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«Avec ou sans l’opposition, on fera notre dialogue»

«Avec ou sans l’opposition, on fera notre dialogue»

Bellou Magochi confirme «le monologue des sourds»

Par ARM

     Par un miracle extraterrestre et de l’au-delà, Bellou Magochi, un «agronome», était devenu «Directeur du Cabinet du dictateur chargé de la Défense» avant d’être rétrogradé à «Délégué à la Défense». Le Directeur du Cabinet d’un Président est souvent un juriste, de préférence un administrateur. Celui des Présidents des grandes puissances s’exposent rarement aux médias, faisant leur travail dans la discrétion et l’efficacité. Aux Comores, les Bellou Magochi et consorts croient pouvoir cacher leur incompétence, médiocrité et vénalité dans des actions malheureuses et dans des déclarations publiques polémiques, haineuses et méprisantes.

La dernière sortie médiatique de Bellou Magochi, «Délégué à la Défense», vient de l’eau boueuse. À Anjouan, où il a tué le Major Hakim Bakari dit Bapalé et l’a enterré dans un sac poubelle, sans toilette rituelle, ni prière mortuaire, il a étalé son ignorance en confirmant ce que même les bébés en couches savent: «Avec ou sans l’opposition, on fera notre dialogue». Ah bon? Alors, Bellou Magochi devra expliquer aux masses populaires et aux chancelleries comment «notre dialogue» peut avoir lieu si la dictature n’a pas le seul interlocuteur sans lequel il n’y aura pas de dialogue: l’opposition? Est-ce que le but de «notre dialogue» n’est pas de faire parler dictature et opposition? Plus édifiant encore, comment un dialogue voulu «sincère, inclusif et constructif» est-il devenu «notre dialogue», donc la chose de la dictature?

Une fois de plus, citons Nelson Mandela, qui avait négocié avec le régime politique hideux de l’apartheid qui l’avait emprisonné durant 27 ans pour avoir proclamé l’égalité des êtres humains. Ici, il parle du Burundi, pays dont il était le médiateur ainsi que l’ancien Président Julius K. Nyerere de Tanzanie: «Pratiquement aucune des partie qui négocient, voire aucune, ne semble avoir appris l’art du compromis. Leur inflexibilité engendrera inévitablement des difficultés et empêchera les compromis nécessaire à un accord réaliste… Même chez les observateurs politiques impartiaux et expérimentés, règne l’opinion profondément ancrée que le vrai problème du Burundi est l’absence de dirigeants dynamiques qui comprennent l’importance de l’unité nationale, de la paix et de la réconciliation, l’absence de dirigeants ayant une vision et qui s’émeuvent de voir des civils innocents se faire massacrer»: Nelson Mandela: Conversations avec moi-même, Traduit de l’anglais par Maxime Berrée, Ouvrage publié sous la direction de Jean-Louis Jestjens, Éditions de la Martinière, Paris, 2010, p. 433.

Le Burundi vit dans l’horreur depuis l’assassinat le 21 octobre 1993 du Président Melchior Ndadaye, pendu par les pieds, la tête fracassée à coups de crosses d’armes à feu. Ce lundi 27 septembre 2021, il est toujours plongé dans le deuil consécutif à un «monologue des sourds».

Encore Nelson Mandela: «Un dirigeant s’efforce perpétuellement d’apaiser les tensions, surtout quand il a affaire à des problèmes sensibles et complexes. […]. Un dirigeant traite n’importe quel problème, sans se soucier qu’il soit important ou sensible, avec l’idée que le pays en sorte plus fort et plus uni que jamais. Dans chaque querelle, on arrive à un moment où aucune des deux parties n’a entièrement tort ou entièrement raison. Où le compromis est la seule alternative pour qui souhaite réellement la paix et la stabilité. Les hommes et les femmes se succèdent à travers le monde, et à travers les siècles. Certains ne laissent rien derrière eux, pas même leur nom. On pourrait croire qu’ils n’ont jamais existé. D’autres laissent quelque chose derrière eux: la mémoire des actes terribles qu’ils ont commis à l’encontre de leurs congénères, en violation flagrante des droits de l’Homme, actes qui ne se limitent pas à l’oppression et à l’exploitation des minorités ethniques, mais qui sont même de l’ordre du génocide, et qu’ils perpètrent dans le but d’asseoir leur épouvantable politique» (p. 435).

Le dictateur Assoumani Azali Boinaheri, le fugitif international Hamada Madi Boléro, Kiki, Fakri Mahmoud Mradabi et Bellou Magochi (…) appartiennent à cette exécrable caste.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 27 septembre 2021.

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