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Article posté le dimanche 31 janvier 2016 16:32

Espérons que les Comoriens feront le bon choix
Je ne suis pas électeur comorien mais je suis avec une grande attention le climat qui prévaut dans ces îles paisibles dont l’ambiance est perturbée par les nombreux prétendants au poste de président de la république et des gouverneurs.
Comme d’habitudes tous les candidats y compris les vétérans ou leurs alliés, chacun au cours de leurs différents meetings ne s’empêchent de promettre monts et merveilles sans pouvoir dire comment et avec quels moyens, ils vont pouvoir réaliser ces rêves. Des promesses qui vont de l’achat d’ avions gros porteurs de 7 milliards de la part d’un candidat à la présidentielle ou d’une solution aux problèmes d’eau, d’électricité et des routes de la part des candidats aux postes de gouverneurs qui ignorent la limite des compétences que leur accorde la constitution.
A Anjouan, plus que dans les autres îles on se contente d’être magnanime quand on entend des politiques et des intellectuels, déverser à longueur de journées leur haine et leur colère sur un gouverneur, aux pouvoirs trop restreints par la constitution-suite à la dernière révision constitutionnelle- qu’ils accusent de ne pas pouvoir apporter l’eau, l’électricité, les routes, la santé- pour ne citer que ceux-là. Bref on accuse au gouverneur d’Anjouan de tous les maux, en épargnant un gouvernement qui somme toute a bel et bien lésé les anjouanais pour les avoir exclus de la gestion du pays durant les 5 dernières années. Par contre, au niveau des infrastructures, les anjouanais n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux-mêmes, car c’est un de leurs fils qui a préféré injustement réhabiliter seulement 49 km de routes sur plus de 150 km effectué sur l’ensemble du territoire au mépris de de l’équité entre les îles pour un développement harmonieux de notre pays. Il serait injuste de ne pas accepter que la réhabilitation des routes de la capitale Moroni lors du précédent gouvernement était prioritaire, mais rien ne justifie le fait que Mutsamudu, la capitale de la 2ème île, soit oubliée lors de cette campagne de réhabilitation des capitales et qu’enfin de compte le bitume Libyen correspondant à sa dotation soit vendu ou cédé à des entreprises malgré l’opposition officielle du gouvernorat d’Anjouan.
Il s’agit d’élections cruciales pour l’avenir de ce pays car elles se déroulent à une période charnière où aucune dérive ne doit être tolérée afin d’éviter l’éclatement de ce jeune Etat fragile. Par conséquent les considérations partisanes, sectaires, religieuses et tribales ne doivent plus avoir droit de cité. Certes, les déceptions sont multiples et récentes de la part de tous nos politiques, pour les rappeler sans équivoque. Et qui osera accuser qui, alors que chacun traîne ses casseroles sans exception aucune.
Néanmoins, les comoriens doivent choisir et, leur président et, leurs gouverneurs parmi ces nombreux candidats, dont je n’arrive pas toujours à retenir leur nombre. Qu’importe le choix de tout un chacun il faut choisir le moins mauvais sans subir les influences des courants politiques des partis ou de sa tribu. Ce comportement tribal donc ancestral et désuet, consistant à choisir systématiquement son allié ou son représentant au sein de sa famille ou de sa région mérite d’être dénoncé sans équivoque par tout intellectuel digne de ce nom. Cette façon de faire le politique n’est pas d’une démarche intellectuelle et doit être donc combattue en démocratie dans une société moderne.
Espérons que les comoriens feront le bon choix en votant en faveur des candidats qui présenteront des projets réalisables avec des propositions concrètes.
A l’instar de nombre de Comoriens mon choix sera également atypique puisque je ne suis ni esclave d’un courant politique ou idéologique ni défenseur d’une tribu ou de son chef. Ainsi, j’appelle sans équivoque, à voter en faveur du gouverneur Anissi Chamsidine. En effet, mon choix au détriment de mon parti de cœur le PSN est fondé par l’engagement du gouverneur Anissi en faveur des énergies renouvelables avec son projet phare concernant l’hydroélectricité, effectué par Austral Engineering et celui de l’énergie solaire en cours d’étude, pour les établissements publics. Il s’agit de projets concrets que je suis depuis plus de 2 ans, bénévolement à titre personnel avec d’autres amis étrangers, en ma qualité de citoyen comorien désintéressé, soucieux essentiellement de l’avenir de son pays. En fait, avec mes relations personnelles, j’interviens comme facilitateur auprès des techniciens et organisme étrangers, à la demande du gouvernorat d’Anjouan. Comme quoi on peut être utile à son pays tout en vivant à l’extérieur, sans chercher à goûter à la salade politique comorienne laquelle ne sera jamais de mon goût, car je me sens bien et plus utile à ma place.
Au niveau des autres îles je soutiens Monsieur Saïd Ahmed Mouhidine, candidat du PSN à Ngazidja pour son intégrité et du fait qu’il peut bénéficier d’un bon entourage, une fois élu. A Mohéli j’aurais souhaité l’élection de Madame Hadidja Aboubacar car, sa proximité avec le pouvoir actuel est un atout, lequel lui permettra de recruter au sein de l’équipe sortante de son époux les meilleurs éléments capables de redorer l’image du gouvernorat de Mohéli pour l’intérêt des administrés.
Quant aux présidentielles Fahami Saïd Ibrahim demeure le meilleur des candidats compte tenu du fait qu’il ne traîne pas des casseroles tel est le cas des autres prétendants. Et, j’espère qu’il ne boycottera pas le projet d’hydroélectricité comme l’a fait le gouvernement sortant et qu’il sera juste dans la gestion du pays.

Docteur Abdou Ada Musbahou
Chirurgien des hôpitaux
France

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