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Avec leur anaphore « Moi Sambi » les sambistes mélangent les pinceaux !

Avec leur anaphore « Moi Sambi » les sambistes mélangent les pinceaux !

Ils confondent tout dans leur anaphore « Moi Sambi » : les deux « S » Sidi-Sambi, font l’amalgame entre « élection primaire insulaire » et « premier tour d’une élection présidentielle ».


 Cela nous rappelle aussi que l’ancien président Ahmed Sambi, Chef Suprême des Armées (2006-2011) dans son discours (voir sa vidéo https://youtu.be/0xeqwkbKawM?t=525) sur l’assassinat de Combo Ayouba en novembre 2012, il a attribué à Combo le poste de « Chef de corps de l’Armée » alors que ce poste n’existe même pas dans l’armée comorienne. Voyez-vous, il mélange tout, confond tout, même quand il est Chef Suprême des Armées il ignore complètement la composition de l’AND au point d’attribuer à Combo un poste qui n’existe pas. Ahmed Sambi dit dans sa vidéo que « la raison pour laquelle Combo a été assassiné c’est qu’il était devenu Chef de corps de l’armée ». Ah bon ! « Chef de corps de l’armée ? » est ce que au moins ça existe dans l’armée comorienne ? 

Certes, beaucoup de gens ne connaissent pas l’organisation de l’AND mais, pour un Chef Suprême des Armées cela est grave, n’est-ce pas ? Tout citoyen qui s’intéresse peut savoir que l’Armée Nationale de Développement est composée pour le moment des corps suivants : la Gendarmerie Nationale; la Force Comorienne de Défense; la Garde-Côtes Comorienne; le Groupement de Sécurité des Hautes Personnalités (GSHP) et de deux corps de soutien que sont l’Ecole Nationale des Forces Armées et de Gendarmerie (ENFAG) et le Service de Santé Militaire (SSM). Chaque corps a un chef dont l’appellation administrative varie selon le corps. 

– Pour la gendarmerie, il est le Commandant de la gendarmerie ou COMGEND comme les militaires disent; 
– pour l’ENFAG et le SSM, il est le Directeur 
– pour le FCD il est le Chef de corps!
A toi militaire comorien, dis-moi si je mens ! Ainsi Combo n’était pas le Chef de corps de l’Armée puisque ce poste n’existe pas. Il était « chef de corps de la FCD ». 

Certes, Ahmed Sambi n’est pas le seul à se tromper car la majorité des comoriens ne savent pas que le Président Mohamled Taki avait porté des changements dans les structures de l’armée en créant l’AND. Tout de même, puisque Sambi était Chef des armées, il devait le savoir surtout quand il s’apprêtait à dire cela dans une vidéo à charge. La vérité de l’affaire Combo éclatera inchallah. On note que dans sa vidéo, après la libération du Général Salimou l’ancien raïs Sambi a menti au moins sur un point : Combo n’était pas « Chef de corps de l’Armée » mais plutôt Chef de corps de la FCD. Passons et revenons à l’essentiel du moment c’est à dire l’élection primaire. 

Avec leur anaphore « Moi Sambi », les sambistent mélangent les pinceaux ! 

L’ancien président Ahmed Sambi confond l’élection primaire insulaire à un premier tour d’une élection présidentielle.Rappelons que l’élection primaire n’est pas un premier tour mais un préalable-prérogative insulaire imposé à l’île où échoit la tournante. 


J’ai lu aussi, un article de l’ancien Ministre Ibrahima Mhoumadi Sidi sur le site « Habarizacomores » et j’ai constaté que lui aussi, il confond l’élection primaire avec un premier tour de l’élection présidentielle qui n’existe pas dans la constitution como-rienne. Avec leur anaphore « Moi Sambi » ils pensent que cela est suffisant et que l’ancien président Sambi peut être candidat à l’élection primaire de Ngazidja. Pour eux, un bédouin ayant la nationalité comorienne peut être candidat à l’élection primaire de Ngazidja. Sinon, où est la différence ? 

À mon sens, ils confondent l’élection ‘primaire’ avec ‘un premier tour d’une élection présidentielle’. Rappelons d’abord que la constitution n’a pas prévu deux tours pour l’élection présidentielle.d’ailleurs nos amis sambistes se rappelleront peut être que cette question a été posée à Hamada Madi Boléro en 2010. « Est ce que vous êtes candidat à l’élection présidentielle de 2010 ? » Il a répondu tout simplement :  » je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle,mais plutôt à l’élection primaire insulaire ». ha ! ici Boléro fait la différence entre l’élection primaire insulaire et premier tour d’une élection présidentielle. Mais encore une fois, cela ne plait pas ils ont oublié.  

Ensuite, la primaire est un préalable-prérogative 100% insulaire, accordé à l’île où échoit la tournante pour limiter à trois (3) les candidats à l’élection présidentielle et permettre à cette île de choisir librement 3 de ses enfants capables de gouverner le pays. Cela dit que l’anaphore « Moi Sambi » ne relève pas les cri-tères de ce « préalable-prérogative 100% insulaire » conformément à l’article 14, pourtant c’était le cas en 2002; C’était le cas en 2006, même chose pour 2010. 
L’élection primaire régit par l’article 14, n’est pas un premier tour de l’élection présidentielle comme veut nous faire croire l’ancien Ministre Sidi. 

Cet élection primaire est un préalable-prérogative insulaire qui doit être tranché avant l’élection présidentielle et ayant comme nécessité, la désignation des trois (3) candidats à l’élection présidentielle. Faut-il rappeler à l’ancien Ministre Sidi qu’aux Comores l’élection présidentielle n’a pas un premier et un deuxième tour ? Conformément à l’article 13 de la constitu-tion, l’élection présidentielle n’a pas deux tours mais un (et un seul) tour : « Le Président et les Vice – présidents sont élus ensemble au suffrage universel direct majoritaire à un tour pour un mandat de cinq (5) ans ».art 13. 

L’ancien Ministre Sidi sait très bien qu’il y a un préalable pour être candidat à l’élection présidentielle, il sait aussi que l’élection présidentielle commencera après l’élection primaire et pas avant. Il sait enfin, que les critères qu’il a énumérés dans son « Moi Sambi » sont des critères valables seulement après l’élection primaire. 

Pour être candidat à l’élection présidentielle et avant d’arriver à cette élection présidentielle il y a un préalable qu’il faut absolument répondre. C’est justement cela que l’équipe Sambi fait semblant d’oublier. Il faut répondre aux conditions du préalable pour espérer être parmi les 3 candi-dats à l’élection présidentielle. 
On peut faire simple avec une question très simple : est-ce que Ahmed Sambi peut être élu au suffrage indirect de cette même élection primaire conformément à l’article 14 ? 

C’est-à-dire, Ahmed Sambi peut être élu par les Conseillers et les Maires de Ngazidja réunis en congrès ? La réponse est non. Alors, l’ancien président Ahmed Sambi qui ne peut pas être élu (au suffrage indirect) par les Conseil-lers et les Maires de Ngazidja réunis en congrès, ne peut pas être éligible au suffrage universel direct de cette même élection. Autant dire que l’élection primaire ne peut pas être insulaire au suffrage uni-versel indirect (art 14) et nationale au suffrage universel direct. Ça n’a pas un sens.

L’anaphore « Moi Sambi » doit tenir compte du préalable établi (art 14), avant d’arriver à l’élection présidentielle (art 13).

Mrimdu


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