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ARM publie un livre sur la fraude électorale de 2016

ARM publie un livre sur la fraude électorale de 2016

Cette fraude électorale fait régresser notre pays de 30 ans

Par Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah

     Je m’appelle Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah, Président du Parti Comores Alternatives (PCA). Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler d’un frère qui écrit souvent sur moi: Abdelaziz Riziki Mohamed (ARM). Abdelaziz Riziki Mohamed, tout le monde le connaît. Ceux qui ont la conscience tranquille n’ont rien contre lui puisqu’il n’a rien contre eux. Mais, il y a les autres: les corrompus, les incompétents et les aigris, qui passent leur temps à le détester, le laissant de marbre. Même les autres blogueurs ne se gênent pas pour l’insulter, alors qu’il les ignore superbement. Quand on lui en parle, il hausse les épaules en signe d’indifférence et cite le ministre ivoirien Laurent Dona Fologo qui, dans son discours du 12 octobre 1985, disait: «Les hagiographes les plus talentueux ont beau se bousculer au portillon de la gloire, immortalisant Félix Houphouët-Boigny en s’immortalisant eux-mêmes». Donc, pour ARM, «quand un inconnu du grand public parle de moi pour faire parler de lui-même, je le félicite. Quand quelqu’un que je ne connais pas parle de moi, c’est une très bonne chose parce que cela signifie qu’il me connaît alors que j’ignore jusqu’à son nom et son existence».

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     Quand on lui parle des autres blogueurs qui ne sont jamais gênés pour publier des textes qui l’injurient, alors que souvent, il ne les a jamais rencontrés, il se contente de citer un acteur politique marocain de gauche qui répondait aux injures d’un politicien marocain de droite par une seule phrase: «Moi, Monsieur, mes éditoriaux, au moins, je les écris moi-même». Les deux politiciens en question étaient éditorialistes dans leurs journaux respectifs. Et, ARM ajoute: «Je n’ai jamais compris la structure mentale de ces gens qui m’insultent mais qui reproduisent mes écrits sur leurs sites et blogs. Je ne trouve pas ça logique. Ils devaient profiter du rejet de ma personne pour procéder au rejet de mes écrits».

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     Je connais ARM depuis mars 2012. Je le rencontrais pour la première fois en juin 2012. Nous ne sommes pas toujours d’accord sur un certain nombre de sujets de société, mais cela ne nous a jamais empêchés d’avoir des relations fraternelles et respectueuses.

     Le jeudi 10 novembre 2016, il me dédicaçait son sixième livre: Mohamed Ali Soilihi. Vérités sur une élection aux Comores. C’est un ouvrage de 476 pages, fort documenté et enrichi par des écrits officiels et des témoignages livrés avec le nom de leurs auteurs. ARM y revient sur un sujet qui le révolte: la fraude électorale orchestrée par ceux qu’il appelle «les Mohéliens de Beït-Salam», au profit d’Azali Assoumani, toutes personnes qu’il traite avec le plus profond des mépris. Pour lui, à l’issue d’une élection digne de ce nom, Azali Assoumani, qu’il accuse d’avoir ruiné les Comores de 1999 à 2006 et refait la même chose aujourd’hui, n’aurait jamais été choisi par les Comoriens. Il a donc été imposé par le Président sortant, Ikililou Dhoinine, Hamada Madi Boléro et leur sérail, au détriment des intérêts des Comores.

     Ce livre captivant nous fait découvrir les conditions dans lesquelles Ikililou Dhoinine, du bout des lèvres, a désigné comme candidat son Vice-président Mohamed Ali Soilihi, avant de le trahir et de lui voler son élection. Le candidat avait recueilli 56,63% des suffrages mais a été arbitrairement privé de sa victoire par les Mohéliens de Beït-Salam. Par la suite, on découvre le choix des colistiers sur les îles, la campagne électorale du premier tour et du second, la personnalité des adversaires, les facteurs objectifs qui ont favorisé Mohamed Ali Soilihi avant la spoliation de sa victoire, les discours de campagne électorale, le ralliement des vrais acteurs politiques à Mohamed Ali Soilihi, la teneur du programme électoral de ce dernier, la nature et l’étendue de la fraude organisée par les Mohéliens de Beït-Salam.

     Quand je demande à ARM pourquoi il a écrit ce livre qui va lui valoir, certes, la reconnaissance des personnes correctes, mais aussi l’exacerbation de la haine de ses ennemis, il répond spontanément: «En 1990, Mohamed Taki Abdoulkarim, de Mbéni comme Mohamed Ali Soilihi, avait été élu Président des Comores, mais les fraudeurs l’avaient privé de sa victoire. L’affaire a été traitée comme un banal fait divers alors qu’il s’agissait d’un crime particulièrement grave et abject. En 1996, le même Mohamed Taki Abdoulkarim a été élu de manière tout à fait démocratique, mais décéda en 1998. Celui qui assurait l’intérim a été renversé en 1999 par Azali Assoumani, qui ruina les Comores de 1999 à 2006. Placé dans un isolement international pour son putsch scélérat et criminel, ce terroriste avait chargé Hamada Madi Boléro de lui organiser la plus vulgaire des fraudes électorales, et les Comores furent ruinées par cette bande de voleurs. En 2006, le scrutin présidentiel a été irréprochable. Celui de 2010 soulève encore des polémiques. Et là, en 2016, toutes les preuves ont été réunies sur une fraude relevant du scandale et de l’abjection.

     Je ne pouvais me taire et laisser passer une belle indignité, commise par des individus avec lesquels j’ai grandi, mais qui oublient un peu trop facilement d’où ils viennent, qui ils étaient avant, et qui se prennent désormais pour les égaux de Dieu, depuis qu’ils sont passés du cocotier à la Cadillac. J’ai l’habitude d’être injurié pour mes articles, et je n’ai pas peur d’être insulté pour un livre décrivant minutieusement les mécanismes et les ressorts intimes d’une immense injustice envers non seulement un candidat et la vraie classe politique du pays, mais surtout un crime contre toute la nation. On me dit que, sauf Hamada Madi Boléro, qui n’a aucun sens moral, ni dignité, tous les autres protagonistes de la fraude électorale de 2016 sont dans les regrets et les remords puisqu’ils ont intronisé un tyran qui s’acharne sur leurs propres familles et qui détruit le pays en toute impunité. C’est leur problème, et ils doivent s’attendre à d’autres malheurs et malédictions. En tout cas, une chose est sûre: nous devons dénoncer tous ceux qui pervertissent les résultats des élections aux Comores, quels qu’ils soient. Cela servira de leçon à d’autres, qui comprendront que la fraude électorale ne peut plus continuer à être traitée à la rubrique des poules volées dans la basse-cour».

     Le ton est donné. Fruit d’une enquête approfondie et sérieuse, ce livre cite des noms connus et des faits connus et moins connus que j’ai vécus moi-même, en tout cas des faits qui gagneront à être mieux connus. Il est certain qu’après l’avoir lu, on ne regardera plus jamais les dirigeants actuels des Comores, qu’ARM traite d’«usurpateurs», de la même manière qu’avant. Et personne ne pourra dire qu’il ne savait pas. Je recommande vivement ce livre.

Abdelaziz Riziki Mohamed: Mohamed Ali Soilihi. Vérités sur une élection aux Comores, L’Harmattan, novembre Paris, 2016, (476 p.), 39 euros.

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Par Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah

Président du Parti Comores Alternatives (PCA)

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© www.lemohelien.com – Samedi 19 novembre 2016.

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