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Azali Assoumani bénit le séparatisme tel en 1999-2006

Azali Assoumani bénit le séparatisme tel en 1999-2006

Il fait ressusciter l’«indépendance» de «l’État» d’Anjouan

Par ARM

     L’«Organisation pour l’Indépendance d’Anjouan» (OPIA) est un mouvement extrémiste. Son discours a toujours été extrémiste. Elle exprime sa haine des autres Comoriens en termes haineux, injurieux et racistes, sans s’interroger sur ce que deviendraient les Anjouanais s’ils ne pouvaient migrer à Mayotte, Mohéli et Grande-Comore. L’OPIA est aux Comores ce que le Ku Klux Klan est aux États-Unis: un mouvement raciste et extrémiste. Les Anjouanais sont des frères, mais quand des groupuscules racistes tiennent en leur nom un discours de rejet des autres Comoriens, ils devront s’attendre à des phénomènes de rejet sur les trois autres îles, où ils sont haineusement considérés comme «trop nombreux et envahissants». Seul un travestissement de la vérité aurait permis de considérer qu’ils sont aimés sur les autres îles, où l’on se plaint de l’absence de Mahorais, Mohéliens et Grands-Comoriens à Anjouan. Les Comoriens devront organiser le plus rapidement possible une conférence nationale sur les conditions d’installation des Comoriens d’une île sur les autres îles. Par hypocrisie, on élude le sujet jusqu’au jour où les Comoriens se réveilleront avec des pogromes insulaires.

     Pour rappel, le 17 février 1997, Anjouan se lançait dans un séparatisme qui fut suivi d’une déclaration d’indépendance et de «rattachisme», un néologisme renvoyant à une demande saugrenue de rattachement de l’île à la France. Deux ans plus tard, le «ventriote» Azali Assoumani piétinait l’État par son putsch du 30 avril 1999, putsch suivi et précédé de sa chasse aux Anjouanais de Moroni. Le Premier ministre Abbas Djoussouf le convoquait pour demander au chef d’État-major des Forces Armées comoriennes (FAC) qu’il était de protéger les Anjouanais. Il refusa. Il s’installa au pouvoir, s’appuyant les gros bébés de la classe politique mohélienne contre les Anjouanais. Il nomma deux Premiers ministres mohéliens pour isoler et mépriser Anjouan. En même temps, il fit du séparatisme anjouanais du pain bénit. Il a installé au pouvoir le Colonel Mohamed Bacar, qui n’est pas un tendre, et lui donna le sein pendant des années, pour rendre le pays ingouvernable et se présenter en homme providentiel. Dans le Tome II des prétendus Mémoires du fugitif international Hamada Madi Boléro, on découvre l’irresponsabilité criminelle et la complaisance de cette mafia d’État.

     Janvier 2017. Kiki, dont la vraie mère était anjouanaise, sans qualités d’homme d’État et ne s’est signalé à l’opinion publique depuis la présidence d’Ahmed Sambi que de façon négative, s’en est pris avec une violence haineuse aux commerçants anjouanais de rues opérant à Moroni. Cet acte criminel fut suivi de propos malheureux du même Kiki et de son homme-lige à la Mairie de Moroni. Il va sans dire qu’un tel climat délétère ne pouvait laisser sans voix l’OPIA, qui a saisi cette affreuse occasion pour faire reparler d’elle. Dans un texte qu’elle publia le dimanche 15 janvier 2017 sous la signature d’Anli Yachourtu Jaffar, on y retrouva des phrases d’une rare violence, même si le contenu n’est pas dépourvu de vérité.

Dans cette littérature, nous retrouvons les phrases suivantes: «La violence et l’arrogance avec lesquelles le gouvernement d’Azali a traité les petits commerçants de Volo-Volo, interpellent tout le monde, et nous interpellent nous, les Anjouanais, en particulier. Et cela à plus d’un titre. D’abord, nous nous sentons agressés, aujourd’hui, quoique l’on dise, car c’est en grande majorité des jeunes Anjouanais des zones rurales surpeuplées et complètement sinistrées, qui vivaient de ce commerce informel et en faisaient vivre leur famille. Ce sont des citoyens qui ont été déjà humiliés, molestés avant d’être expulsés de Mayotte pour Ngazidja où ils croyaient se trouver chez eux. Ils ne sont pas rentrés à Anjouan, tout simplement parce que dans le cadre de l’Union des Comores, leur île Anjouan, ne leur permet pas de vivre, parce que cette Union ne donne aucun espoir de vie aux enfants d’Anjouan. Ils se sont installés à Moroni, car comme nous l’avons déjà dit (Cf. articleL’Union étouffe les îles”), Moroni et la Grande-Comore monopolisent tous les avantages et les richesses de l’Union des Comores. Ils se sont installés à Moroni, parce qu’ils croyaient que c’était leur capitale et qu’ils étaient dans leur pays. Ou il faut nous dire si Moroni est seulement la capitale de Ngazidja?». Comment donner du tort à Anli Yachourtu Jaffar alors qu’il ne ment pas?

L’homme de l’OPIA reprit sa petite littérature de malheurs et de deuils: «La façon dont le gouvernement d’Azali, s’est comporté, par l’intermédiaire du bouillant, sinistre et maladroit Kiki renvoie à des périodes obscures de l’histoire d’Anjouan où Moroni par Taki envoyait l’armée contre les citoyens d’Anjouan, et où Moroni par Ali Swalihi ou Azali organisait des ratonnades contre les Anjouanais, dans la capitale. On ne traite pas les citoyens d’un pays, comme si c’étaient des ennemis étrangers. Surtout que ce commerce des rues fait partie d’une économie parallèle, informelle, qui constitue en fait une richesse pour Moroni. Mais surtout, et c’est ce que ne comprennent pas les gouvernants, elle constitue une vraie soupape d’oxygène pour la société et le gouvernement en place: car où serait toute cette population jeune, pauvre désœuvrée, sinon dans la délinquance et la révolte, dans un pays où le gouvernement faut d’assurer les besoins de base pour la population: eau, électricité, éducation, santé, nourriture, dans un pays où le taux de chômage des jeunes est abyssal?

     Au lieu d’encadrer cette richesse, l’amplifier en en réduisant les inconvénients, Azali a préféré jouer encore au pyromane en voulant se débarrasser d’un électorat bruyant et hostile, mais en commettant un acte ignoble contre une “unité nationale” déjà fragile. Et ces Kiki et autre maire de Moroni complètement inconscients qui se croient intelligents en commettant des actes et en proférant des propos arrogants et ignominieux qui insultent notre vivre ensemble!!! Attention Azali, Anjouan ne vous est pas soumise et ne peut accepter que ses intérêts soient bafoués!!!». Ces menaces de retour au séparatisme sont claires.

Maintenant, Anli Yachourtu Jaffar fait battre le cœur palpitant du sujet: «Après plusieurs mois de présidence, il devient de plus en plus clair qu’Anjouan n’a rien à attendre du pouvoir de Moroni: encore une fois, celui-ci se comporte en pouvoir grand-comorien, en privilégiant les intérêts d’une île. C’est pour cela que le pouvoir s’est permis d’agresser de la sorte les commerçants de Volo Volo. Les moyens et la méthode utilisés auraient été tout à fait différents, s’il s’était agi de jeunes grand-comoriens, mais nous savons que ceux-là préfèrent d’autres “boulots” Mmanga. Et les forfaitures continuent: comme la question de l’énergie pour laquelle l’on apprend que dans les plans de résolution de la question de l’électricité, tous les moteurs neufs achetés ne sont destinés qu’à la Grande-Comore.

     De plus, Moroni voudrait se doter d’un port qui peut mettre encore plus à mal l’économie d’Anjouan, alors que la Grande-Comore voit son aéroport se développer en s’ouvrant davantage sur le régional et l’international et en bénéficiant notamment des services du gros porteur d’Inter Air Iles, que les Anjouanais ne pourront emprunter qu’au prix d’un autre voyage. En rappel: Dans l’histoire, l’État d’Anjouan était plus puissant et plus florissant que l’État de Komor (Ngazidja); ce n’est pas parce que la suprématie anjouanaise a été réduite par la colonisation et l’État d’Anjouan contraint de se diluer et intégrer un pays créé de toutes pièces, “le territoire des Comores”, que les Anjouanais vont accepter de subir la domination et l’oppression grand-comoriennes.

     Il est grand temps que les pouvoirs de Moroni comprennent que “l’Union” du pays ne peut vivre que dans l’égalité, la solidarité et le respect des intérêts des uns et des autres. Refondons le système. La politique partisane et parfois hostile menée par Moroni conforte de plus en plus l’idée que les intérêts d’Anjouan et de Mohéli ne peuvent être préservés dans le système actuel. […]. On comprend mieux le fondement de la revendication pour l’établissement d’un système d’Union des États des Comores, un système confédéral, pour permettre à chaque île de prendre son destin en mains. Pour l’heure, nous devons nous mobiliser, faire preuve de vigilance pour faire échec à toutes les atteintes aux intérêts d’Anjouan et œuvrer pour la modification des institutions actuelles pour un système où chaque île aura vraiment la main sur la vie quotidienne de son peuple».

Semeur de vents, le «concubinocrate» Azali Assoumani sera un récolteur de tempêtes.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 19 janvier 2017.

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