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Azali Assoumani a psalmodié combien de discours au Mali?

Azali Assoumani a psalmodié combien de discours au Mali?

On retrouve 2 discours du dictateur pour la même cérémonie

Par ARM

     De nouveau, la confusion la plus confondante règne autour du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Boinahéri. Cette confusion est d’autant plus confondante que pour un même et seul événement, la conférence Afrique-France de Bamako, on se retrouve avec une multitude de discours que la blogosphère se charge de relayer sans nous expliquer pourquoi deux discours différents au même moment et sur les mêmes lieux. En tout état de cause, une chose unit les deux choses innommables: il s’agit de deux discours incongrus, insipides et dictés par le crétinisme des «porteurs de stylos» qui les ont écrits et du goguenard qui les a prononcés sans la moindre honte, ni gêne.

D’entrée de jeu, le «concubinocrate» Azali Assoumani Boinahéri hérisse Saïd Ahmed Saïd Abdillah, Président du Parti Comores Alternatives (PCA), chantre de la sortie des Comores de la zone franc, qui fustige cette petite phrase du dictateur: «Nous devons mutualiser nos forces pour une réforme en profondeur du secteur bancaire et interbancaire, et pour une refonte de nos politiques monétaires». Le Président du PCA s’interroge: «Est-ce que cela signifie qu’il va décréter l’abandon du franc colonial par les Comores et la sortie de notre pays de la zone franc, le préalable de ce qu’il préconise?». Au-delà des interrogations du «Président», on retrouve cet autre mensonge sortant de la bouche de l’homme habitué au mensonge et à la trahison: «Le Développement en Afrique a besoin également du renforcement de la démocratie, de l’alternance pacifique et de l’application des règles de bonne gouvernance. Je me réjouis que mon pays, l’Union des Comores, ait vécu en mai dernier, en 16 ans, sa 3ème alternance politique pacifique au sommet de l’État au cours de laquelle, l’opposition a remplacé le pouvoir légitime en place, dans un climat électoral apaisé, de respect des grands principes républicains et des valeurs démocratiques. Et je tiens à vous remercier tous pour ce résultat».

Mensonge n°1: la mascarade électorale de 2016 ne correspond en rien à une «alternance politique pacifique», mais à une débauche de violence physique, de fraude électorale et de pervertissement de toutes les règles constitutionnelles. Mensonge n°2: compte tenu du parti pris des Mohéliens de Beït-Salam, le candidat du «pouvoir légitime en place» était bel et bien le «saigneur» Azali Assoumani Boinahéri et non le contraire. Mensonge n°3: le «climat électoral apaisé, de respect des grands principes républicains et des valeurs démocratiques» était fait de morts et de Comoriens vivant à l’étranger mais «votant» à Moidja, Mitsoudjé et Mohéli, de saccages de 35 bureaux de vote à Anjouan par le colistier Moustadroine Abdou et sa bande, de la manipulation des résultats électoraux par le fugitif international Hamada Madi Boléro, de l’apparition de 1.579 électeurs «extraterrestres» supplémentaires alors que l’écart déjà dévoyé et artificiellement créé par les Mohéliens de Beït-Salam se limitait à 2.000 voix. Répéter cela ne changera rien au fait accompli, mais cela sera répété à vie.

Nous retrouvons la deuxième série de mensonges dans le paragraphe décousu qui suit et qu’on retrouve dans les crâneries du dictateur de Beït-Salam: «Nous sommes ici réunis, l’Afrique et la France, pour parler aussi d’un thème qui m’est personnellement cher, celui de l’émergence. Oui, nous voulons faire des Comores un pays émergent et nous prenons rendez-vous avec le monde pour cet objectif. Nous avons mis en chantier de grandes réformes pour faire de la rigueur, de la discipline et de l’orthodoxie des règles immuables. Nous avons une loi de finance 2017 courageuse qui prévoit des investissements importants en matière d’infrastructures de base. Nous voulons une nouvelle approche dans l’aide publique au développement au nom du contrat social que nous avons avec le peuple comorien, et c’est pour cela que nous appelons les partenaires au développement à plus de compréhension. Nous avons appelé à la mobilisation de la diaspora comorienne des compétences pour une expertise de haut niveau dans les secteurs clés du développement. Nos efforts sont salués par tous, notamment par le Fonds monétaire international. Nous sommes passés de 1 à 2% de croissance en 7 mois de pouvoir. Ce qui nous laisse présager d’un avenir prometteur».

Cette nouvelle vantardise a fait rebondir Saïd Ahmed Saïd Abdillah, qui dit n’avoir jamais entendu parler d’un bilan sur la croissance basé sur 7 mois, mais sur une année au moins. Et les éléments de satisfaction qui réjouissent le dictateur incompétent et corrompu de Beït-Salam, personne ne les a vus en dehors de lui-même. Dans les conditions actuelles, il ne sera jamais possible de faire des Comores «un pays émergent» parce que les autorités actuelles ne comprennent rien à rien en matière économique et financière. Ce sont des amateurs connus pour leur incompétence criminelle, et le FMI ne donnera jamais du satisfecit à ces gens-là.

Donc, sans la moindre gêne, le «ventriote» Azali Assoumani Boinahéri crâne: «Nous avons une loi de finance 2017 courageuse qui prévoit des investissements importants en matière d’infrastructures de base». Cette loi de finances est un papier-cul que même les Députés soutenant la dictature actuelle avaient rejeté en première lecture, ne comprenant pas comment un État incapable de financer un budget de 29 milliards de francs comoriens peut se payer le luxe de procéder à des investissements de 211 milliards de francs. On l’aura compris: pour ces gens-là, la loi des finances est juste un papier dont l’exécution n’est jamais attendue. De la même manière, les péroraisons de cet individu sur le passage de la croissance économique de 1 à 2% dans un contexte de gravissime crise économique et sociale relèvent des élucubrations pathétiques dictées par la nullité intellectuelle et professionnelle.

Et puis, on est frappé de stupeur en entendant de la bouche de l’homme qui a été chassé d’un hôtel parisien et qui a refusé de recevoir les membres de la diaspora au profit de ceux qui voulaient avoir une photo avec lui et sa Madame: «Nous avons appelé à la mobilisation de la diaspora comorienne des compétences pour une expertise de haut niveau dans les secteurs clés du développement». La diaspora n’a pas encore entendu cet appel, si l’on fait abstraction de M’sa Ali Djamal (le sociologue qui ne sait pas ce que signifie le mot «sondages» et dont la «révolution» à l’ORTC joue les arlésiennes), Abdou Katibou et Nassurdine Ali Mhoumadi, qui ont quitté le territoire français pour les rivages de l’océan Indien, où eux-mêmes s’interrogent sur leur expertise, compétence et utilité.

Naturellement, on ne saurait rater la dernière bêtise qu’on retrouve dans le même discours d’Ubu Roi: «L’Union des Comores est à la croisée des chemins. Elle dessine les bases d’un havre de paix dans ce cadre paradisiaque de l’océan Indien. Et les Comoriens leur ouvrent les bras. La stabilité politique et institutionnelle y est incontestable. L’amélioration du climat des affaires est indéniable. Les signes de la relance économique sont fiables et les rapports du FMI en témoignent. Prenez le pari d’un avenir de prospérité avec l’Union des Comores et venez accompagner cette transition que nous construisons». Il va sans dire que cette horreur a été tirée d’une brochure touristique. Quelle «croisée des chemins», et d’abord, qu’est-ce que le dictateur entend par «croisée des chemins»? Comment les Comores pourraient-elles être «un havre de paix dans ce cadre paradisiaque de l’océan Indien» sans eau, ni électricité, et alors que le ministre de l’Intérieur chasse les Anjouanais de Moroni? Où cet homme a-t-il vu une «stabilité politique et institutionnelle», une «amélioration du climat des affaires», «un avenir de prospérité» et comment «les Comoriens ouvrent les bras» aux étrangers alors que leur dictateur rejette et méprise une partie de la population, les Mohéliens et les Anjouanais.

Donc, ce discours vaut un 0,00/20. Il est trop primaire, et charrie l’inculture et l’ignorance.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 19 janvier 2017.

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