You are here: Home » Actualités » Azali Assoumani, acteur du scandale Panama Papers

Azali Assoumani, acteur du scandale Panama Papers

Azali Assoumani, acteur du scandale Panama Papers

L’homme Baba est désormais dans le crime contre l’humanité

Par ARM

  C’est désormais officiel: Azali Assoumani Baba a trouvé une nouvelle caverne d’Ali Baba pour cacher les 20 milliards de francs qu’il a volés aux Comoriens lors de sa précédente présidence calamiteuse. Il cache cet immense magot dans les «Panama Papers». Pour bien comprendre les données du problème, il faut partir de l’idée selon laquelle le 5 avril 2016, ont été révélées 11,5 millions de données confidentielles issues d’un grand cabinet d’avocats au Panama sur un immense circuit d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent sale. Parmi les personnes concernées par ce scandale, on retrouve l’usurpateur «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Baba. Il ne s’agit pas d’une mince affaire parce que, comme on sait, toute sa vie, cet individu va traîner plusieurs boulets, dont sa fuite en slip pour aller se cacher sous une table à l’Ambassade de France quand, le 28 septembre 1995, Robert «Bob» Denard renversait Saïd Mohamed Djohar, et l’affaire des 40 millions d’euros qu’il a volés aux Comoriens.

  En effet, Thierry Vircoulon avait publié en janvier 2007 sur la revue Étude un article repris par le site du Quai d’Orsay, le ministère français des Affaires étrangères, mais qui était passé inaperçu aux Comores. Cet article nous apprend des choses ahurissantes, dont celles-ci: «La privatisation de l’État, le “néo-paternalisme” de type sultanique ou la “politique du ventre”, bref les racines de ce que la Banque mondiale appelle la “mauvaise gouvernance” n’ont pas été éradiquées durant la transition. Corruption et mauvaise gouvernance ont continué à prospérer sous les yeux de la “communauté internationale”: aux Comores, comme l’atteste la découverte de 40 millions d’euros dans des comptes à l’étranger, le Colonel Azali a pillé le Trésor public et distribué les contrats publics à la coterie formée par ses proches».

  En d’autres termes, Azali Assoumani Baba a volé au peuple comorien la bagatelle de 19.678.700.000 de francs comoriens, alors que les dépenses annuelles de l’État comorien sont de 29 milliards de francs. Nous attendons toujours son démenti sur cette grave accusation, et jusqu’à ce jour, il fait le mort parce qu’il sait que ça ne vient pas d’un Comorien, mais d’une grande personnalité française qui a travaillé au Quai d’Orsay, à la Commission européenne, et qui est maintenant à l’International Crisis Group.

  La présence du nom d’Azali Assoumani Baba dans les «Panama Papers» est constatée par certains organismes chargés de traquer les détournements d’argent public par les dirigeants, et c’est une nouvelle infamie à laquelle il ne va pas échapper. Ceux qui l’accusent attendent de lui une seule chose pour étaler les preuves sur la place publique: qu’il dise être innocent. Dès qu’il dira qu’il serait innocent et qu’on l’accuserait par acharnement, il va sauter 7 fois avant de s’effondrer par terre sans le moindre signe de vie. Qu’il dise juste «je suis innocent», et en ce moment-là, on verra comment il est «très innocent comme très coupable». Et dans l’affaire, il n’est pas seul: il y a aussi son âme damnée, le fugitif international Hamada Madi Boléro, décrit dans le tract historique «Kala Wa Dala» dans les termes suivants: «Boléro, Directeur de Cabinet à la Défense, surnommé Dracula. C’est un fantôme, un caméléon, un escroc, un menteur. Il n’a pas d’identité fixe, il change en fonction du pouvoir. Ses alliés (Moishikundi wayi conteneri ya banatacha) Le petit groupuscule qui se réunit devant le conteneur du père de Natacha» (Youssoufa Madi, de Djoiezi)] ne le soutiennent plus, ils le haïssent. Ce Monsieur n’est ni un Mohélien, ni un Grand-Comorien vu ses mentalités (moyenne: 0,5/20. Mention: Traître». L’essentiel de l’argent du fugitif international Hamada Madi Boléro provient du détournement des pétrodollars censés financer l’unité des Garde-côtes par le Sultanat d’Oman, mais le «Mohélien» de Beït-Salam a fait très fort à partir de surfacturations et de fausses factures à Paris. Les preuves contre lui sont accablantes.

  En tout cas, compte tenu de l’extrême misère dans laquelle vit le peuple comorien pendant que ces mauvais garçons jonglent avec les milliards de francs comoriens, il faudra juste leur rappeler cette réflexion très profonde et très juste de Pierre Péan: «La corruption tue. Plus que la peste hier et le sida aujourd’hui, la corruption tue. Pour parler clair, en détournant à leur profit l’argent public, en méprisant au-delà de toute décence, l’intérêt général, de nombreuses élites du Tiers monde doivent être tenues pour responsables, au moins partiellement, de la misère dans laquelle croupissent au moins deux milliards d’êtres humains. Par un enchaînement pervers et souvent mécanique, la corruption est devenue l’un des facteurs essentiels du sous-développement. Traitée généralement à la rubrique “faits divers”, elle devrait, dans certains cas, passer à celle de “crimes contre l’humanité”. Sans doute intimidés par la “raison d’État”, ni les experts, ni les hommes politiques ne lui reconnaissent la place qu’elle méritent: un rouage déterminant dans l’économie du Tiers monde»: Pierre Péan: L’argent noir. Corruption et sous-développement, Fayard, Paris, 1988, p. 9.

  Les crimes économiques de l’usurpateur «pouvoiriste» Azali Assoumani Baba et du fugitif international Hamada Madi Boléro sont désormais dans la catégorie des crimes contre l’humanité. C’est une affaire qui doit être traitée à la Cour pénale internationale (CPI) le jour où des patriotes comoriens prendront cette affaire au sérieux, comme le font des Africains d’autres pays devant les tribunaux français. Des avocats attendent que les Comoriens leur présentent le dossier pour qu’ils se mettent à traquer tout l’argent volé au peuple comorien par des charognards, pour le rendre aux Comoriens.

Par ARM

Le copier-coller tue la blogosphère comorienne. Cela étant, il est demandé amicalement aux administrateurs des sites Internet et blogs de ne pas reproduire sur leurs médias l’intégralité des articles du site www.lemohelien.com – Il s’agit d’une propriété intellectuelle.

© www.lemohelien.com – Dimanche 7 août 2016.

Powered by Comores infos