une fausse victoire, l’incertitude

Quand on chante prématurément, on déchante prématurément

Par Saïd Abdallah

  S’il y a bien un mot qui définit l’état actuel d’Azali Assoumani et de ses militants à la morgue facile, c’est bien l’incertitude. Après un week-end de fête et de joie prématurée, nos chers amis ont fini par comprendre qu’ils se sont emballés un peu trop vite sur une victoire qui n’en est pas une, car effectivement un résultat provisoire n’a rien de définitif ce n’est pas moi qui le dis, mais la Commission électorale nationale indépendante (CÉNI) elle-même. Il était temps qu’ils le comprennent.

  Dans un futur très proche, la fête risque de finir en cauchemar et il y a des fortes chances de voir une certitude que cette joie prématurée finisse en deuil politique définitif puisque toutes les conditions juridiques pour l’annulation du scrutin entaché de fraude et de honte du 10 avril 2016 et l’organisation d’une élection partielle sont réunies.

  Mon ami Mrimdu peut crâner, fanfaronner et faire de la propagande autant qu’il veut si cela soulage sa conscience et l’aide à dormir; c’est une âme humaine et, en bon Musulman, je compatis. Il peut aussi sortir toute les argumentations ridicules et tous les articles de loi et les manipuler en son sens comme ça l’enchante mais la douche que lui donnera la Cour constitutionnelle lui et ses chefs sera très froide. Parmi les facteurs et les éléments révélateurs de l’incertitude qui hante Azali Assoumani et ses hommes on peut citer le déni, le mensonge permanent et les explications farfelues à longueur de journée. Drôle et étrange comportement pour des gens qui se revendiquent victorieux. Les raisons de cette incertitude qui hante les militants de la CRC sont multiples, à commencer par un Azali Assoumani en panique avec des déclarations fumeuses qui ne rassurent aucunement ses militants.

  Pour ne rien arranger les petites combines d’Azali Assoumani, la communauté internationale a mis les points sur les i. Pour elle, l’organisation d’une élection partielle à Anjouan permettant à 11200 électeurs, soit 10% de l’électorat, n’est pas une nécessité mais une obligation quand on sait que l’écart entre les deux candidats ne dépasse pas les 1% après soustraction des 1597 voix de trop du Doctur Mdjaza Mapvocho, cette fois Hadjaza Soifi.

  Dans cet élan, le coup fatal qui met fin à une mascarade électorale et le mensonge permanant vient de la part de l’Union européenne, partenaire majeur des Comores, qui coupe l’herbe sous les pieds d’Azali Assoumani, en parlant «des étapes à venir du processus électoral» dans son communiqué du 18 avril 2016. Cela veut dire clairement que les résultats proclamés par la CÉNI ne sont reconnus par personne, et que le processus électoral n’est pas fini. Alors, ceux qui parlent de victoire devront nous expliquer.

Par Saïd Abdallah

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© www.lemohelien.com – Mercredi 20 avril 2016.

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