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Au temps de Sambi – braquage d’état à visage découvert (Partie 4)

Aux Comores, nous avons eu un cartel bien organisé : celui de Sambi et ses amis irano-chiites.

Cela nous renvoie au temps où les Comores figuraient liste des pays à surveiller du service des renseignements américains. Tout le monde était au courant de l’enquête en cours menée par la Central Intelligence Agency. Sous couvert d’enquêter sur le terrorisme, leur agenda incluait de suivre les agissements et les transactions financières des hommes d’État comorien. En fait, les deux sujets étaient liés. Plusieurs états ont décidé de durcir l’octroi de visas aux ressortissants comoriens (l’Égypte, le Maroc et j’en passe). Désormais, les Comoriens doivent attendre des jours, voire des semaines. À cause de quoi ? La soumission du Président Sambi aux influences chiite et iranienne.

Nous avons tous cru que Sambi serait le messie de la politique comorien. Venus apporter le changement et tous nous sortir de la misère. Hélas, la réalité a était tout autre. On a constaté la disparition de la souveraineté de l’État. La mise en place de la vente des passeports comoriens, l’arnaque de la Conférence de Doha censé financer des grands projets de développement, les domaines clés comme la pêche et le transport ont été laissés aux sociétés arabes… un véritable braquage de l’État ! Plusieurs comptes à l’étranger ont été mis en place pour collecter et puis blanchir l’argent volé directement dans les coffres de l’état. Ils ne transitaient même plus par les Comores. Tous ces milliards partaient directement à l’étranger.

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Plus de 700 tonnes de poissons étaient pêchées chaque mois par la Société de Pêche créée par les Qataris. Les pêcheurs comoriens se plaignaient qu’il n’y avait plus assez de poissons pour eux. Ces poissons étaient vendus directement à l’étranger, dans des restaurants haut de gamme, sans aucun contrôle par l’état. Le prix du kilo allant jusqu’à 60€ selon certains informateurs.

La vente des passeports à 4 000 familles bédouines a justifié, aux yeux du Qatar, de payer en CASH six mois aux fonctionnaires comoriens. Six mois, c’est ce qui était payé… mais combien de milliards ont vraiment été donnés avant d’être détournés par Hassani Hamadi (alors ministre des Finances) et les proches de Sambi ? Je ne peux pas oublier le reportage qui disait que son fils imprimait lui-même des passeports au siège de SEMLEX en Belgique… à 100 000 dollars le passeport, combien en a-t-il imprimé ? Combien ont réellement détourné Sambi et sa famille ?

Durant le quinquennat de Sambi, les enquêteurs ont estimé que 54 000 passeports ont été vendus. Ces passeports sont désormais aux mains de groupes chiites et iraniens qui combattent dans les zones de conflits du monde arabe (Yémen, Liban, Syrie) et qui causent la perte de vie de centaines d’innocents, tous les jours.

Je trouve tout à fait normal que Sambi, qui a pensé et laissé ce système de mafia étatique durer, soit poursuivi en justice par les gens du Président Azali. Après avoir vendu notre souveraineté, sa famille et lui récoltaient les millions de dollars, pendant que nous ne voyions que les miettes.

J’espère que l’enquête ira jusqu’au bout et qu’on saura la vérité !

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