You are here: Home » Actualités » Article posté le mercredi 17 février 2016 20:21

Article posté le mercredi 17 février 2016 20:21


 
Mamadou , l’homme du passé au bilan catastrophique

Il est des situations dans la vie qui obligent tout être humain, même le plus prétentieux, à observer un profil bas, voire très bas.
C’est exactement celle devant laquelle se trouvent les candidats du pouvoir sortant, à la tête desquels se trouve l’actuel Vice-président chargé des finances  Mohamed Ali Soilih alias Mamadou, l’homme du passé et du passif.
En effet, Mamadou bat tous les records de longévité dans l’exercice du pouvoir mais ces près de 30 ans passés dans les différents départements ministériels, plus particulièrement aux finances, n’ont malheureusement pas  contribué à améliorer le quotidien du comorien.
Mais bien au contraire, il est un des artisans de la détérioration de la situation économique de notre pays, même si aujourd’hui, ses partisans nous rabattent les oreilles avec la fameuse IPPTE ou point d’achèvement, comme une réussite pour leur champion.
S’ils savaient ce que cela signifie, ils n’en parleraient plus, comme l’a si bien expliqué le jeune activiste Saleh Assoumani dans sa vidéo postée sur les réseaux sociaux.
Effectivement, aucun pays au monde n’aimerait figurer dans cette liste, à la limite de la honte, parce que cela signifie qu’il est très pauvre et mal gouverné.
De la même manière, qu’aucun pays au monde ne se vanterait de payer ses fonctionnaires, non pas par ses propres recettes, mais par des aides budgétaires ou pire encore en bradant son indépendance diplomatique.
C’est le cas de l’Union des Comores avec la rupture brutale et injustifiée de ses relations diplomatiques avec l’Iran, en échange d’un soutien financier de 40 millions d’euros de la part de l’Arabie Saoudite, et de ce fait, se rangeant derrière elle ; ceci dénote, s’il en est besoin que notre diplomatie est entre les mains des amateurs et vils personnages.  Quelle tristesse !!!
Ce n’est pas une fierté Messieurs les partisans de Mamadou, c’est le résultat de la mauvaise gestion de nos finances publiques de celui-ci qui nous a conduits  dans ces programmes avec le Fonds Monétaires Internationale.
Nos voisins des Seychelles et de Maurice pour ne citer que ceux-là n’y figurent pas parce que leurs situations économiques ne sont pas alarmantes, alors que ces pays ne regorgent pas de ressources naturelles que nous  n’avons pas mais ils sont tout simplement bien gérés.
A une semaine de la primaire pour les présidentielles, la question de savoir  ce qu’a fait le Vice-président et candidat du pouvoir, pour mériter la confiance du peuple, ne peut pas être éludée.
Il n’est point besoin d’être expert, en  je ne sais quoi, pour y répondre car il suffit de regarder l’état dans lequel se trouve notre pays. Un pays en perdition, sans cap ni tableau de bord, tel un bateau sans capitaine, sans perspectives d’avenir et une jeunesse livrée à elle-même.
Mais franchement, vous, les intellectuels qui soutenez la candidature de Mamadou, rendez-vous compte, si par malheur celui-ci est élu avec comme vice-président Abiamri, le voleur de 17 containers et auteur de détournement de plusieurs milliards à Comores-télécoms, quel mauvais message enverrez-vous à notre jeunesse et à ceux qui luttent contre la corruption?  Il y a une barrière que la morale doit dresser.
Non, notre pays mérite mieux. Il est inadmissible de constater que ce sont ceux-là même qui dénoncent à longueur de journée la mauvaise gestion et les dérapages de ces gens-là qui sont devenus aujourd’hui   leurs fervents défenseurs, parce qu’on leur promet tel poste.
De même, nous ne pouvons ignorer la souffrance de nos compatriotes, privés de santé, d’eau et d’électricité, au nom d’une promesse d’emploi.
 L’occasion nous est donnée de changer de politique et comme dit l’adage pour changer de politiques, il faut changer les hommes.
Ce ne sont pas ceux qui nous ont conduits dans cette situation catastrophique qui auront les bonnes solutions pour sortir le pays du chaos, car les mêmes politiques produiront les mêmes effets.
En dépit des programmes avec les Institutions de Breton Woods que notre pays a subi et censé assainir les finances publiques, en vue de créer les conditions propices à son développement et donner une bouffée d’oxygène à notre économie, la pauvreté continue à sévir.
Les résultats escomptés n’ont jamais été au rendez-vous, pire la situation socio-économique se détériore davantage et de plus en plus répugnante jusqu’à heurter la conscience humaine.
Tous les indicateurs sont au rouge et c’est la raison pour laquelle, une forte mobilisation de la population, plus particulièrement la jeunesse, s’impose  pour faire face à cette situation alarmante, en sanctionnant les candidats d’Ikililou Dhoinine et stopper Mamadou dans son œuvre de destruction massive.
Le pays a plus que jamais besoin des femmes et des hommes vifs et ouverts d’esprit mais aussi visionnaires qui sauront répondre à cette quête de justice, de transparence et de développement, exprimée ici et là. 
.
Ceci dit, on ne peut pas accorder notre confiance à des gens usés sans aucune perspective, et qui se sont illustrés par leurs incompétences à mettre le pays sur la voie de développement économique et sociale, à l’instar de nos voisins de la région et dont la seule motivation est le pouvoir pour le pouvoir, afin de continuer à en jouir, au détriment de la population.
Non, Mamadou n’incarne pas le changement et encore moins l’avenir des Comores !
Said Omar Badaoui

Diplomate à Paris
Mbadakome

Powered by Comores infos