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Assoumani Azali, prisonnier de son racisme insulaire

Assoumani Azali, prisonnier de son racisme insulaire

Il haït Anjouan et Mohéli, mais aime-il la Grande-Comore?

Par ARM

     Il était une fois la première kleptocratie d’Ambari Darouèche dite Makapihi, «La Mère qui ne prépare jamais à manger», et de son digne époux, le «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Au cours de cette nuit d’encre qui a duré du 30 avril 1999 au 26 mai 2006, le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri avait donné toute la mesure de sa haine envers les Gouvernorats des îles, ces derniers l’empêchant d’être lui-même Gouverneurs de chaque île. Il avait asphyxié les Gouvernorats des trois îles. Les Gouverneurs, à l’époque Présidents des îles autonomes, devinrent ses pires ennemis. Ce n’est qu’en mai 2018 que Makapihi, complètement hystérique et présentant tous les signes d’une droguée à la Chimique, avouera avoir été la copine du futur tortionnaire Mohamed Bacar dans une caserne de Pamandzi, à Mayotte. Pourtant, sans doute parce qu’il ne connaissait pas cette page du passé de Makapihi dans les casernes pour légionnaires, le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri était très copain avec son rival Mohamed Bacar, se lançant avec lui dans des trafics à donner le tournis.

Par ailleurs, quelques heures avant son putsch du 30 avril 1999, le bambochard Assoumani Azali Boinaheri avait pris en chasse les Anjouanais vivant à la Grande-Comore, lors d’une épuration ethnique aux allures de génocide insulaire.

L’ancien Président Saïd Mohamed Djohar témoigne: «À Moroni tout allait de mal en pis. Aucune action de la part du gouvernement intérimaire contre ce banditisme apparemment soutenu discrètement par les forces chargées de l’ordre public. Les Anjouanais, traqués partout dans l’île, se réfugièrent chez leurs patrons ou leurs amis. Cette anarchie dura une semaine. Certains observateurs avertis pensaient que ce mouvement quasi-raciste était instrumentalisé par une partie de l’armée qui obéissait au chef d’État-major dans le but de déstabiliser le gouvernement intérimaire pour s’emparer du pouvoir. Un matin du 30 avril 1999, au lieu des informations habituelles, la radio nationale ne diffusait que de la musique militaire»: Saïd Mohamed Djohar: Mémoires du Président des Comores. Quelques vérités qui ne sauraient mourir, L’Harmattan, Paris, 2012, p. 337.

Le «saigneur saignant» Assoumani Azali Boinaheri a repris les mêmes méthodes pour les mêmes résultats, à savoir la destruction du pays et la provocation de la haine et du mépris de tout le peuple comorien: «La cote d’Azali s’effondra au point qu’il reçut le sobriquet d’“Azali mpouwa gnoumba”, Azali, le destructeur de maisons. Et sa chute commença graduellement mais inexorablement. À son passage, les gens n’avaient plus peur de le chahuter par son nouveau surnom. L’Accord-cadre de Fomboni lui redonna un certain prestige à l’extérieur. Mais à l’intérieur du pays, il était plombé par un mécontentement croissant. L’Union des Comores, qui remplaça la République, fut dénoncée par une bonne partie du peuple» (pp. 338-339).

Depuis la publication des Mémoires posthumes de Saïd Mohamed Djohar en 2012, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Mais, le putschiste Assoumani Azali Boinaheri est resté le même, celui qui dicte les Constitutions et les institutions destinées à plonger le pays dans les crises: «Les nouveaux dirigeants se félicitent d’avoir réussi à réunir les Comores mais pas à l’unifier [Sic]. Depuis avril 1999, ils se démènent pour leur renouveau: l’Union des Comores avec son nouveau drapeau arc-en-ciel de différentes couleurs. Ils ont tué la République fédérale islamique des Comores, mais n’ont pas encore pu l’enterrer. Des milliers de voix s’élèvent contre cette appellation et se rebiffent. L’Union des Comores ne se retrouve pas malgré d’innombrables réunions et conférences à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Des centaines de millions de francs comoriens sont gaspillés inutilement pendant que les arriérés de salaires s’accumulent. Les instituteurs, les professeurs et les élèves organisent des manifestations revendicatives sans aucun résultat. Les présidents des îles autonomes sont en quasi rébellion» (p. 341). On se croirait en 2016-2018.

Parlons vrai. En 1999-2006, les Présidents des trois îles autonomes, Mzé Abdou Soulé Elbak (Grande-Comore), Mohamed Saïd Fazul (Mohéli) et Mohamed Bacar (Anjouan), étaient en conflit avec le dictateur fou de Mitsoudjé. Eh bien, les Comores revivent la même situation aujourd’hui. L’apprenti-pâtissier de l’Académie Royale militaire de Meknès (Maroc) a, comme Halima, repris ses vieilles habitudes. De nouveau, il étrangle les Gouvernorats des îles frondeuses que sont la Grande-Comore et Mohéli, sans épargner Mohéli, où l’idiot de village Mohamed Saïd Fazul dit Babadi a vendu son âme au diable pour 125 millions de francs comoriens afin de pouvoir se construire une fosse septique et acheter à sa femme des chaussures plus ajustées que celles qu’elle porte pour se rendre aux cérémonies funéraires, amusant le tapis et la galerie. Ça jase à Mohéli. Les Mohéliens jasent.

Le putschiste multirécidiviste Assoumani Azali Boinaheri a tellement repris ses vieilles habitudes qu’il s’est lancé dans un nouveau génocide insulaire, cette fois, contre non seulement sa bête noire Anjouan, mais aussi contre Mohéli, île envers laquelle il n’a que mépris et haine, malgré l’obséquiosité du semblant de Gouverneur Babadi. Tous les militaires mohéliens et anjouanais qui étaient en poste à Bête-Salam ont été affectés ailleurs. Les militaires mohéliens et anjouanais n’ont plus le droit de s’approcher des armes. Les soldats grands-comoriens sont en expédition punitive à Mohéli et à Anjouan, et terrorisent les populations locales. Récemment, un officier mohélien est mort dans des conditions douteuses, et les Mohéliens disent que c’est la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé qui l’a assassiné.

En même temps, les arrestations se multiplient dans les rangs des officiers anjouanais, tous soupçonnés d’avoir «participé» à la fausse tentative de coup d’État, qui n’est pas sans rappeler celle de la nuit du 15 au 16 juillet 2016 en Turquie et «impliquant», selon les autorités turques, 300.000 personnes, ce qui serait une première dans les annales universelles du putschisme!!! Comme en Turquie, la «tentative de coup d’État» inventée par la dictature de Mitsoudjé permet de jeter en prison n’importe qui, sans la moindre raison.

Naturellement, l’arrestation arbitraire du Colonel Ibrahim Salim (Photo), numéro 2 de l’Armée nationale de Développement («Développement» de quoi, s’il-vous-plaît?), fait partie de l’épuration ethnique visant les Anjouanais et les Mohéliens. Car cet officier est Anjouanais. Il n’y a pas eu de tentative de coup d’État, et les arrestations qui se sont abattues sur l’écrivain SAST (il meurt par terre dans une cellule insalubre de la prison infecte de Moroni), Maître Bahassane Ahmed Saïd Hassani, le Colonel Ibrahim Salim et bien d’autres ne reposent sur aucune preuve. Naturellement, le «mandat d’arrêt international» visant le Vice-président Djaffar Ahmed Saïd Hassani est bidon.

Aujourd’hui, de nombreux officiers anjouanais jugés à tort et à raison proches de l’ancien et inévitable prochain Président Ahmed Sambi sont dans le collimateur de la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé. Cette haine finira dans la haine et dans le sang. Le dictateur Assoumani Azali Boinaheri n’a aucune chance de sortir vivant de la machine infernale qu’il a lui-même lancée. Il va être dévoré par le monstre qu’il a lui-même créé. C’est une question de temps, et celui qui le tuera ne sera ni Anjouanais, ni Mohélien, mais un Grand-Comorien proche de lui. Car, il a prouvé qu’il n’aime même pas son île d’origine, et celle-ci le lui rend très bien.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 16 septembre 2018.

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