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Assoumani Azali contre l’auteur Mdama Toihir Daoud

Assoumani Azali contre l’auteur Mdama Toihir Daoud

Le dictateur censure le livre de l’écrivain, qui le dénonce

Par ARM

       De nouveau, c’est le délire. Le dictateur fou de Mitsoudjé s’en prend maintenant à Mdama Toihir Daoud, jeune écrivain comorien, originaire d’Anjouan, interdisant l’entrée de son livre aux Comores. On le découvre sur l’interview que Mdama Toihir Daoud a accordée à l’historien Mahmoud Ibrahime pour le magazine Masiwa, le samedi 5 octobre 2019.

Il se passe des choses surréalistes, et l’écrivain explique: «Après avoir fait des tournées dans les principales villes de France à l’occasion de la sortie de mon livre Les Comores. Tournante et Tourmente, j’ai voulu me rendre aux Comores pour organiser des conférences afin de contribuer au débat sur le devenir de ce bel archipel. Le livre, ayant été bloqué par les autorités comoriennes (en mars 2019, pendant la mascarade électorale), je me suis rendu uniquement à Mayotte. C’est depuis Mayotte que j’ai pris conscience que mon pays a vraiment basculé dans la dictature. J’ai ainsi décidé de participer aux manifestations populaires et ainsi contribuer modestement à cette dynamique, à ce mouvement lancé d’une manière spontanée par des enfants talentueux et patriotes. Ce mouvement exige le changement du système dans notre pays. Non, je ne suis dans aucun mouvement politique».

Le jeune prodige de la littérature politique comorienne n’est pas membre d’un parti politique. Toutefois, il est conscient du deuil causé par la dictature de Mitsoudjé, et de la nécessité pour les Comoriens de se mobiliser contre cette tyrannie: «Je suis un simple citoyen comorien. Le changement et les réformes majeures qui s’imposent dans mon pays ne viendront pas d’un homme ou d’une femme providentiel (le), fût-il (elle) populaire ou populiste. Je pense que ce changement viendra nécessairement de réformateurs et réformatrices avertis ayant tablé et réfléchi sur un projet de société».

Installé à Lyon et très impliqué dans les manifestations contre la dictature de Mitsoudjé, Mdama Toihir Daoud est de ceux qui ont compris le caractère historique du Congrès de Lyon du 5 octobre 2019: «Ce Congrès fait suite aux différents ateliers et travaux organisés à Paris, Marseille et Nice. C’est une grande manifestation populaire où plusieurs personnes et organisations vont se rencontrer, échanger, mutualiser leurs forces afin de dégager le putschiste récidiviste qui a pris en otage le pays. L’enjeu est de sauvegarder l’unité nationale. Nous sommes tous conscients que si le dictateur Azali Assoumani reste au pouvoir au-delà de mai 2021, Anjouan et Mohéli partiront. […].

Nous allons travailler pour mettre fin à la dictature. Tous les moyens seront étudiés pour y parvenir. Nous nous battons pour: la défense et la sauvegarde de l’unité nationale; le respect du cycle de la tournante tel qu’il a été entamé à Ngazidja par Azali Assoumani. Il doit céder la place à un natif d’Anjouan en 2021, la libération de tous les otages politiques, en l’occurrence l’ex-Président Sambi et le Gouverneur élu d’Anjouan. […]. Tous les patriotes engagés dans cet élan pour libérer le pays sont conscients des enjeux. Cette dynamique accompagne le changement tant espéré. Elle contribuera certainement à instaurer un État de Droit».

Voilà des paroles qui mettent du baume au cœur des Comoriens. En tout état de cause, il est lâche de s’en prendre à un écrivain, surtout après avoir emprisonné SAST pour avoir voulu faire un coup d’État avec des stylos Bic à l’encre noire et un ordinateur.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 8 octobre 2019.

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