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Azali Assoumani: anthologie du mensonge «livresque»

Azali Assoumani: anthologie du mensonge «livresque»

Son livre d’entretiens? Farces, mythomanie et vantardises

Par ARM

     Dans le Saint Coran, Dieu attire notre attention et nous met en garde contre le mensonge:

«Seuls forgent le mensonge ceux qui ne croient pas aux versets d’Allah; et tels sont les menteurs» (XVI, Les Abeilles, 105).

«Et un homme croyant de la famille de Pharaon, qui dissimulait sa foi, dit: “Tuez-vous un homme parce qu’il dit: « Mon seigneur est Dieu« ? Alors qu’il est venu à vous avec les preuves évidentes de la part de votre Seigneur. S’il est menteur, son mensonge sera à son détriment; tandis que s’il est véridique, alors une partie de ce dont il vous menace tombera sur vous”. Certes, Dieu ne guide pas celui qui est outrancier et imposteur!» (XL, Celui qui pardonne, 28).

     Pour sa part, le Prophète Mohammed exhorte les croyants à la vérité notamment par ces mots: «Attachez-vous à la véracité même si vous-mêmes y voyez une perte, car le salut se trouve dans la véracité».

Pourtant, il est un homme aux Comores qui a fait du mensonge sa seule façon de vivre. Cet homme n’est autre que le «concubinocrate» Azali Assoumani. Le lundi 13 mars 2017, il a été vu du côté de l’Hôtel Retaj, pour lancer les travaux du Salon du Livre, dont il s’attribuera la paternité, alors qu’il s’agit d’une initiative de l’Ambassade de France aux Comores. Il a donc été vu au Retaj devant la cohorte de ses courtisans et solliciteurs du soir venus de différents hameaux, villages et villes. Salon du livre. Justement, cet homme a fait un livre d’entretiens avec le Camerounais Charles Onana. Il a choisi de raconter ses mensonges non pas à un cadre comorien, susceptible de le contredire et de le corriger, mais à un étranger, qui ne connaît ni l’homme devant lui, ni les Comores. Et je lui lance un défi: qu’il m’accorde des entretiens pour rédiger un livre sur les malheurs et les deuils qu’il a apportés et causés aux Comores!

Il aurait dû cacher ses mensonges dans les pages du livre. Or, ceux-ci sont affichés avec une rare désinvolture, un incroyable aplomb et une tendance certaine à l’exagération même sur la quatrième de couverture, comme on peut le constater à la lumière des lignes suivantes: «Quitter la présidence de la République, de son plein gré, après un seul mandat, est rare en Afrique. Refuser de conserver le pouvoir après l’avoir obtenu à la suite d’un coup d’État est tout aussi exceptionnel. C’est pourtant ce qu’a fait sans hésitation ni regret l’ancien président des Comores, Assoumani Azali, aujourd’hui âgé de 49 ans.

     Comment cet ancien militaire s’est-il opposé au mercenaire français Bob Denard? Dans quelles circonstances s’est-il ensuite emparé du pouvoir? Quels furent ses rapports avec l’Union Africaine, le FMI et la Banque Mondiale? En quoi sa conception du travail et du rôle d’un chef d’État est-elle tout à fait originale par rapport à la façon dont le pouvoir présidentiel s’exerce généralement sur le continent africain? Outre les coulisses du pouvoir et des relations internationales décrites par cet homme de conviction, on découvre le parcours atypique d’un chef d’État qui pouvait se promener sans garde du corps dans les rues de Paris. Celui qui a su résister à la fascination des tapis rouges et des honneurs, de l’argent facile et du luxe, dévoile sans tabou ni dissimulation ce que fut vraiment sa vie de président de la République».

Tout ceci relève de l’exagération, de la mythomanie et de la glorification d’un putschiste devenu un dictateur corrompu et incompétent. Tout ceci relève du mensonge! Cela est dit sans haine, ni détestation. Le «ventriote» Azali Assoumani est resté au pouvoir pendant 7 ans, et ne l’a pas quitté «de son propre gré», mais à la suite de menaces de mort violente s’il y restait. Il n’a pas été le premier Africain à quitter le pouvoir sans putsch, ni élection perdue: Léopold Sédar Senghor (1980) et Julius K. Nyerere (1985) l’ont fait avant lui. Et le Namibien Sam Nujoma, en 2005, donc? Et Nelson Mandela, qui a fait un seul mandat et a quitté le pouvoir le 14 juin 1999 alors qu’il aurait pu rester Président élu à vie? Donc, arrêtons la complaisance démagogique. Si nous voulons parler vrai, cet homme violent et sans scrupules qui entre dans la catégorie de ceux que l’africaniste Philippe Leymarie accuse de «caprices meurtriers de brutes galonnées» avait quitté le pouvoir «avec hésitation et regret», sous la contrainte.

On est horrifié par la phrase «Comment cet ancien militaire s’est-il opposé au mercenaire français Bob Denard?», quand on sait qu’en guise d’«affrontement», il avait fui en slip Robert «Bob» Denard pour aller se cacher sous une table de l’Ambassade de France aux Comores, le 28 septembre 1995, lors de la destitution du Président Saïd Mohamed Djohar, et alors qu’il dirigeait l’Armée comorienne. Exagération? Que nenni! D’ailleurs, Jean-Claude Sanchez, l’un des mercenaires commandés par Robert «Bob» Denard lors du putsch du 28 septembre 1995, a écrit: «Le bruit courut que la résistance était menée par le colonel Azali Assoumani, le chef de l’armée comorienne, qui s’était signalé par le passé par sa brutalité et son sadisme à l’égard des opposants; bruit infondé, comme nous le saurons plus tard», et «le lieutenant Éric I. avait été averti de la situation vers 5 heures 30 déjà. Il s’était immédiatement rendu chez le colonel Kister, conseiller en sécurité du président Djohar, où il trouva le colonel Azali qui était venu s’y réfugier après s’être enfui de chez lui en slip. Il le récupéra pour se rendre à Radio Comores. Ils étaient au premier étage avec quelques employés, depuis cinq minutes à peine quand ils virent arriver le capitaine Soilihi de l’armée comorienne avec un groupe de soldats. Le lieutenant I. descendit les accueillir, puis remonta à l’étage. Le colonel Azali avait disparu, enfui une nouvelle fois en sautant d’une fenêtre pour aller se cacher toute la journée chez un coopérant. Quel courage!»: Jean-Claude Sanchez: La dernière épopée de Bob Denard. Septembre 1995, Pygmalion (Flammarion), Paris, 2010, pp. 130 et 131. Qu’on arrête donc de raconter des âneries aux gens sur cet individu.

Un «homme de conviction» au «parcours atypique», le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani, surtout quand «le FMI et la Banque mondiale» ne parlent que de transparence et de bonne gouvernance? Les Comoriens sont horrifiés de l’apprendre. Pour rappel, dans un article publié en janvier 2007 à la Revue Étude et repris par le site officiel du ministère français des Affaires étrangères, Thierry Vircoulon, qui n’a jamais été contredit par le père de «l’émergence émergente du pays émergent», assène la vérité suivante: «La privatisation de l’État, le “néo-paternalisme” de type sultanique ou la “politique du ventre”, bref les racines de ce que la Banque mondiale appelle la “mauvaise gouvernance” n’ont pas été éradiquées durant la transition. Corruption et mauvaise gouvernance ont continué à prospérer sous les yeux de la “communauté internationale”: aux Comores, comme l’atteste la découverte de 40 millions d’euros dans des comptes à l’étranger, le Colonel Azali a pillé le Trésor public et distribué les contrats publics à la coterie formée par ses proches». 20 milliards de francs comoriens envolés, siphonnés et disparus dans les poches des «bandites» et bandits maudits!

Pourtant, on dit aux Comoriens que l’homme à l’origine de leurs deuils depuis 1999, même quand il n’était pas au pouvoir, avait su «résister à la fascination des tapis rouges et des honneurs, de l’argent facile et du luxe»! Abominable mystification! En 2015, le dictateur Azali Assoumani a dit à cette femme de Mitsoudjé que ce qui l’intéressait pour vouloir revenir à «Bête-Salam» en 2016, après ses crimes horribles de 1999-2006, était le prestige «d’être Président». Pour ce faire, il n’a reculé devant aucune horreur. Il veut juste qu’on dise qu’il est «Président», pour voler en bande organisée, licencier 10.000 Comoriens, mentir sur une prétendue «émergence émergente du pays émergent» et redonner le pouvoir à sa famille et à son village. Pendant ce temps, les Comoriens n’ont que le droit de mourir dans la misère.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 15 mars 2017.

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