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Assoumani Azali a déclenché un génocide à Anjouan

Assoumani Azali a déclenché un génocide à Anjouan

La «Ripoux-blique» fait couler du sang innocent sur l’île

Par ARM

     «[…] Dans ce pays d’un demi-million d’habitants où la mort d’un seul protestataire fait figure de drame national»: Jean Hélène: Le pouvoir comorien ne parvient pas à endiguer les appels au séparatisme, Le Monde, Paris, 7 août 1997, p. 4.

Cette remarque avait été faite sur les Comores au lendemain du débarquement militaire de 1997 à Anjouan. On parle de 60 à 120 morts, dont 40 militaires. Les Anjouanais présentent cette tuerie comme un génocide perpétré à la Grande-Comore par des Grands-Comoriens contre les Anjouanais à Anjouan. Les Anjouanais qu’on rencontre aujourd’hui à Mayotte, où ils arrivent de plus en plus chaque jour, disent une seule chose: «Il y a de la part du régime politique grand-comorien dirigé par le Grand-Comorien Azali Assoumani une volonté manifeste d’éradiquer la race anjouanaise par des tueries. C’est un génocide». Depuis le déclenchement de la révolte populaire et patriotique à Anjouan dans la nuit du 14 au 15 octobre 2018, les Comoriens subissent de nouveau les affres d’une dictature qui tombera dans le sang. Jésus-Christ avait dit: «Remets ton épée car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée».

Le mardi 16 octobre 2018, trois Comoriens innocents et ne portant aucune arme ont été tués à Anjouan. Leur assassin est connu de tous: le «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Il a tué en refusant de comprendre que le peuple comorien est fatigué de vivre sous une dictature de famille et de village: «Il faut s’élever contre le mépris qui consiste à déclarer que les peuples pauvres ont besoin de dictatures», dixit Bernard Kouchner. Le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri refuse d’admettre que ses «assises» prétendument «nationales», sa goujaterie référendaire et son projet fou de présidence à mort sont unanimement rejetés par le peuple comorien. Aujourd’hui, il tue les Anjouanais, refusant d’admettre que les problèmes politiques se règlent par des moyens politiques dans la modération et non par les armes dans la guerre et la débauche de la haine.

Trois Comoriens sont assassinés à Anjouan. Or, au lieu de prôner l’apaisement comme cela se fait de longue date entre Comoriens, la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé est restée dans l’usage de la force et de la menace. Le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri ne connaît pas les ressorts intimes de la société comorienne. En 2018, il n’a pas compris ce que Alain Deschamps avait bien saisi en 1983-1987, à l’époque où il était l’Ambassadeur de France aux Comores: «Du reste, le pardon des offenses est sans doute une des beautés d’une éthique politique dont le maître mot est chouara (compromis, arrangement) et qui admet avec indulgence les retournements de veste les plus éhontés»: Alain Deschamps: Les Comores d’Ahmed Abdallah. Mercenaires, révolutionnaires et cœlacanthe, Karthala, Collection «Tropiques», Paris, 2005, p. 52.

Depuis 2016, le «saigneur saignant» Assoumani Azali Boinaheri privilégie l’usage de la force là où le «chouara» aurait produit des miracles. Même le «chouara» aurait été superflu puisque le pays était en paix, mais sa manie de dévergonder la Constitution et les institutions a conduit à la grave crise actuelle et au génocide actuel à Anjouan. Sans ses crimes contre la Constitution et les institutions, ces trois Comoriens n’auraient pas été tués par sa soldatesque.

D’aucuns disent que la Constitution des États-Unis, acceptée le 17 septembre 1787 par la convention réunie à Philadelphie et s’appliquant depuis le 4 mars 1789, est «sacralisée», «fossilisée» et «momifiée». Tant mieux parce que, ainsi, elle est à l’abri des tripatouillages.

Aux Comores, le bambochard fou par hérédité qu’est Assoumani Azali Boinaheri croit que sa seule volonté a valeur de Coran et de Constitution. Il a tué la Constitution et les institutions dans le seul but de s’éterniser au pouvoir. Or, quand la seule ambition politique qu’on a est celle qui consiste à durer, on prépare cette durée dans la modération et la pondération. Quand le fou héréditaire de Mitsoudjé dit qu’il négocie avec l’opposition, il est dans un «monologue de sourds-muets». Lassée par son irresponsabilité, sa folie, ses mauvaises manières et sa mauvaise foi, l’opposition rompit les échanges inutiles avec lui. Le Vice-président Mohamed Ali Soilihi le regardant droit dans les yeux lui reprocha vertement son incapacité à se libérer de ses fantasmes de pouvoir solidaire et à penser aux Comores, plongées dans la souffrance.

Et la communauté internationale dans tout ça? Elle est fatiguée, très fatiguée. Dans un moment de colère sur l’infantilisme criminel des dirigeants comoriens, mon ami Djamal Eldine Issoufa, un croyant sincère et un bon père de famille, avait blasphémé, mais pour lancer un cri du cœur: «Même Dieu est fatigué par les Comores!». Je répète: Djamal Eldine Issoufa est un croyant sincère et un bon père de famille, mais les dirigeants comoriens énervent même les plus pondérés des citoyens.

Eh bien, l’Union africaine n’est pas du tout contente, mais comme disait Pierre Vérin, «les diplomates ne s’indignent jamais, ils s’étonnent seulement»: Pierre Vérin: Les Comores, Karthala, Collection «Méridiens», Paris, 1994, p. 191.

La réflexion désabusée de Pierre Vérin est d’autant plus appropriée que, dans un communiqué du mardi 16 octobre 2018, l’Union africaine déplore: «Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, déplore la suspension, depuis le 2 octobre 2018, du dialogue inter-comorien, qui avait commencé le 14 septembre 2018, sous la facilitation de l’Union africaine à travers son Haut Représentant, Ramtane Lamamra. Il note la dégradation de l’environnement politique consécutive à certaines mesures, notamment la levée, le 3 octobre 2018, de l’immunité́ parlementaire de trois députés de l’opposition dont certains faisaient partie de la délégation de l’opposition au sein du dialogue inter-comorien. Il souligne, encore une fois, la nécessité et l’urgence de mesures d’apaisement de nature à faciliter le règlement de la crise et à préserver les acquis obtenus en termes de réconciliation et de stabilité́.

     Dans ce contexte, le Président de la Commission suit avec préoccupation les développements en cours dans l’île autonome d’Anjouan. Il exhorte toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue et à s’abstenir de toute action de nature à aggraver la tension actuelle. Le Président de la Commission souligne la nécessité de la reprise rapide du dialogue inter- comorien et de son déroulement dans un esprit d’inclusivité, de sincérité́ et de bonne foi. Il exhorte tous les acteurs politiques comoriens à mettre l’intérêt de leur pays au-dessus de toutes autres considérations, et réitère l’engagement de l’Union africaine à accompagner les Comores pour surmonter les défis actuels».

Pendant que les Comores pleurent et enterrent leurs trois morts à Anjouan, Bellou Magochi publie un communiqué bidon dans lequel il jette du kérosène sur le feu en désignant tous les Anjouanais par les termes les plus inacceptables comme «criminels sous l’emprise de la drogue», et a recours à la menace habituelle: «Tous ces criminels qui ont participé à ces actes inacceptables sont identifiés et seront remis à la Justice». Cette «identification» a été obtenue à la suite de quelle enquête, qui a eu lieu où et quand, sous la houlette de qui, avec l’aide de qui?

Pendant que Kiki aboie comme un chien (selon le Camerounais Ferdinand Oyono, «Le chien du roi est le roi des chiens»), Bellou Magochi grogne comme un sanglier albinos, un croisement du sanglier et du porc.

Rira bien qui rira le dernier.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 17 octobre 2018.

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