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Azali a dit non à un troisième tour

Dans une conférence de présence tenue ce lundi après-midi dans sa résidence d’Itsandra, le colonel Azali s’adresse à la presse pour la première fois après la publication des résultats par la CENI.

Il a d’abord salué la maturité du peuple comorien qui s’est exprimé et qui a fait des choix qui doivent être respectés au nom de la démocratie. Cela était l’occasion d’une mise au point clair sur le climat qui prévaut en ce moment. S’agissant de l’organisation de partielles à Anjouan, Azali Assoumani oppose un refus catégorique se basant uniquement sur le droit,  rien que le droit et les usages constitutionnels dans notre pays et à travers le monde.

À la question d’une partie de la communauté internationale qui soutiendrait les élections partielles et seraient prêtes à les financer, Azali salue le rôle important de la Communauté internationale dans notre pays, mais il pense que sa mission est d’apporter des solutions et non de créer des problèmes.

Et si on a besoin de la communauté internationale pour des élections d’une dizaine de bureaux,  ça serait une preuve qu’on n’a pas de pays. Azali a du mal à croire que de la communauté internationale viendrait nous pousser à violer notre code électoral et les lois de notre pays, avec toutes les conséquences gravissimes que cela engendrerait.  Encore une fois les Comores seraient un laboratoire d’essais avec une issue incertaine. Et cela Azali refuse.

À une question de la seule  journaliste femme presente sur le chevauchement du calendrier d’une éventuelle élection partielle qui ne collerait pas avec l’investiture constitutionnellement reconnue pour le 26 mai, Azali répond que c’est exactement ce qui est recherché par les mauvais perdants. Ils veulent nous emmener vers un gouvernement d’union nationale de transition et mettre fin à cette stabilité politique et institutionnelle que nous connaissons depuis 15 ans. Et il n’est pas question d’hypothéquer la stabilité et la paix civile de notre pays.

Azali a fini son intervention en mettant en avant son respect envers les institutions republicaines et l’Etat de droit. Serein, il reste persuadé que la Cour Constitutionnelle lira le droit en respectant soigneusement l’expression du peuple comorien, seul souverain dans le choix du Président de la République.

Mohamed Abdou Mbechezi

 

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