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Azali Assoumani Baba contredit les crypto-sambistes

Azali Assoumani Baba contredit les crypto-sambistes

Ses propos tuent et enterrent les ambitions d’Ahmed Sambi

Par ARM

   Les Comoriens se souviennent encore des propos mensongers des crypto-sambistes au sujet de la mission de Jakaya Mrisho Kikwete, ancien Président de la Tanzanie et émissaire de l’Union africaine aux Comores le temps de remonter les bretelles à l’ancien dictateur entêté et ubuesque Ahmed Sambi. En sortant de sa rencontre avec Jakaya Mrisho Kikwete, l’ancien dictateur Ahmed Sambi avait parlé de sa «détermination» à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2016, alors que la Constitution comorienne et la communauté internationale le lui interdisent avec véhémence et «détermination». Pourtant, les mensonges n’avaient pas tardé. Les Comoriens avaient entendu le crypto-sambiste Fahmi Saïd Ibrahim, Président du Parti de l’Entente comorienne (PEC), une «organisationnette» politique satellite caporalisée par le Parti Bidoche d’Ahmed Sambi dire sans rire que Jakaya Mrisho Kikwete «a appelé l’Union africaine (UA) à résoudre une supposée crise qui n’existe pas. Nous savons que l’émissaire de l’UA, Jakaya Kikwete, a recommandé de tenir le congrès conformément à l’article 13 de la Constitution, même si le gouvernement esquive la proposition en rejetant la faisabilité de celui-ci sur la Cour constitutionnelle (CC)». Naturellement, ces propos violents et inutiles constituent des allégations mensongères dont les Comoriens ne connaissent ni l’utilité, ni le bien-fondé. Pour sa part, Mohamed Bacar Dossar, le Député crypto-sambiste aux méthodes de boxeur et d’étrangleur des steppes d’Asie centrale lui donnant une sinistre réputation a même prétendu que l’Union africaine avait dépêché Jakaya Mrisho Kikwete à Moroni «pour, dit-on, éviter tout risque de crise car le gouvernement s’est permis de dire à la communauté internationale qu’il peut en avoir», ajoutant sans aucune forme de honte que «je vous assure que l’UA n’est pas venue dire aux Comoriens de ne pas respecter la loi; au contraire, cette organisation veille au respect des Constitutions des pays membres. Alors, j’imagine mal que l’ancien Président tanzanien ferait tout le déplacement pour venir dire aux Comoriens que la candidature de Sambi n’est pas valable, ou aux partis Juwa et PEC, majoritaires à l’Assemblée nationale, qu’ils n’ont pas le droit de demander l’organisation d’un Congrès comme le stipule la Constitution comorienne». Naturellement, il s’agit bel et bien d’un tissu de mensonges que débitent des gens désespérés et désespérants car, pour ne prendre qu’un seul exemple, les deux partis politiques crypto-sambistes précités n’ont jamais été majoritaires à l’Assemblée de l’Union des Comores.

   Se sachant moqués et poursuivis d’une haine indicible par les Comoriens du fait du sentiment d’abomination et de rejet total que suscite la candidature de l’ancien dictateur Ahmed Sambi à l’élection présidentielle de 2016, les crypto-sambistes se sont empressés de publier un communiqué débile dans lequel ils prétendent que «des échanges fructueux ont eu lieu et ont porté sur la situation politique, en général, et sur les scrutins à venir, en particulier» et que «les discussions se sont déroulées dans une ambiance fraternelle et de compréhension mutuelle». N’importe quel spécialiste en Relations internationales peut affirmer que l’emploi de telles formules signifie que les discussions se sont déroulées dans un climat de tension et d’incompréhension. Il n’y manque que la formule «climat de franchise». D’ailleurs, toutes ces affirmations vaseuses, oiseuses et creuses des crypto-sambistes signifient une seule chose: les zélateurs de l’ancien dictateur Ahmed Sambi sont très déçus par les positions de l’Union africaine contre la candidature du propriétaire exclusif du Parti Bidoche, mais veulent afficher un optimisme de façade. À Mohéli, cela s’appelle «rire du rire de celui qui a été frappé par un bœuf» devant les belles filles et femmes, et en français «rire jaune».

   D’ailleurs, pour une fois qu’il a décidé de se rendre utile aux Comoriens, l’ancien Président Azali Assoumani Baba contredit les crypto-sambistes point par point, et ses propos, très clairs et tranchants, signifient tout simplement que les séides d’Ahmed Sambi sont des fieffés menteurs que personne de sérieux ne peut recommander. En effet, pour une fois qu’Azali Assoumani Baba a pris la décision d’oublier son côté mauvais garçon, il rend service au pays en prononçant des paroles au goût de miel, ridiculisant les crypto-sambistes, leur chef entêté comme un âne rouge et leurs mensonges grossiers et vulgaires. C’est que, contrairement aux crypto-sambistes, Azali Assoumani Baba affirme que Jakaya Mrisho Kikwete était aux Comores spécialement pour parler de la candidature impossible, anticonstitutionnelle et polémique d’Ahmed Sambi. Selon Azali Assoumani Baba, les discussions qu’il a eues avec l’ancien Président tanzanien portaient «sur le processus électoral et sur la candidature de l’ancien Président Sambi». D’ailleurs, posons-nous la question de savoir pour quelles raisons Jakaya Mrisho Kikwete avait rencontré le Colonel Azali Assoumani alors que celui-ci a patienté pendant les 10 ans au cours desquels le Président des Comores n’était pas un Grand-Comorien, alors qu’une élection présidentielle classique place 5 Grands-Comoriens dans les 5 premiers rangs. Le problème politique et électoral en 2016 aux Comores ne vient pas d’Azali Assoumani Baba, mais de l’ancien dictateur Ahmed Sambi, d’origine anjouanaise avant de devenir un «apatrîle» français. Le Grand-Comorien Azali Assoumani Baba est ce qu’il est et vaut ce qu’il vaut, mais il n’a jamais essayé de présenter sa candidature à une élection présidentielle ouverte aux seuls Anjouanais en 2006 ou aux seuls Mohéliens en 2010. Il n’est pas cet homme-là.

   Et l’homme Azali Assoumani Baba a porté l’estocade à Ahmed Sambi et aux crypto-sambistes en ces termes: «Nous nous sommes entretenus brièvement, et notre discussion était surtout axée sur la problématique suscitée par la candidature de Sambi, et pour ma part, je pense que celle-ci est anticonstitutionnelle. […]. Non seulement sa candidature était anticonstitutionnelle, mais le bon sens, et le souci qu’est la préservation de la paix et de la sécurité nationales doivent aussi l’empêcher de se présenter car nous devons tous œuvrer pour la consolidation et le renforcement de la paix». Tout cela est vrai, et voilà qui permet d’affirmer que les crypto-sambistes mentent comme des arracheurs de dents pour une candidature qui ne sera jamais validée et dont le but et de permettre la promotion de celle du Caporal Bourhane Hamidou, le chouchou et Plan B à Z de l’ancien dictateur Ahmed Sambi. De toute manière, toute l’agitation crapuleuse autour de l’impossible candidature de l’ancien dictateur Ahmed Sambi sera bientôt terminée. Cette candidature sera rejetée et il ne se passera rien parce qu’en dehors des gens qui recherchent son argent, et encore, cette candidature n’intéresse strictement personne. Et, on ne voit pas ce que cet homme peut faire contre l’État et la République aux Comores. Il menace les Comores de «chaos», mais on ne voit pas comment un garçon qui a désormais peur de voyager à l’étranger, où il est attendu de pied ferme, peut faire contre tout un pays. Un putsch? Qu’il essaie donc! Une marche à Moroni? Les Comoriens s’en moquent. Quoi alors? En tout cas, un véritable homme ne profère jamais de menaces, mais agit sans faire des blablas inutiles.

   En tout état de cause, les dires d’Azali Assoumani Baba ont une résonnance particulière dans cette affaire parce que le 23 décembre 2001, quand la Constitution comorienne a été adoptée par référendum par le peuple souverain des Comores, c’est bel et bien l’homme de Mitsoudjé qui était à la tête de l’État aux Comores. Dès lors, il était la personne la mieux indiquée pour dire à Jakaya Mrisho Kikwete que cette Constitution a été adoptée dans des conditions historiques et politiques très spéciales et qu’elle ne permet pas la présentation de la candidature d’un Anjouanais à une élection présidentielle qui n’est ouverte qu’aux Grands-Comoriens. Point à la ligne. Pour le reste, si les crypto-sambistes sont payés à la longueur de leurs discours pour défendre l’indéfendable, il ne reste qu’à leur souhaiter bon courage.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 6 décembre 2015.

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