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Assoumani Azali continue de vider les mosquées

Assoumani Azali continue de vider les mosquées

Il pria seul dans la mosquée de Badjanani, Moroni

Par ARM

      J’ai vécu pendant 19 ans au Maroc. Conformément à la Constitution du Royaume, depuis celle adoptée le 7 décembre 1962, le Roi est le Commandeur des Croyants, et ce titre est maintenu jusqu’à ce jour, malgré de nombreuses révisions constitutionnelles destinées, chaque fois à ancrer davantage le Maroc dans la démocratie: «Le Roi, “Amir Al Mouminine” (Commandeur des Croyants), symbole de l’unité de la nation, garant de la pérennité et de la continuité de l’État, veille au respect de l’Islam et de la Constitution. Il est le protecteur des droits et libertés des citoyens, groupes sociaux et collectivités. Il garantit l’indépendance de la nation et l’intégrité territoriale du royaume dans ses frontières authentiques» (Article 19). Alors élève, le futur Roi du Maroc reçoit une solide formation en Études islamiques au Collège royal de Rabat. Pourtant, du Roi Hassan II au Roi Mohammed VI, je n’ai jamais vu, ne serait-ce qu’une seule fois, le Souverain marocain diriger la prière dans une mosquée. Il prie toujours derrière l’Imam. Toujours.

Or, que voit le Comorien dans son pays depuis le 26 mai 2011? Depuis la présidence des Mohéliens de Bête-Salam, le Comorien voit Ikililou Dhoinine diriger la prière quotidienne dans toutes les mosquées où il se trouve. Le chef officiel des Mohéliens de Bête-Salam poussa la tartufferie plus loin, en s’appropriant même la prière des morts. Par la suite, son candidat personnel, qui est aussi celui de ses Mohéliens de Bête-Salam, le «pouvoiriste» polygame Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger», reprit le flambeau des tartufferies dans les mosquées, en s’imposant comme Imam pour la prière quotidienne et pour la prière des morts. Il n’a jamais attendu que la direction de la prière lui soit attribuée; il l’arrache par l’arbitraire, la prédilection pour le mauvais goût et le manque d’élégance.

Il a même voulu le faire en novembre 2016 dans une mosquée de la région parisienne, et avait poussé la goujaterie jusqu’à vouloir y faire de la prédication et de «l’exégèse» du Coran, mais cela lui avait été refusé. Par la suite, sur les trois îles, des Comoriens rigoureux et sérieux ont refusé de le laisser diriger la prière dans leurs mosquées, estimant qu’il n’en avait pas la qualité et que son comportement quotidien est une longue série d’injures à Dieu.

Ce vendredi 23 mars 2018, il débarqua à la Mosquée de Badjanani, à Moroni, mettant toute la capitale comorienne en état de siège, avec une forte présence de militaires, gendarmes et policiers. Les fidèles présents en ce lieu très symbolique le regardaient comme s’il était du poisson pourri transporté sur le dos d’un homme chargé d’un sac d’hérissons sous la pluie. Et quand le «concubinocrate» se leva pour diriger la prière sans qu’on ne le lui demande, plus de 95% des personnes présentes dans la mosquée quittèrent celle-ci en signe de protestation. Les Moroniens ont également hué le dictateur de Mitsoudjé devant la mosquée, et lui ont dit qu’ils ne lui faisaient confiance ni pour diriger l’État, ni pour diriger leurs prières. L’humiliation est trop grave. Le pauvre chéri!

Ce qui n’empêchera pas le brigand Mohamed Abdou Mbechezi et le bandit Saïd Ahmed Saïd Ali, le beau gosse de Ntsoudjini, l’Othello tropical et descendant direct de l’écrivain anglais William Shakespeare, qui a rédigé Othello et Roméo et Juliette sous l’arbre à pain et le cocotier de la case de ses ancêtres à Ntsoudjini, d’annoncer lugubrement et laconiquement: «De retour à Moroni après avoir pris part à New Delhi, en Inde, au sommet de l’Alliance Solaire Internationale et à Kigali au Rwanda, à la signature des Accords établissant la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF), le Chef de l’État SEM Azali Assoumani a dirigé la prière de ce vendredi 23 mars 2018 à la mosquée de la Place Badjanani à Moroni». C’est tout! Contrairement à leurs détestables habitudes de bavards invétérés, les deux mauvais garçons ont compris qu’il ne fallait pas entrer dans les détails d’une humiliation, et ne sont pas entrés dans les détails d’une humiliation.

En d’autres termes, si le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri est tout juste toléré dans les mosquées comoriennes, le peuple ne veut pas qu’il dévergonde leurs prières. S’il avait toute sa tête, il aurait changé de manières, se contentant d’entrer dans les mosquées juste pour prier et non pour diriger la prière par la force.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 24 mars 2018.

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