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Assoumani Azali a un discours fin prêt pour ma mort

Assoumani Azali a un discours fin prêt pour ma mort

Il veut une réconciliation avec moi, mais après ma mort

Par ARM

       Ambari Darouèche dite Makapihi, «La Mère qui ne prépare jamais à manger», première épouse du dictateur fou de Mitsoudjé, a son discours bien rodé: «Cet ARM-là, celui ou celle qui me le ramène devant moi, je lui offre un milliard de francs comoriens», soit la modique somme de 2 millions d’euros. Un chiffre honorable. Son petit discours a fini par atterrir sur les oreilles et sur une partie du cerveau de son mari, le mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Dès lors, celui-ci a pris les devants. Il a rédigé le discours qu’il veut lire sur ma tombe, mon oraison funèbre. Le texte est très intéressant, et nous devons en prendre connaissance.

«C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris la mort de mon frère ARM, que Dieu l’agrée au Paradis. Dès que j’ai appris cette triste nouvelle, j’ai appelé personnellement Ayad Bourhane, Directeur de la Société AB Aviation, pour lui demander de rapatrier d’exil et à mes frais le corps de l’un des enfants les plus méritants des Comores. Mon frère ARM et moi-même avions en commun un amour sincère pour les Comores. Nous étions en désaccord sur la manière d’exprimer cet amour, mais notre amour pour notre pays était le même.

       C’est quand mon frère ARM a publié, en 2001, son premier livre, un livre au titre provocateur, Comores. Les Institutions d’un État mort-né, que j’ai appris son existence. Pendant une semaine, je me suis isolé et j’ai lu son livre. Par la suite, j’en ai parlé à mon entourage. Je le voyais le 30 décembre 2015 à la Salle multifonctionnelle de Fomboni, lors du meeting de présentation de nos candidatures pour les élections de 2016. J’étais très intrigué de voir presque tout mon staff saluer un inconnu en costume noir et partager des moments de joie avec lui. Mais, qui est-il? Qui est cet inconnu? Baguiri Chabouhane et Achirafi Ben Cheikh me le présentèrent. Je me demandais: “Qui est cet homme qui a écrit la biographie de mon ennemi Mohamed Ali Soilihi en octobre 2015, et qui, deux mois plus tard, assiste à mon meeting dans un bel esprit de tolérance, chose rare aux Comores?ˮ. J’avoue que j’étais même passé par un de ses amis pour lui demander de prendre secrètement contact avec moi pour une future collaboration. Pour toute réponse, il avait dit: “Je ne suis pas l’homme qui fait çaˮ.

       Toujours en 2015, mais avant cette rencontre à Fomboni, un de mes proches à Paris m’avait demandé de me mettre en relation avec lui, mais juste la veille de mon retour aux Comores. Il était impossible de le rencontrer. Peu de temps après, j’appris qu’il était devenu le biographe de Mohamed Ali Soilihi. J’ai compris pourquoi on me l’avait recommandé.

       En août 2017, j’ai demandé à Ibrahim Ali Mzimba, qui était son ami, de m’organiser une rencontre secrète avec lui à Paris après la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU. J’étais sûr qu’il allait sauter sur l’occasion et me voir secrètement à l’hôtel, dans la chambre d’Ibrahim Ali Mzimba. Eh bien, drapé dans sa fierté, il rejeta ma proposition.

       J’aurais aimé me réconcilier avec lui de son vivant et travailler avec lui. Cela n’est pas arrivé, et je le déplore. Mais, ici, chez lui, à Djoiezi, je tiens à affirmer devant vous tous que je tenais vraiment à me réconcilier avec lui, et tous mes collaborateurs peuvent en témoigner. Il m’avait attribué des surnoms bizarres et dégradants, et cela, non pas par haine, mais dans le but de fouetter ma conscience. Je l’ai compris tardivement. C’est dommage.

       Au moment où notre cher pays perd l’un de ses enfants les plus imprégnés de l’esprit patriotique, je considère que je perds un frère de sang. On peut ne pas être d’accord avec son propre frère. C’est ce qui arrive. En priant pour que Dieu l’agrée dans Son paradis, je décerne la plus haute distinction de l’État comorien à mon frère ARM. Qu’il repose en paix».

Belle oraison funèbre, n’est-ce pas? Chaque fois qu’un article de votre site préféré choque le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri, il lit cette oraison funèbre pour se consoler. Systématiquement, cette lecture lui redonne le sourire. C’est déjà ça de gagné pour lui, dans un pays en colère contre lui. On se console comme on peut…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 12 octobre 2019.

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