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Azali Assoumani détourne des images et vole des «amis»

Azali Assoumani détourne des images et vole des «amis»

Mme Maliza Saïd, sa victime, voit rouge, tempête et dénonce

Par ARM

     Comme disent nos aînés, «c’est vraiment la fin du monde». Et il ne faut pas commencer à égorger le cheptel et aller se cacher de la mort en croyant que Dieu a décidé de mettre fin à l’existence terrestre de ses créatures. Non, la réalité est encore moins lugubre, mais plus prosaïque parce qu’aux Comores, il est un homme qui a décidé de ne reculer devant rien pour, croit-il, sauver ses intérêts en matière de conquête de pouvoir, allant jusqu’à l’absurde. De cet homme, tout ou presque a été dit, et rien n’est glorieux de son côté. Cet homme a un nom et un visage. Il est connu des Comoriens, qui auraient pu s’en passer: l’inégalable et inimitable Azali Assoumani, le Colonel Azali Assoumani, Président de la République des Comores de 1999 à 2006. Eh bien, en cette période bien incertaine de campagne électorale, le charmant garçon a décidé de passer à la vitesse supérieure et a imaginé un procédé malheureux, un procédé consistant à ouvrir une galerie de portraits de personnes bien connues pour dire par la suite que ces personnes sont ses amies et ses amis en politique, sous-entendu qu’elles le soutiennent en politique et ont le béguin pour sa candidature à l’élection présidentielle. Et aux dernières nouvelles, le procédé, pitoyable, ne plaît pas à tout le monde. L’une des victimes «photographiques» de l’homme qui fait les coups d’État même dans les verres d’eau et dans les cuillères de riz parfumé ou pas est Mme Maliza Saïd, et cette dernière est tout simplement furieuse. Elle le dit haut et fort et crie au scandale…

     Commençons par le commencement. En 2009, le Colonel Azali Assoumani, fier comme Artaban, présente même aux poules et aux pintades son livre d’entretiens avec Charles Onana, un livre dont le titre prémonitoire signifie que l’enfant de Mitsoujé a été Président des Comores, mais que cette petite plaisanterie est bel et bien terminée puisqu’il ne va plus le redevenir: Quand j’étais Président. Oui, Quand j’étais Président est le titre de son engin. Comme, déjà à l’époque, il mourait d’envie de redevenir Président, il aurait dû faire le choix d’un titre plus ouvert et plus prometteur sur l’avenir, mais comme disait Allal El Fassi au Maroc, «on ne peut rien contre la volonté de Dieu». Alors, Mme Maliza Saïd, qui assistait à l’une des cérémonies de présentation du livre, tenait ce dernier à la main et posait des questions à Azali Assoumani. C’était en 2009, avons-nous dit. Or, en 2016, Azali Assoumani, en pleine campagne électorale prenant eau de toutes parts, exploite ignominieusement les images qui en résultent et a écrit en légende que Mme Maliza Saïd est l’une de ses amies politiques. Cette infamie est d’autant plus révoltante qu’au même moment, la jeune Conseillère municipale de Marseille était aux Comores pour les besoins de la campagne électorale d’un membre de sa famille, qui était candidat à l’élection présidentielle. Tout le monde reconnaît donc que le procédé est pendable et condamnable, et la victime le prend très mal, criant à l’infamie.

     Il lui a donc fallu contacter l’équipe de campagne électorale du Colonel Azali Assoumani, et c’est alors qu’apparaît Msa Ali Djamal, qui n’a pu faire voter en faveur de son candidat dans son village de Chezani-Mboinkou que 17 personnes, malgré ses fanfaronnades qu’il a la détestable habitude de mettre sur le compte de son prétendu attachement au sociologue Pierre Bourdieu, dont il se revendique. Et le disciple comorien de Pierre Bourdieu lui répondit crânement: «Tu es une personnalité publique, alors nous avons le droit d’exploiter tes images». Oui, d’accord, Mme Maliza Saïd est une personnalité publique puisqu’elle est Conseillère municipale à Marseille, universitaire connue pour être grande spécialiste des institutions politiques comoriennes et connaît du bout de ses doigts le marigot politique comorien. Cela étant, qu’on montre une photo sur laquelle elle figure peut passer à la limite. Mais, qu’on dise qu’elle est l’amie politique de qui n’est pas son ami politique, voilà qui en dit long sur les dérapages mensongers et condamnables de certains politiciens comoriens qui ne reculent devant rien pour se faire de la publicité gratuite. Pourtant, les affaires de ce genre peuvent finir devant les Tribunaux. Et les Comoriens sont en droit de se demander si un acteur politique qui détourne les images et en vole les légendes ne va pas voler plus que des images. Il est vrai que le deuxième tour de l’élection présidentielle, le 10 avril 2016, fait perdre la raison à certains, pourtant il semble justement que ces derniers doivent savoir raison garder. Comme «qui vole un œuf vole un bœuf», on imagine facilement que qui vole des images vole le patrimoine de l’État. Comoriens, vous êtes avertis.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 10 mars 2016.

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