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Assoumani Azali sera devant la Justice internationale

Assoumani Azali sera devant la Justice internationale

La compétence universelle des Tribunaux contre un tyran

Par ARM

       Le mardi 20 octobre 1981, le Président François Mitterrand prononçait son Discours emblématique et historique de Cancun, devant le Monument de la Révolution, à Mexico. C’était à la très belle époque où tous les espoirs d’une vie meilleure étaient permis. De ce Discours fait de panache et d’espérance, citons les passages suivants: «Il n’y a et ne peut y avoir de stabilité politique sans justice sociale. Et quand les inégalités, les injustices ou les retards d’une société dépassent la mesure, il n’y a pas d’ordre établi, pour répressif qu’il soit, qui puisse résister au soulèvement de la vie», «on ne peut pas impunément laisser le plus faible seul face au plus fort, tourner le dos et suivre son chemin. En Droit international, la non-assistance aux peuples en danger n’est pas encore un délit. Mais c’est une faute morale et politique qui a déjà coûté trop de morts et trop de douleurs à trop de peuples abandonnés, où qu’ils se trouvent sur la carte pour que nous acceptions, à notre tour, de la commettre».

Quelques années plus tard, sous la houlette du Docteur Bernard Kouchner, le monde allait être agité par deux notions: «Droit d’ingérence» et «devoir d’ingérence». Le Docteur Bernard Kouchner a été l’auteur d’une phrase d’anthologie: «Il faut s’élever contre le mépris qui consiste à déclarer que les peuples pauvres ont besoin de dictatures». Dans son combat pour le «droit d’ingérence», son nom est associé à celui de son ami, le regretté Professeur Mario Bettati, qui avait déclaré: «Cette démobilisation politique est incontestable. Mais est-elle due à la rhétorique humanitaire ou à la fin des idéologies? Nous manifestions contre la guerre du Viêt-Nam ou contre d’autres conflits de décolonisation au nom du “droit des peuples à disposer d’eux-mêmes”, et puis nous avons découvert qu’il s’agissait du “droit des mêmes à disposer de leurs peuples”». Merci pour ces mots.

Ces mots nous ramènent à la dure réalité vécue au quotidien par le peuple comorien, du fait du mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». En dehors des armes à feu, tout a été fait pour ramener à la raison ce dictateur inculte et bouché, sourd à tous les appels à la tempérance, la modération et l’acceptation de l’autre, sans lesquelles il n’y a ni vie sociale, ni vie politique.

Des avocats comoriens parmi les meilleurs fils du pays ont décidé de combattre ses incessantes et gravissimes violations des droits de l’Homme par le Droit, en ayant recours à l’universalité de la Justice, à la compétence universelle de certaines juridictions et donc à la Justice internationale. Malgré les balbutiements et les imperfections, ces notions sont déjà utilisées par des juristes africains, aidés de leurs confrères occidentaux, contre des dictateurs africains. L’ancien dictateur libérien Charles Taylor est à la Cour pénale internationale (CPI). L’affaire des biens mal acquis est en cours de jugement en France. Simon Compaoré, frère de l’ancien dictateur Blaise Compaoré, est entre les mains de la Justice française.

Bientôt, la notion de «compétence universelle» de certaines juridictions nationales arrivera aux oreilles du «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri.

Les Comoriens sont très fiers de leurs dignes enfants ayant engagé des poursuites judiciaires internationales contre le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri: Maître Moudjahidi Abdoulbastoi (Barreau de Moroni), Maître Enchouroi Kari (Barreau de Lyon), Maître Mihidoir Ali (Barreau de Saint-Denis, La Réunion), Maître Saïd Mohamed Saïd Hassane (Barreau de Paris) et Maître Ben Ali Ahmed (Barreau de Saint-Pierre, La Réunion).

Le Président François Mitterrand avait prophétisé sur l’inscription, un jour, du droit d’ingérence sur la Charte des Nations Unies. Ne perdons pas cet espoir.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 29 juillet 2019.

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