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Assoumani Azali ressuscite la «Justice» de l’apartheid

Assoumani Azali ressuscite la «Justice» de l’apartheid

Il «distribue» des siècles d’emprisonnement, sans appel

Par ARM

     À l’époque, on avait fait les calculs. C’était au début des années 1960. Le régime infâme de l’apartheid en Afrique du Sud envoyait dans ses prisons des acteurs politiques dont le seul «tort» avait été d’avoir proclamé l’égalité de tous les habitants du pays, abstraction faite de leurs races respectives. Oui, le régime politique maudit de l’apartheid avait envoyé en prison des combattants de la liberté dont le seul «crime» avait été d’avoir proclamé le principe «Une personne = une voix». En ces débuts des années 1960, quand on calculait le nombre d’années d’emprisonnement concernant ces combattants de la liberté, il fallait prendre le siècle pour unité de compte.

Aujourd’hui, un seul pays au monde a repris le système «judiciaire» hideux consistant à «distribuer» des siècles de peine de prison: la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé, propriété personnelle, familiale, clanique et villageoise du «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Les Comores sont devenues «L’Archipel du goulag» (Alexandre Soljenitsyne), comme le dit cet acteur politique majeur comorien.

Ce samedi 15 décembre 2018, la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé a fait pire que l’apartheid: elle a «distribué» des vies devant finir théoriquement en prison: le Vice-président Djaffar Ahmed Saïd Hassani, son petit frère Maître Bahassani Ahmed Saïd Hassani et l’écrivain Saïd Ahmed Saïd Tourqui (SAST) ont été condamnés à finir leurs vies en prison, et si un jour, il doit y avoir une remise de peine, celle-ci ne doit pas intervenir avant 2048, dans 30 ans! Ces trois Comoriens sont absolument innocents.

Cette affaire n’est même pas triste; elle est vulgaire et subalterne. Dans quelques semaines, ces honnêtes personnes auront recouvré leur liberté, indépendamment d’une décision de la dictature actuelle. Leur réhabilitation ne sera même pas nécessaire, puisque tous les Comoriens savent qu’il s’agit d’une mascarade et d’une injustice Il ne faut même pas s’énerver, parce qu’on ne s’énerve pas contre des chimères. Il faut tout juste s’armer de mépris envers la méprisable et méprisée «Ripoux-blique» de Mitsoudjé.

Le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri est mourant. Il se pourrait même qu’il meure alors qu’il est à l’étranger, gravement affaibli par diverses maladies incurables et mortelles. Il n’a toujours pas compris que c’est le moment pour lui de se réconcilier avec les Comoriens avant de mourir.

À ce stade, il est impossible de ne pas avoir une pensée pour le Roi Hassan II du Maroc. Le 7 décembre 1962, il faisait adopter par référendum la première Constitution marocaine, un texte qui sera suivi de 5 autres. Contrairement à ce qui s’est passé aux Comores le lundi 30 juillet 2018, au Maroc, chaque nouvelle Constitution adoptée renforce les acquis de l’État de Droit et de la démocratie. La dernière date du 1er juillet 2011. Mieux encore, depuis 1994, le Roi Hassan II voulait former un gouvernement d’une véritable unité nationale, pour réunir toutes les sensibilités politiques du pays. À la faveur des élections législatives de 1997, en février 1998, il nomma un Premier ministre socialiste, Abderrahmane Youssoufi, qui l’avait beaucoup combattu par le passé. Le «gouvernement d’alternance consensuelle» a été formé le 14 mars 1998, regroupant toutes les sensibilités politiques du pays, et réconciliant définitivement le Maroc avec lui-même. De fait, mort le 23 juillet 1999, le Roi Hassan II laissait derrière lui un pays réconcilié avec lui-même et en paix. En 2011, le Printemps arabe ravagea des pays arabes, tout en épargnant le Maroc, un pays réconcilié.

Le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri est trop petit et stupide pour comprendre de telles subtilités. À l’instant même, par message, on me demande si ce dictateur est mort comme le prétend une certaine rumeur. Hélas, il est encore de ce monde! Hélas, il est toujours vivant! Or, c’est au moment où ce dictateur inculte est gravement malade qu’il «distribue» des siècles de prison et des vies devant finir en prison, se prenant pour Dieu. Voilà un homme qui n’a rien compris sur le principe même de la vie et de la politique.

Il est resté sur les mauvaises manières de Mouammar Kadhafi, surnommé «Le Chien enragé du Proche-Orient» par Ronald Reagan, et «Le Garçon fou de Tripoli» par Anouar El Sadate. Au lieu de quitter le pouvoir pacifiquement en 2011, comme le lui demandaient les Libyens, après avoir pris le pouvoir le 1er septembre 1969, il promettait des «fleuves de sang». Il finit par tomber entre les mains de ses ennemis. Ceux-ci sodomisèrent sadiquement son fils devant lui avant de tuer ce fils devant le père, et avant de tuer ce père. Mouammar Kadhafi est mort comme il a vécu: violemment et bêtement. Le bambochard Assoumani Azali Boinaheri est sur les traces de Mouammar Kadhafi. Il finira comme lui.

«Le juge n’est pas un distributeur automatique de peines», nous disaient nos Professeurs de Droit pénal et de Procédure pénale. Or, ce samedi 15 décembre 2018, des «magistrats» se présentèrent au Tribunal de Moroni avec leurs «distributeurs automatiques de peines» et ont «distribué» les peines. Quand ces «magistrats» aux ordres sont arrivés au Tribunal de Moroni, ils avaient déjà arrêté leurs décisions, dictées par leurs maîtres de Mitsoudjé. Ils prirent des décisions iniques sur la vie et la liberté de Comoriens innocents.

Ces «magistrats» n’ont écouté aucune voix raisonnable, n’ont respecté aucune règle de Droit, n’ont pas eu la conscience interpellée par l’indignation légitime des avocats de la défense, qui ont préféré ne pas cautionner une parodie de justice, n’ont pas eu des remords en siégeant dans la Cour de la Honte mercenariale que ne prévoit aucun texte juridique, n’ont pas eu honte devant les hommes et n’ont pas eu peur de Dieu en édictant des sanctions excluant tout appel, en organisant des simulacres de procès d’une portée mortelle en une seule séance, là où il en aurait fallu une vingtaine. Même le système judiciaire de l’apartheid n’était pas aussi expéditif.

Donc, face à une monstruosité pareille, abandonnons toute forme de colère. Armons-nous juste de mépris. Oui, armons-nous de mépris face à une «Justice» aux ordres qui a eu l’indécence de condamner à une peine de prison de 20 ans une femme, Madame Nour Tourqui, la propre sœur de SAST. La dictature de Mitsoudjé veut décimer la famille Tourqui, l’une des plus prestigieuses de Moroni et de Grande-Comore. Une femme innocente en prison pour 20 ans… Là, les Comoriens ont vu la barbarie à l’état brut.

La «Ripoux-blique» de Mitsoudjé finira dans le sang…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 16 décembre 2018.

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