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Au secours! Ali Abdou El-Aniou est Français!

Au secours! Ali Abdou El-Aniou est Français!

Petits secrets d’un «anticolonialiste» grand donneur de leçons

Par ARM

     Un homme très courtisé ces derniers temps, Abbas Mohamed El-Had, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de la Fonction publique, des Réformes administratives, des Droits de l’Homme et des Affaires islamiques (ouf! Assez!). Et pourquoi Abbas Mohamed El-Had est-il un homme très courtisé par les temps qui courent? Eh bien, la raison est très simple et fait jaser dans les salons cossus de Moroni: il a une petite histoire décapante et corrosive à raconter. En effet, à ses proches, le ministre de la Justice tient le petit discours suivant: «Nous avons bien fait d’autoriser la tenue des “Assises nationalesˮ que réclament ces gens-là, pour les raisons démagogiques et fallacieuses que tout le monde connaît. Notre idée de les laisser faire pour en finir une bonne fois pour toutes avec cette histoire est très bonne parce qu’entre ces gens-là, c’est la joie et les protestations d’amitié et de fraternité. Voir des gens qui veulent donner des leçons à tout un pays vouloir s’entretuer par pure vengeance politique fait rire. Il fallait les voir Place Badjanani. Les survivants du Parti Vert accusent les survivants du Parti Blanc de toutes les vilénies de la Terre. Les survivants du Parti Blanc retournent aux survivants du Parti Vert la monnaie de leur pièce, dans un climat très lourd, un climat fait d’accusations réciproques et de regards obliques. Et on ricane plus fort encore quand on entend le Mahorais Youssouf Saïd, dont la candidature à l’élection présidentielle du 30 septembre 1985 a été invalidée sous le régime politique d’Ahmed Abdallah, accuser vertement les rescapés du Parti Vert d’avoir voulu l’assassiner, lors de l’élection présidentielle en question. C’est ce qui arrive quand on croit incarner l’intelligence et la vertu dans un pays. Ils vont s’étriper parce que chaque camp politique a été d’un comportement exécrable envers l’autre. Les “Assises nationalesˮ tournent au règlement de comptes à caractère politique et au pugilat public».

     Justement, comme l’heure est à l’hypocrisie totale sur la scène politique comorienne, et comme justement Abbas Mohamed El-Had est le ministre de la Justice, il aurait encore plus ricané et daubé s’il apprenait la triste histoire de cet avocat qui se prend pour le nombril du monde et qui donne des leçons de «nationalisme» et de «patriotisme» à la Planète entière, mais tout en se mariant dans une clandestinité totale avec une de ses anciennes clientes. Et alors? Il ne faut pas dire «Et alors?» parce que si l’identité des deux «époux», aujourd’hui divorcés, également dans une clandestinité totale, était connue, c’est toute la République qui allait imploser, ses marmites et casseroles avec. L’heure est très grave parce que la cliente en question était sortie de l’anonymat lors d’une tristement célèbre affaire d’assassinat, et son avocat avait choisi la clandestinité la plus opaque pour se marier avec elle et pour divorcer d’elle. Affaire privée? Des clous! L’identité des deux «époux» est tellement explosive qu’un tel naufrage matrimonial n’aurait pu rester dans la sphère privée si quelques vapeurs sortaient de la casserole. Tout a été fait pour que ce mariage soit ignoré de tout le monde. Pourtant, la chose se sait dans un petit cercle de quelques initiés triés sur le volet. La question qui se pose alors est celle de savoir pourquoi un Musulman cache son mariage, alors que dans toutes les religions du monde, le mariage est un lien sacré, béni de Dieu et doit être de notoriété publique. On n’a pas besoin de se jeter dans la clandestinité pour faire une bonne chose. Et si on se marie dans la clandestinité, probablement dans un «Kwassa-Kwassa» dans le bras de mer entre Anjouan et Mayotte, c’est qu’il y a requin sous roche. Et, il y a requin sous roche, effectivement.

     Et, à l’heure où on cogite sur cette clandestinité matrimoniale pour le moins saugrenue, une «clandestinité juridique» pointe le nez: Ali Abdou El-Aniou, Avocat au Barreau de Moroni, Président du prétendu et haineux «Comité Maoré», grand pourfendeur du «colonialisme français», de l’«impérialisme français», du «néocolonialisme français», des «barbouzeries françaises» et de la «Françafrique», est Français. Oui, Maître Ali Abdou El-Aniou, l’homme qui passe sa vie à insulter la France, matin, midi et soir, a la nationalité du pays qu’il aime le plus détester en public, la nationalité du pays qu’il aime vilipender en public, la nationalité du pays qu’il aime charger de tous les maux de la Terre: la France. Oui, comme «l’apatrîle» Ahmed Sambi, le «militant anticolonial et anti-impérialiste» Ali Abdou El-Aniou est Français. Oui, comme son copain Idriss Mohamed Chanfi, autre chef du prétendu «Comité Maoré», Ali Abdou El-Aniou est un citoyen de la République française, et il est à féliciter parce qu’il a bien fait d’être Français. Oui, comme son copain Idriss Mohamed Chanfi, il se cache des Comoriens pour aller renouveler ses papiers français à l’Ambassade de France aux Comores. Oui, tout comme son copain Idriss Mohamed Chanfi, il demande à ce que sa nationalité française soit tue.

     Les gens se marient dans la clandestinité, divorcent dans la clandestinité et renouvellent leurs papiers français dans la clandestinité. Être de nationalité française, voilà une chose honorable. Mais, pourquoi s’en cacher et vivre son statut de Français dans la clandestinité absolue? La réponse est connue: dès qu’un Comorien de nationalité française fait tout pour que sa double nationalité ne soit pas connue, c’est qu’il est en contradiction avec lui-même et qu’il ment aux Comoriens.

     En avril 2011, alors que sa diplomatie du tambour et du tamtam avait plongé inutilement et imprudemment les relations franco-comoriennes dans une crise profonde, et alors qu’il venait de déposer sa propre demande de naturalisation auprès des autorités françaises, Ahmed Sambi était évanoui en apprenant que non seulement son ministre des Relations extérieures, mais également son ministre de la Défense et son chef d’État-major étaient des citoyens de la République française. Pourtant, cela ne devait pas l’étonner puisque, tour à tour et coup sur coup, il avait nommé deux Français Ambassadeurs des Comores en France. Et, pendant qu’Ahmed Sambi sortait de son évanouissement, il se rappela d’une chose: son fidèle Mohamed Bacar Dossar attendait impatiemment la réponse des autorités françaises au sujet de sa propre demande personnelle de naturalisation. En ce jour d’évanouissement, Ahmed Sambi devait répondre à une question très piquante de Luc Hallade, alors Ambassadeur de France aux Comores: «Pourquoi ce sont les autorités comoriennes ayant la nationalité française qui se montrent les plus francophobes?». Croyant que seul son ministre des Relations extérieures était Français, on lui parla alors de son ministre de la Défense et de son chef d’État-major. Ne s’y attendant pas, et ayant définitivement perdu la face, il avait lancé son fameux: «Il n’y a de Dieu qu’Allah, et Mohamed est Prophète. Dans ce pays, qui dit la vérité à qui et qui ment à qui?». Or, lui-même mentait aux Comoriens puisqu’il avait déposé une demande de naturalisation auprès des autorités françaises, après le cinglant refus qu’il avait essuyé auprès autorités des Émirats Arabes Unis. Et il continue ses petits mensonges démagogiques malsains envers les Comoriens.

     Aujourd’hui, il faudra qu’Ali Abdou El-Aniou, l’homme qui considère que tout Comorien se présentant en négociateur devant les autorités françaises pour parler de Mayotte est un «collabo», soit sincère et dise la vérité aux Comoriens: pourquoi vit-il son statut de citoyen français dans la clandestinité totale? Il ne lui est pas interdit d’être Français puisqu’il y a plus de Français sur la partie indépendante des Comores qu’à Mayotte, mais d’expliquer aux Comoriens pour quelles raisons il veut empêcher les Mahorais d’être Français alors que lui-même est Français. C’est tout. Ali Abdou El-Aniou est un donneur de leçons très suffisant, très arrogant, très intransigeant et très porté sur une attitude faite de morgue dès qu’il s’agit de dénoncer la France et d’accuser les autorités comoriennes de complaisance à l’égard de la France au sujet de Mayotte. Mais, à ce jour, il n’a jamais été capable de dire pourquoi il refuse toute solution négociée sur ce dossier empoisonné et pourquoi il se croit obligé de donner des leçons de «nationalisme» aux autres, alors qu’il a la nationalité du pays qu’il n’appelle que par le mot d’«occupant».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 17 novembre 2015.

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