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Assoumani Azali va débaptiser l’Aéroport de Hahaya

Assoumani Azali va débaptiser l’Aéroport de Hahaya

Il supprime «Prince Saïd Ibrahim» du nom de l’Aéroport

Par ARM

     Deux Djoieziens.

Le premier de ces Djoieziens était chauffeur de voitures automobiles. Il aimait tellement bricoler que, le soir venu, il s’ennuyait et allait ouvrir le capot de sa voiture pour farfouiller dedans, alors que cette voiture n’avait aucun problème technique. Quand il ne pouvait pas traficoter le moteur de sa pauvre R4, notre homme démontait et remontait 1.000 fois sa lampe de poche.

Le deuxième Djoiezien en question vit à Moroni. Lui aussi aime trifouiller et bricoler les appareils. Chez lui, c’est une véritable maladie. Il aime retirer une pièce de son compteur électrique, un truc rechargeable dont je n’ai jamais vraiment compris l’utilité. Naturellement, quand notre homme démontait et remontait cette pièce sans apporter le moindre changement au fonctionnement de l’électricité dans sa demeure, il m’énervait, et je ne manquais pas de lui dire que son manège m’exaspérait et qu’il devait l’arrêter.

Ces deux Djoieziens aiment fouiller, farfouiller, monter, démonter, bricoler, emberlificoter et torturer les appareils. Eh bien, ils ont un admirateur devenu un imitateur. Cet admirateur devenu un imitateur a un nom, un visage et une adresse: le «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Bakapihi aime farfouiller, fouiller, emberlificoter, bricoler, rafistoler, mais aussi casser, détruire et incendier.

Du jeudi 26 mai 2016 à ce jour, avec la complicité agissante de son incendiaire d’épouse Ambari Darouèche dite Makapihi, «La Mère qui ne prépare jamais à manger», une habituée du fait, il a incendié le Trésor public à Moroni, une Banque, la Cour constitutionnelle, la Commission de Prévention et de Lutte contre la Corruption (CNPLC), l’Accord-cadre de Réconciliation nationale de Fomboni en date du 17 février 2001, la Constitution du 23 décembre 2001, l’Hôpital El-Maarouf de Moroni, l’hôpital construit par le Président Ahmed Sambi à Bambao Mtsanga, le chantier de l’Aéroport de Mohéli, le beau bâtiment de Comores Télécom à Mohéli (sa climatisation est désespérément morte), l’unité nationale comorienne, la stabilité institutionnelle du pays, les libertés individuelles et collectives, la Justice, l’État, la République et la sérénité des Comoriens.

     Il lui faut toujours quelque chose à farfouiller, bricoler, incendier et casser. Cette fois-ci, il a décidé d’arroser de kérosène et incendier la tombe du Prince Saïd Ibrahim, ancien Député des Comores à l’Assemblée nationale française et à l’Assemblée territoriale des Comores (Chambre des Députés), ancien Président du Conseil de Gouvernement, le dirigeant comorien le plus rassembleur, le plus consensuel. Oui, le fou maudit de Mitsoudjé a signé un décret scélérat destiné à débaptiser l’Aéroport international Moroni – Prince Saïd Ibrahim (AIMPSI), pour enlever le nom du Prince Saïd Ibrahim, le constructeur de cette infrastructure. Il va probablement le rebaptiser Aéroport Boinaheri, du prénom de son grand-père, un gus très controversé. Qui sait? Avec ce dictateur débile et inculte, il faut toujours s’attendre au pire.

En débaptisant l’AIMPSI, le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri s’inscrit dans une longue tradition de trahison envers le Prince Saïd Ibrahim. Pour rappel, quand le Prince Saïd Ibrahim proposa le projet de construction de l’Aéroport de Hahaya, tous ses adversaires et ennemis, qui n’ont jamais proposé la moindre idée constructive, s’opposèrent au projet. Le Prince Saïd Ibrahim fit construire l’Aéroport de Hahaya. Le jour de l’inauguration de celui-ci, il n’était plus aux affaires. Ses ennemis paradaient et plastronnaient devant le nouvel Aéroport à la construction duquel ils s’étaient opposés, et n’avaient même pas eu l’élégance élémentaire de l’inviter à la cérémonie. Le Prince Saïd Ibrahim avait suivi celle-ci de loin, se servant de jumelles, monté sur le toit d’une voiture. Il avait versé une larme d’émotion, d’abord en constatant qu’il avait réalisé un projet d’envergure pour le pays, ensuite en pensant aux mauvaises manières et à la goujaterie haineuse des acteurs politiques comoriens.

Le dimanche 19 novembre 2017, j’étais dans un avion qui avait fait l’escale technique à l’Aéroport de Hahaya. J’ai dû admirer mon pays de l’intérieur sans descendre, non par peur, mais pour ne pas créer des souffrances morales à ma famille à la suite d’une arrestation. Et que vois-je? Sur le fronton du bâtiment principal de l’Aéroport, il manquait des lettres au nom du Prince Saïd Ibrahim. J’avais dénoncé cette bêtise haineuse sur ce site. Aujourd’hui, la mort dans l’âme, les Comoriens apprennent que le dictateur fou de Mitsoudjé a déjà signé le décret qui débaptise l’AIMPSI. Bien évidemment, quand la tête du «ventriote» aura roulé par terre et avalé du sable, parmi les premières mesures qui seront prises, il y aura le retrait de la serviette hygiénique baptisée «Constitution du 30 juillet 2018» et celui de ce décret scélérat sur l’AIMPSI.

En Droit, le retrait signifie que le texte juridique retiré de l’ordonnancement juridique est supposé n’avoir jamais existé et n’avoir produit aucun effet juridique. Le retrait va beaucoup plus loin que l’abrogation.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 25 septembre 2018.

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