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Assoumani Azali gagne le perlimpinpin et le pompon

Assoumani Azali gagne le perlimpinpin et le pompon

Il a dirigé la prière du vendredi à la Mosquée de Moroni

Par ARM

       Cocorico! Cocorico! La nouvelle qui sauve le monde en éliminant la mort et les maladies, la famine et les guerres, l’animosité et la haine, a été claironnée, criée sur tous les toits, diffusée aux quatre coins des galaxies et trous noirs de l’univers par le site officiel de Bête-Salam: «Le Président de la République Azali Assoumani a dirigé la prière de ce vendredi à la grande mosquée de Badjanani». Rien que ça! Quelle grandiose et bonne nouvelle!

Désormais, une place au Paradis a été réservée au dictateur fou de Mitsoudjé, quand, après 10.000 ou 100.000 ans, il prendra lui-même la décision de mourir. Mais, qu’a-t-il fait encore? Il a dirigé la prière dans la grande Mosquée de Badjanani, à Moroni, devant l’homme d’État Saïd Hassane Saïd Hachim qui, il y a quelques jours, avait refusé de lui céder le micro pour la prière de clôture d’une cérémonie de mariage dans cette même ville de Moroni. Il l’a fait? Oui, il l’a fait. C’est donc le bonheur sublime et illimité pour le mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Quelle bonne et grande nouvelle! Du coup, le site officiel de Bête-Salam regorge de photos immortalisant ce grand moment de l’Histoire de l’humanité.

Selon Pierre Péan, «au-delà de certaines bornes, le ridicule ne tue plus… il conserve!»: Pierre Péan: L’argent noir. Corruption et sous-développement, Fayard, Paris, 1988, p. 203.

Mais, pourquoi cet étalage de photos? La prière, comme tout acte religieux, est censée être une affaire privée, qui entre dans le cadre de la relation entre l’être humain et Dieu. Alors, pourquoi tout ce tapage pour une prière? Ce qui est encore plus choquant dans cette affaire, c’est quand on sait que dans la Constitution du Maroc, le Roi porte titre de Commandeur des Croyants, mais ne dirige jamais la prière dans les mosquées. Il prie juste derrière l’Imam. Or, aux Comores, depuis la présidence d’Ikililou Dhoinine, l’occupant de Bête-Salam dirige la prière quotidienne, la prière des jours de fête et la prière des morts. Trop, c’est trop! Un dirigeant qui se bagarre pour diriger une prière ou pour s’attribuer la prière de clôture d’une cérémonie de mariage donne de lui-même l’image d’un manant qui n’a rien de sérieux à faire.

«Imam» signifie «littéralement “modèleˮ, “exemplaireˮ» et «cette dignité est conférée par la connaissance du Coran en particulier, et par l’âge ou le rôle social». Et, «en général, on attribue à l’Imam, dont la fonction est appelée Imamat, une connaissance et une autorité surnaturelles, et un degré de mérite qui prolonge, et virtuellement égale celui du Prophète»: Cyril Glassé: Dictionnaire encyclopédique de l’Islam, Préface de Jacques Berque, Traduit et adapté de l’anglais par Yves Thoraval, Éditions Bordas, Paris, 1991, p. 184.

Les questions que se posent les Comoriens à ce sujet sont lancinantes: en quoi le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri est un «modèle» et en quoi est-il «exemplaire» si ce n’est dans le domaine du Mal absolu? Où a-t-on vu chez lui une «connaissance du Coran», un «rang social», «un degré de mérite» et une imitation des qualités du Prophète Mohammed? Pour éviter le ridicule, il ferait vraiment mieux de prier sans diriger la prière.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 5 octobre 2019.

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