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Azali Assoumani, chantre des pléthores budgétivores

Azali Assoumani, chantre des pléthores budgétivores

Nominations illégales, incalculables, farfelues et inutiles

Par ARM

     Le premier décret qu’a signé l’usurpateur «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Baba est un modèle du genre: premier décret, première inconstitutionnalité. Ah? Oui. Mais, oui. Il y a 9 ministres (y compris les 3 Vice-présidents) et 5 secrétaires d’État. 9+5 = 14. Et, pour parachever cette inconstitutionnalité, l’usurpateur «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Baba a pris le soin de préciser dans son décret que les secrétaires d’État ont le droit de siéger en conseil des ministres. La belle affaire… Oui, la belle affaire parce que l’usurpateur de Moroni et Itsandra a craché et vomi sur la Constitution, dont l’article 16 limite à 10 le nombre des «membres du gouvernement», donc les Vice-présidents, les ministres et les secrétaires d’État: «Le Président de 1’Union, assisté de trois Vice-présidents, nomme les ministres et les autres membres du gouvernement et dont le nombre ne saurait dépasser dix. Le gouvernement de l’Union est composé de manière à assurer une représentation juste et équitable des Iles». Or, dans la foutaise rendue publique le 31 mai 2016, on compte 14 «membres du gouvernement». Quand un Président, usurpateur de surcroît, commence son mandat en signant un décret qui viole une norme constitutionnelle, comment voulez-vous que se passe le reste au cours d’un mandat placé sous le signe de la fraude, de la violence et de la terreur? Dans l’inconstitutionnalité érigée en norme constitutionnelle.

     Et ça continue… Apparemment, l’usurpateur Azali Assoumani Baba n’a jamais entendu parler du regretté et irremplaçable René Dumont. En 1962, René Dumont, célèbre agronome français dont le premier contact avec l’Afrique remonte en 1926, lors d’un voyage qu’il avait effectué au Maroc, avait écrit un livre très dérangeant: L’Afrique Noire est mal partie. Il est très facile d’imaginer le scandale créé par ce livre au titre prémonitoire. L’Afrique entrait dans l’ère des indépendances. Il y avait de l’euphorie partout. Les Africains étaient très contents d’entrer dans l’ère des indépendances. Et là, sans crier gare, René Dumont arrive et lance son pavé dans la mare, en démontrant que les dirigeants africains étaient très mal engagés dans la voie de l’indépendance, qui aboutissait à un cul-de-sac. Le scandale. Parler du mal à un enfant de son nouveau jouet. Que de chefs d’Afrique francophone interdirent au trublion l’entrée et le séjour sur le territoire de leur pays, tandis que les anglophones Kenneth David Kaunda en Zambie et Julius K. Nyerere en Tanzanie faisaient traduire en anglais le fameux livre et instauraient une belle collaboration avec René Dumont. Le Camerounais Ahmadou Ahidjo en voudra à vie à René Dumont, qui s’était rendu à son bureau sans une cravate… Thomas Sankara en fera un consultant.

     Parmi les choses que René Dumont reprochait aux dirigeants africains, c’était la création d’une Fonction publique inutilement pléthorique et donc nécessairement budgétivore. C’est très simple. Est-ce un crime de le dire? Non! Mais, les dirigeants africains ne voulaient rien entendre à ce sujet. De fait, aujourd’hui, quand on examine les graves dérives du régime politique illégitime de l’usurpateur Azali Assoumani Baba, on est frappé par le nombre très impressionnant des nominations, des nominations inopportunes et à l’utilité douteuse. Faisons les comptes. Gouvernement de l’Union et Gouvernorats des Îles autonomes totalisent 34 personnes ayant un rang de ministre. Les Conseillers à la Présidence et dans les cabinets ministériels font 215 personnes. En y ajoutant les chargés de mission et autres membres de ces cabinets, on obtient un supplément de 170 personnes. Et il y a les 45 membres des cabinets des Gouverneurs des Îles autonomes. En termes de véhicules, de tickets de carburant et autres fariboles, ça va être la joie. Faites les comptes vous-mêmes, et vous verrez qu’en plus d’être un usurpateur, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Baba est un j’en-foutre qui se moque du sort des Comores avec la désinvolture d’un homme de son niveau culturel. Il ne faut rien lui demander. Faire le mal au peuple comorien est plus fort que lui.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 26 juillet 2016.

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